Le CFFB souligne que ces meurtres sont le maillon ultime d'une chaîne qui passe par différents actes de violence, allant du harcèlement verbal au viol en passant par d'autres types d'agressions physiques.

L'organisation des femmes francophones, qui indique que rien ne change dans la prise en compte de ces violences, constate que la jeune Julie Van Espen, a été tuée la semaine dernière à Anvers par un criminel dont le profil illustre ce continuum.

Selon le CFFB, Julie Van Espen est la onzième victime d'un féminicide en Belgique cette année; il y en a eu 36 en 2018 et 39 en 2017. Selon des chiffres du parquet datant de 2014, quatre plaintes pour viol sont enregistrées chaque jour, des chiffres qui ne reflètent pas la réalité, précise l'organisation.

Conformément à son mémorandum, le conseil des femmes francophones de Belgique réclame, de l'entrée à la sortie du parcours judiciaire et périjudiciaire, que l'ensemble du corps médical, du personnel psycho-médico-social et des maisons de Justice ainsi que les avocats, juges, procureurs, agents de police et gardiens de la paix soient formés de manière continue à ce fléau généralisé: les actes de violence envers les femmes.

En parallèle, des moyens humains et financiers doivent être mobilisés et prévus dans les budgets afin d'assurer de manière efficace et durable le suivi des délinquants sexuels, pour évaluer correctement le risque qu'ils représentent pour la société et éviter tant que faire se peut la récidive.

Belga