Pour certains, c'est une aubaine mais cela a par contre été vécu comme un cauchemar pour d'autres. L'impact est en effet très différent selon les situations de vie (enfants en bas âge, télétravail ou gestion de la scolarité). Il n'y a par contre pas eu de hausse du burnout parental.

Davantage de stress

Avant la crise, 8,1% des parents étaient en burnout, contre 7,6% aujourd'hui (7,9% de mères et 4,7% de pères). Le confinement n'a donc pas eu un impact délétère. Nombreux sont toutefois celles et ceux qui, sans avoir tous les symptômes du burnout, se sentent épuisés, notent les chercheurs. L'épisode a en effet engendré plus de stress chez 15% des pères et 20% des mères, pour qui les symptômes du burnout parental ont significativement augmenté.

Parmi les facteurs qui en augmentent le risque, l'Institut de recherche en sciences psychologiques de l'UCLouvain cite le fait d'être confiné avec des enfants peu autonomes qui requièrent une attention constante, avec des grands ados/jeunes adultes (15-19 ans et plus de 19 ans) ou avec des enfants à besoins spécifiques (handicap, hyperactivité, etc.). Les chercheuses, Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak, pointent aussi le télétravail avec une charge de travail en forte augmentation. Ou encore le fait d'être sans emploi. Les parents dans ce cas profitaient en effet des moments où leurs enfants étaient à l'école pour postuler, s'occuper de la maison ou se ressourcer, temps dont ils ne disposent plus aujourd'hui. Celles et ceux qui sont en chômage temporaire ou économique tiennent par contre mieux le coup puisqu'ils savent qu'ils récupéreront leur emploi et que le confinement est l'occasion de "souffler".

De nombreux parents sont en outre inquiets de la reprise de leurs activités professionnelles (et donc aussi de la charge de travail) tandis que la plupart des enfants restent confinés et que le soutien de l'entourage reste interdit.

Temps de qualité

A l'inverse, 30% des pères et 36% des mères ont vécu la situation des deux derniers mois comme une opportunité, avec moins de charge mentale (pas d'activités extrascolaires à gérer, pas de déplacements pour emmener les enfants à l'école ou à leurs activités, pas de sorties des ados, pas de copains à gérer, pas besoin de penser aux sacs de piscine ou de gym, ...). Ces parents ont saisi la chance de passer plus de temps de qualité avec leurs enfants.

Il semble que la perception (subjective) qu'ont les parents de la crise sanitaire sur leur parentalité influence fortement le niveau de burnout parental et la violence envers les enfants qui en résulte. L'épuisement des parents peut en outre augmenter dans n'importe quel type de famille, mettent encore en garde les chercheurs. Les appelants de la ligne SOS Parent, mise en place par les chercheuses de l'UCLouvain, proviennent d'ailleurs de tous les types de milieux et de famille.

L'accompagnement psychologique des pères et mères en situation de confinement a donc toute son importance, dans une optique de prévention. Des solutions doivent également être trouvées et mises en oeuvre par le politique pour les familles qui présentent des facteurs de risque afin qu'elles puissent bénéficier de moments de répit pour "souffler", concluent les chercheuses.

Pour certains, c'est une aubaine mais cela a par contre été vécu comme un cauchemar pour d'autres. L'impact est en effet très différent selon les situations de vie (enfants en bas âge, télétravail ou gestion de la scolarité). Il n'y a par contre pas eu de hausse du burnout parental.Avant la crise, 8,1% des parents étaient en burnout, contre 7,6% aujourd'hui (7,9% de mères et 4,7% de pères). Le confinement n'a donc pas eu un impact délétère. Nombreux sont toutefois celles et ceux qui, sans avoir tous les symptômes du burnout, se sentent épuisés, notent les chercheurs. L'épisode a en effet engendré plus de stress chez 15% des pères et 20% des mères, pour qui les symptômes du burnout parental ont significativement augmenté. Parmi les facteurs qui en augmentent le risque, l'Institut de recherche en sciences psychologiques de l'UCLouvain cite le fait d'être confiné avec des enfants peu autonomes qui requièrent une attention constante, avec des grands ados/jeunes adultes (15-19 ans et plus de 19 ans) ou avec des enfants à besoins spécifiques (handicap, hyperactivité, etc.). Les chercheuses, Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak, pointent aussi le télétravail avec une charge de travail en forte augmentation. Ou encore le fait d'être sans emploi. Les parents dans ce cas profitaient en effet des moments où leurs enfants étaient à l'école pour postuler, s'occuper de la maison ou se ressourcer, temps dont ils ne disposent plus aujourd'hui. Celles et ceux qui sont en chômage temporaire ou économique tiennent par contre mieux le coup puisqu'ils savent qu'ils récupéreront leur emploi et que le confinement est l'occasion de "souffler". De nombreux parents sont en outre inquiets de la reprise de leurs activités professionnelles (et donc aussi de la charge de travail) tandis que la plupart des enfants restent confinés et que le soutien de l'entourage reste interdit. A l'inverse, 30% des pères et 36% des mères ont vécu la situation des deux derniers mois comme une opportunité, avec moins de charge mentale (pas d'activités extrascolaires à gérer, pas de déplacements pour emmener les enfants à l'école ou à leurs activités, pas de sorties des ados, pas de copains à gérer, pas besoin de penser aux sacs de piscine ou de gym, ...). Ces parents ont saisi la chance de passer plus de temps de qualité avec leurs enfants. Il semble que la perception (subjective) qu'ont les parents de la crise sanitaire sur leur parentalité influence fortement le niveau de burnout parental et la violence envers les enfants qui en résulte. L'épuisement des parents peut en outre augmenter dans n'importe quel type de famille, mettent encore en garde les chercheurs. Les appelants de la ligne SOS Parent, mise en place par les chercheuses de l'UCLouvain, proviennent d'ailleurs de tous les types de milieux et de famille. L'accompagnement psychologique des pères et mères en situation de confinement a donc toute son importance, dans une optique de prévention. Des solutions doivent également être trouvées et mises en oeuvre par le politique pour les familles qui présentent des facteurs de risque afin qu'elles puissent bénéficier de moments de répit pour "souffler", concluent les chercheuses.