L'absence de clarifications ne rassure en revanche pas le PTB selon qui, pas plus que les précédents, ce gouvernement ne réussira à réduire les inégalités. M. Jeholet a donné rendez-vous au débat budgétaire pour un détail du financement des mesures.

Pour l'ex-ministre Alda Greoli, cette déclaration donnera l'occasion au cdH de soutenir une série de projets. Toutefois, les centristes n'hésiteront pas dénoncer "les erreurs de parcours", a-t-elle prévenu lors du débat en séance plénière. Dans le chef des démocrates-humanistes, l'opposition se voudra "résolue et humble". Des clarifications sont nécessaires car "la déclaration manque d'un souffle commun, elle peut tout au plus être vue comme la juxtaposition des priorités des différentes familles de la majorité".

La déclaration se veut "volontariste", a embrayé Joëlle Maison (DéFI), pointant cependant des "absences remarquées", notamment en termes de financement, des "paradoxes" et de "possibles doubles lectures".

Pour le PTB, rien ne permet de penser qu'avec cette DPC, on va enfin réussir à diminuer les inégalités. La déclaration souffre d'un "manque d'objectifs concrets", a estimé Alice Bernard.

Visant le formateur du gouvernement, Elio Di Rupo, le PTB a regretté l'absence de volonté de refinancement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Prisonnier des carcans, le gouvernement se voit contraint d'adopter un mélange de gestion au rabais et de partenariats public privé dont seront victimes les travailleurs et leurs familles, a analysé Alice Bernard. La gratuité promise ne sera instaurée que progressivement, les inégalités vont perdurer, a-t-elle regretté.