La proposition de budget des soins de santé 2016 du gouvernement a été rejetée lundi au conseil général de l'INAMI. La CSC a été déterminante dans ce rejet. Malgré l'appui du banc patronal (5 voix) et du gouvernement (5 voix), la proposition n'a pu atteindre la majorité simple (12 voix). Six représentants ont voté contre le texte (2 des mutualités socialistes, 2 FGTB et 2 CSC) alors que 5 se sont abstenus (le président du conseil général, 2 pour les mutualités chrétiennes, 1 pour les mutualités libres et 1 pour la CGSLB).

Le secrétaire général de la Mutualité socialistes Solidaris, Jean-Pascal Labille a justifié le rejet de la proposition gouvernementale par la nécessité de contrer un texte visant à "restreindre très fortement la capacité des patients à bénéficier des soins dont ils auraient besoin". Il a souligné que le projet faisait passer la moitié des efforts imposés à la Sécurité sociale sur l'assurance maladie, soit un montant total d'assainissement de 3,3 milliards d'euros à l'horizon 2018.

Pour Jean-Pascal Labille, le rejet du texte au conseil général est "un signal fort aux décideurs politiques", invités à réfléchir à une politique de la santé à long terme avec des "objectifs concertés".

Il revient à présent au gouvernement de décider seul du cadre budgétaire pour les soins de santé en 2016.

Le PS a dit espérer que "le gouvernement Michel saisira cette opportunité pour mener une véritable concertation" avec le secteur et consacrer les moyens budgétaires suffisants pour garantir à chacun un accès à des soins de qualité, répondre au défi de l'allongement de la vie et mener une politique de soins de santé performante et innovante.

L'accord de gouvernement prévoyait déjà que la norme de croissance du budget des soins de santé passerait de 3% à 1,5%. "Pour 2016, le gouvernement prévoit finalement des économies encore plus drastiques: une croissance réelle du budget de 0,75% seulement", a dénoncé le parti socialiste.

Le cdH appelle également le gouvernement à respecter la norme de croissance d'1,5%, qui est déjà bien en-deçà de la norme des années précédentes. "En ne retenant que 0,63% (hors correction), on se prive de 200 millions d'euros en plus des économies déjà réalisées", a commenté la cheffe de groupe à la Chambre Catherine Fonck. "Une telle initiative pénaliserait des patients pour une autorisation de remboursement de tous nouveaux médicaments ou remettrait en cause l'engagement de la ministre à financer des sages-femmes dans le cadre de son projet de retour avancé à la maison de jeunes mères quittant la maternité", a-t-elle expliqué.

La proposition de budget des soins de santé 2016 du gouvernement a été rejetée lundi au conseil général de l'INAMI. La CSC a été déterminante dans ce rejet. Malgré l'appui du banc patronal (5 voix) et du gouvernement (5 voix), la proposition n'a pu atteindre la majorité simple (12 voix). Six représentants ont voté contre le texte (2 des mutualités socialistes, 2 FGTB et 2 CSC) alors que 5 se sont abstenus (le président du conseil général, 2 pour les mutualités chrétiennes, 1 pour les mutualités libres et 1 pour la CGSLB).Le secrétaire général de la Mutualité socialistes Solidaris, Jean-Pascal Labille a justifié le rejet de la proposition gouvernementale par la nécessité de contrer un texte visant à "restreindre très fortement la capacité des patients à bénéficier des soins dont ils auraient besoin". Il a souligné que le projet faisait passer la moitié des efforts imposés à la Sécurité sociale sur l'assurance maladie, soit un montant total d'assainissement de 3,3 milliards d'euros à l'horizon 2018. Pour Jean-Pascal Labille, le rejet du texte au conseil général est "un signal fort aux décideurs politiques", invités à réfléchir à une politique de la santé à long terme avec des "objectifs concertés". Il revient à présent au gouvernement de décider seul du cadre budgétaire pour les soins de santé en 2016. Le PS a dit espérer que "le gouvernement Michel saisira cette opportunité pour mener une véritable concertation" avec le secteur et consacrer les moyens budgétaires suffisants pour garantir à chacun un accès à des soins de qualité, répondre au défi de l'allongement de la vie et mener une politique de soins de santé performante et innovante. L'accord de gouvernement prévoyait déjà que la norme de croissance du budget des soins de santé passerait de 3% à 1,5%. "Pour 2016, le gouvernement prévoit finalement des économies encore plus drastiques: une croissance réelle du budget de 0,75% seulement", a dénoncé le parti socialiste. Le cdH appelle également le gouvernement à respecter la norme de croissance d'1,5%, qui est déjà bien en-deçà de la norme des années précédentes. "En ne retenant que 0,63% (hors correction), on se prive de 200 millions d'euros en plus des économies déjà réalisées", a commenté la cheffe de groupe à la Chambre Catherine Fonck. "Une telle initiative pénaliserait des patients pour une autorisation de remboursement de tous nouveaux médicaments ou remettrait en cause l'engagement de la ministre à financer des sages-femmes dans le cadre de son projet de retour avancé à la maison de jeunes mères quittant la maternité", a-t-elle expliqué.