Les experts virologues et épidémiologistes qui entourent le Conseil National de Sécurité véhiculent des messages d'anxiété, de culpabilité parfois, alors que leur fonction devrait leur imposer un devoir de réserve face à la presse et aux médias.

Les chiffres ont été largement commentés notamment sur la manière curieuse (et très discutable) de rendre accessible à tout un chacun l'évolution de l'épidémie au travers d'un pourcentage d'augmentation du nombre de cas détecté, journalier d'abord, hebdomadaire ensuite. Ainsi, si dans votre commune, le nombre de cas positif passe de 2 à 4, on vous accréditera d'une augmentation (très interpellante) de 100%.

Quand bien même de nombreux scientifiques ont mis en cause cette manière hasardeuse de communiquer (avec les mauvaises interprétations qui en résultent, et la peur que cela peut générer chez certains citoyens), rien ne change.

"Le bon sens et la raison doivent reprendre le dessus sous peine de dérives encore bien plus graves que cette épidémie"

Pire encore, le focus est mis sur le nombre de cas positifs détectés jour après jour, sans nécessairement faire écho du nombre de tests réalisés qui a largement "explosé" ces deux à trois dernières semaines. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un coup d'oeil sur les graphiques "plus confidentiels" publiés par Sciensano. Il est fort à parier que le nombre de cas positifs détectés à l'aube de cette épidémie aurait été nettement plus important si on avait disposé de la même capacité de testing qu'aujourd'hui.

Ainsi, c'est pas moins de 30.000 tests par jour qui ont été effectués ces derniers temps. Aujourd'hui on teste les symptomatiques évidemment, mais aussi les asymptomatiques qui ont été en contact prolongés avec les "positifs" identifiés. Il suffit de voir ce que l'on vous recommande si votre enfant a été testé positif au Covid-19 (testing et/ou mise en quarantaine obligatoire ou recommandée).

Multiplier les tests permet de se faire une meilleure idée de l'incidence du virus et de sa propagation, multiplier les tests risque aussi de saturer la filière médicale de première ligne.

Même scénario pour les voyageurs qui reviennent de zones rouges ! Multiplier les tests permet de se faire une meilleure idée de l'incidence du virus et de sa propagation, multiplier les tests risque aussi de saturer la filière médicale de première ligne (les médecins généralistes et les centres de test sont littéralement pris d'assaut !) et rendre caduque le mécanisme de suivi et l'évaluation de l'immunité de groupe, seule option encore envisageable à court terme pour sortir de cette crise.

La solution, les auto-tests salivaires, plus besoin de faire appel à un médecin spécialiste pour prélever votre salive, un moyen efficace de répondre aux obligations imposées par les autorités, quand bien même ces tests ont une fiabilité réduite (du moins en ce qui concerne les faux-négatifs). Les laboratoires d'analyse sont prêts (du moins à Liège), les réactifs sont en quantité suffisante, des kits de prélèvements seront accessibles très bientôt. Seul problème au tableau, ces tests ne sont pas (encore) validés par le fédéral ! Qu'à cela ne tienne, nous testerons nos étudiants (et notre personnel) à l'Université de Liège dès la semaine prochaine, un test grandeur nature de la présence du virus et de sa propagation dans nos 18-25 ans en particulier.

On nous oblige en effet aujourd'hui à réduire drastiquement notre capacité d'accueil des étudiants dans nos locaux (une place sur deux en code "jaune", une place sur cinq en code "orange"), obligeant au mieux les professeurs à pratiquer l'alternance, les étudiants étant présents une semaine sur deux pour les cours en amphithéâtres. Alors que les bus sont bondés, les théâtres et les cinémas fonctionnent à plein régime (pour autant que les spectateurs soient au rendez-vous), les stades de foot ré-accueillent leurs supporters (en nombre plus restreint certes, mais ils sont quand même très proches les uns des autres), les restaurants, les cafés, les commerces sont ouverts, nos étudiants eux sont "ostracisés" ! Ils sont pourtant beaucoup plus passifs dans nos amphithéâtres (physiquement parlant) que sur les places de nos villes et de nos villages (sans parler du "Carré") lorsqu'il s'agit de faire la fête ou tout simplement de passer un bon moment de convivialité. Comprenne qui pourra !

L'enseignement doit-il payer le prix d'une imposition qui me paraît de plus en plus dénuée de bon sens?

L'enseignement doit-il payer le prix d'une imposition qui me paraît de plus en plus dénuée de bon sens ? On ferme des écoles, des classes sont dépeuplées, un peu partout dans le royaume ! Je suis de plus en plus perplexe ! La perplexité étant le commencement de la connaissance du non-dit, nous cacherait-on quelque chose ?

Ce qui est sûr, c'est que le virus circule plus chez les plus jeunes, pour la plupart asymptomatiques, de quoi les priver d'une vie sociale pourtant bien nécessaire à leur épanouissement. C'est du moins l'interprétation qu'on peut faire des mesures de quarantaine qui sont d'application à la fois chez les positifs et chez leurs contacts les plus proches. On veut sans doute protéger les plus fragiles en empêchant le virus de trop circuler. Louable sans doute, mais ne faudrait-il pas responsabiliser les plus fragiles davantage sans pour autant les infantiliser ! Ne faudrait-il pas prendre les mesures adéquates pour les protéger efficacement en évitant évidemment d'intimer aux gens tel ou tel comportement en fonction d'une catégorie d'âge ! Chacun est majeur et "vacciné" (enfin vous m'aurez compris).

Des experts de la santé ont décidé de rompre le silence, condamnent les restrictions, s'interrogent sur les fondements scientifiques de la bulle sociale, sans parler du "budget de contact" qui pourrait naître des élucubrations du CELEVAL ou de tout autre organisme en charge de la gestion de la crise. La révolte gronde ! Et c'est d'autant plus légitime que les indicateurs de l'épidémie publiés jour après jour ne sont pas les plus pertinents selon eux pour établir la stratégie.

Le nombre d'hospitalisations, le nombre de lits occupés en soins intensifs et le nombre de décès sont les seuls indicateurs qui mériteraient pourtant toute l'attention des experts. Ça paraît tellement évident !

Le nombre d'hospitalisations, le nombre de lits occupés en soins intensifs et le nombre de décès sont les seuls indicateurs qui mériteraient pourtant toute l'attention des experts. Ça paraît tellement évident ! Et ils sont bien en-deçà des chiffres rapportés au début de l'épidémie. Le virus a t-il muté, s'est-il "affaibli",... personne ne peut vraiment le dire pour l'instant. Sa virulence semble néanmoins atténuée. Il est donc primordial de suivre sa variabilité génique notamment dans l'optique de produire un vaccin que beaucoup nous promette dans un avenir proche, Trump en tête !

La perplexité est à nouveau de mise ! Quoi qu'il en soit, le bon sens et la raison doivent reprendre le dessus sous peine de dérives encore bien plus graves que cette épidémie. Ne surveille-t-on pas son langage face à un mec armé, simple question de bon sens me direz-vous... A bon parleur, salut !

Rudi Cloots, citoyen "désabusé", bourgmestre honoraire d'Hélécine

Les experts virologues et épidémiologistes qui entourent le Conseil National de Sécurité véhiculent des messages d'anxiété, de culpabilité parfois, alors que leur fonction devrait leur imposer un devoir de réserve face à la presse et aux médias.Les chiffres ont été largement commentés notamment sur la manière curieuse (et très discutable) de rendre accessible à tout un chacun l'évolution de l'épidémie au travers d'un pourcentage d'augmentation du nombre de cas détecté, journalier d'abord, hebdomadaire ensuite. Ainsi, si dans votre commune, le nombre de cas positif passe de 2 à 4, on vous accréditera d'une augmentation (très interpellante) de 100%.Quand bien même de nombreux scientifiques ont mis en cause cette manière hasardeuse de communiquer (avec les mauvaises interprétations qui en résultent, et la peur que cela peut générer chez certains citoyens), rien ne change.Pire encore, le focus est mis sur le nombre de cas positifs détectés jour après jour, sans nécessairement faire écho du nombre de tests réalisés qui a largement "explosé" ces deux à trois dernières semaines. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un coup d'oeil sur les graphiques "plus confidentiels" publiés par Sciensano. Il est fort à parier que le nombre de cas positifs détectés à l'aube de cette épidémie aurait été nettement plus important si on avait disposé de la même capacité de testing qu'aujourd'hui. Ainsi, c'est pas moins de 30.000 tests par jour qui ont été effectués ces derniers temps. Aujourd'hui on teste les symptomatiques évidemment, mais aussi les asymptomatiques qui ont été en contact prolongés avec les "positifs" identifiés. Il suffit de voir ce que l'on vous recommande si votre enfant a été testé positif au Covid-19 (testing et/ou mise en quarantaine obligatoire ou recommandée). Même scénario pour les voyageurs qui reviennent de zones rouges ! Multiplier les tests permet de se faire une meilleure idée de l'incidence du virus et de sa propagation, multiplier les tests risque aussi de saturer la filière médicale de première ligne (les médecins généralistes et les centres de test sont littéralement pris d'assaut !) et rendre caduque le mécanisme de suivi et l'évaluation de l'immunité de groupe, seule option encore envisageable à court terme pour sortir de cette crise. La solution, les auto-tests salivaires, plus besoin de faire appel à un médecin spécialiste pour prélever votre salive, un moyen efficace de répondre aux obligations imposées par les autorités, quand bien même ces tests ont une fiabilité réduite (du moins en ce qui concerne les faux-négatifs). Les laboratoires d'analyse sont prêts (du moins à Liège), les réactifs sont en quantité suffisante, des kits de prélèvements seront accessibles très bientôt. Seul problème au tableau, ces tests ne sont pas (encore) validés par le fédéral ! Qu'à cela ne tienne, nous testerons nos étudiants (et notre personnel) à l'Université de Liège dès la semaine prochaine, un test grandeur nature de la présence du virus et de sa propagation dans nos 18-25 ans en particulier. On nous oblige en effet aujourd'hui à réduire drastiquement notre capacité d'accueil des étudiants dans nos locaux (une place sur deux en code "jaune", une place sur cinq en code "orange"), obligeant au mieux les professeurs à pratiquer l'alternance, les étudiants étant présents une semaine sur deux pour les cours en amphithéâtres. Alors que les bus sont bondés, les théâtres et les cinémas fonctionnent à plein régime (pour autant que les spectateurs soient au rendez-vous), les stades de foot ré-accueillent leurs supporters (en nombre plus restreint certes, mais ils sont quand même très proches les uns des autres), les restaurants, les cafés, les commerces sont ouverts, nos étudiants eux sont "ostracisés" ! Ils sont pourtant beaucoup plus passifs dans nos amphithéâtres (physiquement parlant) que sur les places de nos villes et de nos villages (sans parler du "Carré") lorsqu'il s'agit de faire la fête ou tout simplement de passer un bon moment de convivialité. Comprenne qui pourra ! L'enseignement doit-il payer le prix d'une imposition qui me paraît de plus en plus dénuée de bon sens ? On ferme des écoles, des classes sont dépeuplées, un peu partout dans le royaume ! Je suis de plus en plus perplexe ! La perplexité étant le commencement de la connaissance du non-dit, nous cacherait-on quelque chose ?Ce qui est sûr, c'est que le virus circule plus chez les plus jeunes, pour la plupart asymptomatiques, de quoi les priver d'une vie sociale pourtant bien nécessaire à leur épanouissement. C'est du moins l'interprétation qu'on peut faire des mesures de quarantaine qui sont d'application à la fois chez les positifs et chez leurs contacts les plus proches. On veut sans doute protéger les plus fragiles en empêchant le virus de trop circuler. Louable sans doute, mais ne faudrait-il pas responsabiliser les plus fragiles davantage sans pour autant les infantiliser ! Ne faudrait-il pas prendre les mesures adéquates pour les protéger efficacement en évitant évidemment d'intimer aux gens tel ou tel comportement en fonction d'une catégorie d'âge ! Chacun est majeur et "vacciné" (enfin vous m'aurez compris).Des experts de la santé ont décidé de rompre le silence, condamnent les restrictions, s'interrogent sur les fondements scientifiques de la bulle sociale, sans parler du "budget de contact" qui pourrait naître des élucubrations du CELEVAL ou de tout autre organisme en charge de la gestion de la crise. La révolte gronde ! Et c'est d'autant plus légitime que les indicateurs de l'épidémie publiés jour après jour ne sont pas les plus pertinents selon eux pour établir la stratégie. Le nombre d'hospitalisations, le nombre de lits occupés en soins intensifs et le nombre de décès sont les seuls indicateurs qui mériteraient pourtant toute l'attention des experts. Ça paraît tellement évident ! Et ils sont bien en-deçà des chiffres rapportés au début de l'épidémie. Le virus a t-il muté, s'est-il "affaibli",... personne ne peut vraiment le dire pour l'instant. Sa virulence semble néanmoins atténuée. Il est donc primordial de suivre sa variabilité génique notamment dans l'optique de produire un vaccin que beaucoup nous promette dans un avenir proche, Trump en tête ! La perplexité est à nouveau de mise ! Quoi qu'il en soit, le bon sens et la raison doivent reprendre le dessus sous peine de dérives encore bien plus graves que cette épidémie. Ne surveille-t-on pas son langage face à un mec armé, simple question de bon sens me direz-vous... A bon parleur, salut !Rudi Cloots, citoyen "désabusé", bourgmestre honoraire d'Hélécine