Le passage litigieux concerne une plaisanterie de Geert Hoste. L'humoriste y explique que pour se reconnaître quand ils portent un masque, les membres du Vlaams Belang font le salut hitlérien. Selon De Standaard, cette séquence a été coupée après des critiques exprimées par le Belang au sein du conseil d'administration de la chaîne publique. Olivier Goris, le directeur des programmes de Eén et Canvas, aurait présenté ses excuses à l'ensemble du CA.

"Des pressions politiques ont visiblement été exercées via le conseil d'administration et son président y a cédé. C'est le plus gros problème", a réagi Elisabeth Meuleman.

Selon cette dernière, la VRT dispose pourtant de son propre code déontologique pour traiter ce genre de situation. "L'ombudsman doit normalement être saisi. Le conseil d'administration ne doit pas s'occuper du contenu des programmes", a-t-elle ajouté en estimant "qu'on est proche de ce qui peut s'appeler de la censure".

Un avis largement partagé par le sp.a. "C'est un signal complètement erroné", a affirmé Hannelore Goeman, la cheffe de groupe des socialistes flamands au parlement régional. "Que l'extrême droite soit parvenue à faire modifier le contenu d'une émission, par l'intermédiaire du conseil d'administration, est très inquiétant", a renchéri la parlementaire et spécialiste des médias Katia Segers. "La VRT ne doit jamais plier aux pressions politiques. Nous devons absolument éviter de revenir à une chaîne publique politisée. La VRT est suffisamment forte pour ne pas céder à ces pressions", a-t-elle ajouté.

A droite aussi, le retrait de la séquence fait des remous. "Si la VRT a effectivement accédé à la demande de son administrateur Vlaams Belang, nous avons un problème fondamental", d'autant que l'extrême droite a elle-même introduit, mercredi, en séance plénière du parlement flamand, une résolution contre la censure médiatique, a souligné la parlementaire Open Vld Stephanie D'Hose.

Enfin, l'ex-candidat à la présidence du CD&V, Sammy Mahdi ne mâche pas non plus ses mots. "Tenter de faire taire la chaîne publique. J'oserais presque dire que ce sont des pratiques nazies", a-t-il écrit sur Twitter.

La direction de la VRT est attendue ce jeudi après-midi au parlement flamand afin d'exposer aux parlementaires régionaux les grandes lignes de son rapport annuel 2019.

Le passage litigieux concerne une plaisanterie de Geert Hoste. L'humoriste y explique que pour se reconnaître quand ils portent un masque, les membres du Vlaams Belang font le salut hitlérien. Selon De Standaard, cette séquence a été coupée après des critiques exprimées par le Belang au sein du conseil d'administration de la chaîne publique. Olivier Goris, le directeur des programmes de Eén et Canvas, aurait présenté ses excuses à l'ensemble du CA. "Des pressions politiques ont visiblement été exercées via le conseil d'administration et son président y a cédé. C'est le plus gros problème", a réagi Elisabeth Meuleman. Selon cette dernière, la VRT dispose pourtant de son propre code déontologique pour traiter ce genre de situation. "L'ombudsman doit normalement être saisi. Le conseil d'administration ne doit pas s'occuper du contenu des programmes", a-t-elle ajouté en estimant "qu'on est proche de ce qui peut s'appeler de la censure". Un avis largement partagé par le sp.a. "C'est un signal complètement erroné", a affirmé Hannelore Goeman, la cheffe de groupe des socialistes flamands au parlement régional. "Que l'extrême droite soit parvenue à faire modifier le contenu d'une émission, par l'intermédiaire du conseil d'administration, est très inquiétant", a renchéri la parlementaire et spécialiste des médias Katia Segers. "La VRT ne doit jamais plier aux pressions politiques. Nous devons absolument éviter de revenir à une chaîne publique politisée. La VRT est suffisamment forte pour ne pas céder à ces pressions", a-t-elle ajouté. A droite aussi, le retrait de la séquence fait des remous. "Si la VRT a effectivement accédé à la demande de son administrateur Vlaams Belang, nous avons un problème fondamental", d'autant que l'extrême droite a elle-même introduit, mercredi, en séance plénière du parlement flamand, une résolution contre la censure médiatique, a souligné la parlementaire Open Vld Stephanie D'Hose. Enfin, l'ex-candidat à la présidence du CD&V, Sammy Mahdi ne mâche pas non plus ses mots. "Tenter de faire taire la chaîne publique. J'oserais presque dire que ce sont des pratiques nazies", a-t-il écrit sur Twitter. La direction de la VRT est attendue ce jeudi après-midi au parlement flamand afin d'exposer aux parlementaires régionaux les grandes lignes de son rapport annuel 2019.