"Nous agissons en bon père de famille: nous payons notre maison et nous plaçons notre argent" : c'est de cette façon que Louis Ide, secrétaire général de la N-VA, défend la politique financière de son parti. Un parti qui, en 2017, a gagné pas moins de 4, 7 millions d'euros. En 2016, le parti avait engrangé un montant similaire. Une pa...

"Nous agissons en bon père de famille: nous payons notre maison et nous plaçons notre argent" : c'est de cette façon que Louis Ide, secrétaire général de la N-VA, défend la politique financière de son parti. Un parti qui, en 2017, a gagné pas moins de 4, 7 millions d'euros. En 2016, le parti avait engrangé un montant similaire. Une partie vient de la location de la moitié du siège de la N-VA. Un bâtiment haut de huit étages situé à Bruxelles, rue Royale. Jusqu'il y a peu, la N-VA était le seul parti qui n'était pas propriétaire de son siège. Le parti a dû emprunter de l'argent pour se payer ce bâtiment estimé à 19 millions d'euros. En louer une partie permet de rembourser ce prêt, précise encore Ide. Le parti de Bart De Wever récolte aussi chaque année 13 millions d'euros de subventions gouvernementales. Une somme rondelette, mais qui n'est que la "conséquence logique de leur force électorale", précise le politologue Jef Smulders (KU Leuven) dans De Standaard.Une grande partie de ces subventions est consacrée à la gestion quotidienne, comme le personnel et la communication. Mais une partie de ce montant sert à investir dans l'immobilier. La N-VA n'est pas la seule qui fait cela, "mais louer des étages de son propre bâtiment à des tiers est inhabituel". Cependant, c'est tout à fait légal, même si on peut se demander comment il est possible que les partis reçoivent plus que ce dont ils ont réellement besoin. Quoi qu'il en soit, la N-VA a de quoi voir venir, et ce pour des années. "Pour dire les choses franchement: même si la N-VA n'avait plus d'électeurs ou de membres, elle survivrait encore financièrement", dit encore Smulders toujours dans De Standaard.