Il est dès lors "étonnant" que dans son rapport transmis à la commission de naturalisation de la Chambre en 1996, la Sûreté se contente d'un cachet "rien à signaler", a-t-il précisé.

"Je n'ai pas d'explication à ce stade-ci sur le pourquoi de la chose, c'était il y a 20 ans", a souligné M. Rapaille devant la commission d'enquête parlementaire qui se penche sur les liens présumés entre un trio d'hommes d'affaires proches de la mafia et certains milieux politico-économiques en Belgique et un éventuel trafic d'influence qui a pu aboutir à une modification législative et une transaction avec la Justice à leur profit.

"La direction (à la Sûreté) a changé, un certain nombre d'acteurs sont à la retraite voire décédés", a dit M. Rapaille, lui qui n'était pas à la manoeuvre au moment des faits.

Des documents qu'il a pu consulter et dont il a fait état aux commissaires, il ressort que la Sûreté a entretenu de "nombreux contacts" avec M. Chodiev, ces liens avec la mafia russe étant encore épinglés, après la parenthèse "rien à signaler", cela jusqu'au début des années 2000.

Lors de ces contacts, M. Chodiev a tenté d'obtenir des faveurs des autorités belges, pour lui et pour ses proches. Il est apparu que M. Chodiev a obtenu permis de travail et cartes professionnelles qui ont ouvert la voie à son séjour en Belgique. Le quotidien Le Soir indique mercredi que Tractebel, empêtrée à l'époque dans un investissement au Kazakhstan est intervenue pour ce faire auprès des autorités.

Les liens entre M. Chodiev et la Sûreté ont fait dire à certains commissaires que l'intéressé a pu être un "informateur" du renseignement alors que l'Europe occidentale était intéressée à l'époque à pénétrer la mafia russe dans un contexte de démantèlement de l'Union soviétique.

Il est dès lors "étonnant" que dans son rapport transmis à la commission de naturalisation de la Chambre en 1996, la Sûreté se contente d'un cachet "rien à signaler", a-t-il précisé."Je n'ai pas d'explication à ce stade-ci sur le pourquoi de la chose, c'était il y a 20 ans", a souligné M. Rapaille devant la commission d'enquête parlementaire qui se penche sur les liens présumés entre un trio d'hommes d'affaires proches de la mafia et certains milieux politico-économiques en Belgique et un éventuel trafic d'influence qui a pu aboutir à une modification législative et une transaction avec la Justice à leur profit. "La direction (à la Sûreté) a changé, un certain nombre d'acteurs sont à la retraite voire décédés", a dit M. Rapaille, lui qui n'était pas à la manoeuvre au moment des faits. Des documents qu'il a pu consulter et dont il a fait état aux commissaires, il ressort que la Sûreté a entretenu de "nombreux contacts" avec M. Chodiev, ces liens avec la mafia russe étant encore épinglés, après la parenthèse "rien à signaler", cela jusqu'au début des années 2000. Lors de ces contacts, M. Chodiev a tenté d'obtenir des faveurs des autorités belges, pour lui et pour ses proches. Il est apparu que M. Chodiev a obtenu permis de travail et cartes professionnelles qui ont ouvert la voie à son séjour en Belgique. Le quotidien Le Soir indique mercredi que Tractebel, empêtrée à l'époque dans un investissement au Kazakhstan est intervenue pour ce faire auprès des autorités. Les liens entre M. Chodiev et la Sûreté ont fait dire à certains commissaires que l'intéressé a pu être un "informateur" du renseignement alors que l'Europe occidentale était intéressée à l'époque à pénétrer la mafia russe dans un contexte de démantèlement de l'Union soviétique.