C'est le message que la société ferroviaire fait passer dans son mémorandum en prévision des élections du 26 mai prochain et que Belga a pu consulter.

Les transports de marchandises et international de voyageurs par train sont déjà libéralisés depuis un certain temps déjà. Fin 2020 débutera ensuite également la libéralisation du transport intérieur de passagers. A partir de ce moment, la SNCB pourra être concurrencée sur les lignes intra-belges. Les nouveaux arrivants ne toucheront toutefois pas de subsides pour cela.

Le processus se clôturera en 2023 avec la libéralisation du service public, c'est-à-dire la circulation des trains subsidiée, ce qui signifie que les autorités devraient commencer à passer par des marchés publics. Mais cette dernière étape peut être reportée.

Et c'est un tel report qu'espère la société. "La SNCB demande de la part de l'Etat la confirmation dans les plus brefs délais de sa mission de service public par le biais d'une attribution directe, pour une durée de 10 ans, sur l'ensemble du réseau belge", est-il ainsi écrit dans le document. Cela signifierait que l'entreprise serait la seule à percevoir des subsides durant cette période pour le transport intérieur de passagers à travers le pays.

Dans le même temps, la société demande une actualisation de ses missions, des précisions sur son financement au cours de ces dix années et un pan d'investissement pluriannuel pour la même période (notamment dans des gares et des nouveaux trains).

Dans un marché libéralisé, tous les acteurs doivent pouvoir lutter à armes égales", plaide-t-elle par ailleurs.

En échange, la SNCB promet d'évoluer "en une société moderne, digitale, opérationnellement et financièrement performante au service de tous ses clients". Elle promet d'accroître la ponctualité, d'améliorer la disponibilité et la qualité des trains et de développer les réseaux suburbains. Elle réclame également de pouvoir mieux différencier ses tarifs.

"Nous voulons nous positionner comme la véritable colonne vertébrale de la mobilité future", dit encore l'entreprise dans son mémorandum. Un avenir où les citoyens délaisseraient plus souvent leur voiture et compteraient davantage sur une combinaison de moyens de transport pour se rendre à destination. Pour cela, le SNCB souhaite également collaborer avec d'autres parties (entreprises de transport public, fournisseurs de voitures et de vélos partagés, etc.). Elle demande dès lors des autorités une vision à long terme claire et ambitieuse de la mobilité, y compris des mesures dans le domaine de l'aménagement du territoire, par exemple.

Le mémorandum est destiné à toutes les "parties prenantes" de l'entreprise ferroviaire, comme les gouvernements, les partis politiques ou les organisations de voyageurs.

C'est le message que la société ferroviaire fait passer dans son mémorandum en prévision des élections du 26 mai prochain et que Belga a pu consulter.Les transports de marchandises et international de voyageurs par train sont déjà libéralisés depuis un certain temps déjà. Fin 2020 débutera ensuite également la libéralisation du transport intérieur de passagers. A partir de ce moment, la SNCB pourra être concurrencée sur les lignes intra-belges. Les nouveaux arrivants ne toucheront toutefois pas de subsides pour cela. Le processus se clôturera en 2023 avec la libéralisation du service public, c'est-à-dire la circulation des trains subsidiée, ce qui signifie que les autorités devraient commencer à passer par des marchés publics. Mais cette dernière étape peut être reportée. Et c'est un tel report qu'espère la société. "La SNCB demande de la part de l'Etat la confirmation dans les plus brefs délais de sa mission de service public par le biais d'une attribution directe, pour une durée de 10 ans, sur l'ensemble du réseau belge", est-il ainsi écrit dans le document. Cela signifierait que l'entreprise serait la seule à percevoir des subsides durant cette période pour le transport intérieur de passagers à travers le pays. Dans le même temps, la société demande une actualisation de ses missions, des précisions sur son financement au cours de ces dix années et un pan d'investissement pluriannuel pour la même période (notamment dans des gares et des nouveaux trains). Dans un marché libéralisé, tous les acteurs doivent pouvoir lutter à armes égales", plaide-t-elle par ailleurs. En échange, la SNCB promet d'évoluer "en une société moderne, digitale, opérationnellement et financièrement performante au service de tous ses clients". Elle promet d'accroître la ponctualité, d'améliorer la disponibilité et la qualité des trains et de développer les réseaux suburbains. Elle réclame également de pouvoir mieux différencier ses tarifs. "Nous voulons nous positionner comme la véritable colonne vertébrale de la mobilité future", dit encore l'entreprise dans son mémorandum. Un avenir où les citoyens délaisseraient plus souvent leur voiture et compteraient davantage sur une combinaison de moyens de transport pour se rendre à destination. Pour cela, le SNCB souhaite également collaborer avec d'autres parties (entreprises de transport public, fournisseurs de voitures et de vélos partagés, etc.). Elle demande dès lors des autorités une vision à long terme claire et ambitieuse de la mobilité, y compris des mesures dans le domaine de l'aménagement du territoire, par exemple. Le mémorandum est destiné à toutes les "parties prenantes" de l'entreprise ferroviaire, comme les gouvernements, les partis politiques ou les organisations de voyageurs.