Après une baisse d'un tiers depuis 2012, le nombre de cas d'agression à l'encontre d'agents de la SNCB est en recrudescence depuis 2017. En l'espace d'une année, quelque 1.200 déclarations ont ainsi été comptabilisées, soit une augmentation de 11% par rapport à 2016. Les accompagnateurs de train en sont les cibles les plus fréquentes, neuf agressions sur dix étant dirigées contre eux. Dans la plupart des cas, il s'agit de violences verbales mais quatre cas d'agression sur dix aboutissent toutefois à des violences physiques, qui s'accompagnent ou non de coups et blessures. En 2017, les agressions ont entraîné près de 3.000 jours d'absentéisme.

"Nous sommes souvent le réceptacle des frustrations des voyageurs, que ce soit à cause des retards ou du manque de places assises dans le train. Pourtant, on est là pour assurer la sécurité des usagers dans le respect de chacun", a déclaré Pierre Baltus, accompagnateur de train depuis une vingtaine d'années et victime d'une agression en 2014.

"Toute forme d'agression, verbale ou physique, à l'encontre de nos collaborateurs dans les gares et les trains est totalement inacceptable. Ils sont là pour aider et guider les voyageurs, pas pour être victimes d'agression. Leur travail mérite le respect", a pour sa part souligné la CEO de la société des chemins de fer, Sophie Dutordoir.

La SNCB souhaite dès lors prendre le problème à bras le corps et démarre lundi une campagne de sensibilisation dans les grandes gares du pays. Un grand écran interactif circulera ainsi ces prochains jours dans cinq gares (Bruxelles-Nord, Liège-Guillemins, Gand-Saint-Pierre, Charleroi-Sud et Anvers-Central). Sur l'écran figure un membre du personnel de la SNCB derrière une vitre brisée, qui symbolise la violence et l'impact des agressions sur sa personne. En apposant sa main sur l'écran, chaque voyageur peut réparer cette vitre brisée. L'usager est ensuite invité à partager son geste sur les réseaux sociaux avec le hashtag #StopAgressionsSNCB. Les navetteurs peuvent aussi manifester leur soutien via le journal Metro. Du 14 au 21 novembre, la rubrique "Kiss & Ride" change de nom et devient "Respect & Ride".

La campagne de sensibilisation portée par la SNCB s'inscrit dans une politique plus large pour faire cesser les agressions envers le personnel. Le masterplan anti-agression a ainsi été renforcé depuis le mois de septembre. La loi sur les amendes administratives, entrée en vigueur début novembre, doit par ailleurs permettre de lutter contre les comportements inappropriés à l'intérieur et à proximité des trains.

"Le gouvernement veut apporter des solutions en plus de celles déjà mises en place par la SNCB. D'où la loi sur les amendes administratives qui permet à des agents sanctionnateurs de la SNCB de dresser des contraventions à tout voyageur sans titre de transport valable", a rappelé le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot. "Nous ne voulons plus laisser régner l'impunité. Il s'agit d'une responsabilité sociétale alors que la mobilité figure parmi les premières préoccupations des citoyens", a-t-il ajouté avant de saluer le travail des accompagnateurs de train, "courroie de transmission des voyageurs et véritables ambassadeurs de la SNCB".

On retrouve comme cause principale des agressions envers les accompagnateurs de train, les discussions avec des voyageurs dépourvus d'un titre de transport valable. En 2017, près de 400.000 voyageurs n'étaient ainsi pas en possession d'un titre de transport valable. Afin de stimuler davantage les voyageurs à acheter leur ticket en ligne, l'achat de billets sur internet ou via l'application de la SNCB a dès lors été simplifié.

Belga

Après une baisse d'un tiers depuis 2012, le nombre de cas d'agression à l'encontre d'agents de la SNCB est en recrudescence depuis 2017. En l'espace d'une année, quelque 1.200 déclarations ont ainsi été comptabilisées, soit une augmentation de 11% par rapport à 2016. Les accompagnateurs de train en sont les cibles les plus fréquentes, neuf agressions sur dix étant dirigées contre eux. Dans la plupart des cas, il s'agit de violences verbales mais quatre cas d'agression sur dix aboutissent toutefois à des violences physiques, qui s'accompagnent ou non de coups et blessures. En 2017, les agressions ont entraîné près de 3.000 jours d'absentéisme. "Nous sommes souvent le réceptacle des frustrations des voyageurs, que ce soit à cause des retards ou du manque de places assises dans le train. Pourtant, on est là pour assurer la sécurité des usagers dans le respect de chacun", a déclaré Pierre Baltus, accompagnateur de train depuis une vingtaine d'années et victime d'une agression en 2014. "Toute forme d'agression, verbale ou physique, à l'encontre de nos collaborateurs dans les gares et les trains est totalement inacceptable. Ils sont là pour aider et guider les voyageurs, pas pour être victimes d'agression. Leur travail mérite le respect", a pour sa part souligné la CEO de la société des chemins de fer, Sophie Dutordoir. La SNCB souhaite dès lors prendre le problème à bras le corps et démarre lundi une campagne de sensibilisation dans les grandes gares du pays. Un grand écran interactif circulera ainsi ces prochains jours dans cinq gares (Bruxelles-Nord, Liège-Guillemins, Gand-Saint-Pierre, Charleroi-Sud et Anvers-Central). Sur l'écran figure un membre du personnel de la SNCB derrière une vitre brisée, qui symbolise la violence et l'impact des agressions sur sa personne. En apposant sa main sur l'écran, chaque voyageur peut réparer cette vitre brisée. L'usager est ensuite invité à partager son geste sur les réseaux sociaux avec le hashtag #StopAgressionsSNCB. Les navetteurs peuvent aussi manifester leur soutien via le journal Metro. Du 14 au 21 novembre, la rubrique "Kiss & Ride" change de nom et devient "Respect & Ride". La campagne de sensibilisation portée par la SNCB s'inscrit dans une politique plus large pour faire cesser les agressions envers le personnel. Le masterplan anti-agression a ainsi été renforcé depuis le mois de septembre. La loi sur les amendes administratives, entrée en vigueur début novembre, doit par ailleurs permettre de lutter contre les comportements inappropriés à l'intérieur et à proximité des trains. "Le gouvernement veut apporter des solutions en plus de celles déjà mises en place par la SNCB. D'où la loi sur les amendes administratives qui permet à des agents sanctionnateurs de la SNCB de dresser des contraventions à tout voyageur sans titre de transport valable", a rappelé le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot. "Nous ne voulons plus laisser régner l'impunité. Il s'agit d'une responsabilité sociétale alors que la mobilité figure parmi les premières préoccupations des citoyens", a-t-il ajouté avant de saluer le travail des accompagnateurs de train, "courroie de transmission des voyageurs et véritables ambassadeurs de la SNCB". On retrouve comme cause principale des agressions envers les accompagnateurs de train, les discussions avec des voyageurs dépourvus d'un titre de transport valable. En 2017, près de 400.000 voyageurs n'étaient ainsi pas en possession d'un titre de transport valable. Afin de stimuler davantage les voyageurs à acheter leur ticket en ligne, l'achat de billets sur internet ou via l'application de la SNCB a dès lors été simplifié.Belga