"Etre conséquent avec soi-même." La politique libérale Jacqueline Galant, ancienne ministre fédérale de la Mobilité, laisse entendre qu'elle souhaiterait la démission de Georges Gilkinet (Ecolo), qui occupe actuellement ce poste. Son message ne manque pas de piquant: elle relaie un ancien message de celui-ci, quand il était député dans l'opposition, affirmant: "Mensonge et incompétence, Jacqueline Galant doit démissionner!". La bourgmestre de Jurbise avait fnalement dû se retirer, en avril 2016, après avoir passé sous silence un rapport relatif à des failles de sécurité à l'aéroport de Bruxelles.
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"Etre conséquent avec soi-même." La politique libérale Jacqueline Galant, ancienne ministre fédérale de la Mobilité, laisse entendre qu'elle souhaiterait la démission de Georges Gilkinet (Ecolo), qui occupe actuellement ce poste. Son message ne manque pas de piquant: elle relaie un ancien message de celui-ci, quand il était député dans l'opposition, affirmant: "Mensonge et incompétence, Jacqueline Galant doit démissionner!". La bourgmestre de Jurbise avait fnalement dû se retirer, en avril 2016, après avoir passé sous silence un rapport relatif à des failles de sécurité à l'aéroport de Bruxelles.Dans un entretien à La Libre, elle appuie on souhait de voir l'écologiste se retirer. "C'est plus facile d'attaquer une femme, notamment sur sa compétence, dit-elle. C'est facile de donner des leçons. Prendre ses responsabilités est plus compliqué." Confirmation, aussi: elle n'a pas oublié cet épisode d'il y a quatre ans. Et elle appuie: "Je suis interpellé par ses attaques envers Dutordoir. Le fait est que des décisions ont été prises dans le dossier de la fermeture des guichets dans 44 gares et qu'il en a été informé. S'il veut rester cohérent avec lui-même, il doit démissionner."Les libéraux ont la rancoeur tenace et ne lâchent pas le vice-Premier Ecolo, pourtant dans la même majorité fédérale qu'eux. Ils l'accusent de ne pas avoir dit toute la vérité au sujet du processus menant à la fermeture, finalement actée, de 44 guichets de gare par la SNCB. Mercredi, en commission parlementaire, les députés libéraux ont à nouveau critiqué sa gestion de ce dossier et ce qu'ils nomment son "double discours".En toile de fond, il y a autre chose qui se joue.Les libéraux en veulent aussi à Georges Gilkinet, depuis longtemps, parce qu'il avait été un des députés en pointe dans l'affaire du "Kazakhgate", quand il était dans l'opposition. Dans le cadre de ce scandale de corruption impliquant le Kazakh Patokh Chodiev, et ayant des affaires de scandale d'Etat impliquant la Belgique et la France, il s'en était pris à Armand De Decker, décédé depuis, mais avait aussi tenté de remonter jusqu'à Didier Reynders, ce que certains MR, et non des moindres, n'ont toujours pas avalé. Autre détail piquant: le président du conseil d'administration de la SNCB n'et autre que le libéral Jean-Claude Fontinoy, Très proche de Didier Reynders, et lui aussi mêlé à des "affaires"traitées par Georges Gilkinet lorsqu'il était député.Les écologistes, eux, ont visiblement pris acte de ce tir de barrage libéral qui ne cesse pas. Georges Gilkinet, pour sa part, dément fermement avoir menti au parlement et souligne qu'il a obtenu un aménagement de la décision initiale de la fermeture, via un accompagnement humain de la décision. Cette détérioration des relations entre bleus et verts risque bien de poser des problèmes à la Vivaldi, ces prochaines semaines. Certains laissent entendre que ce petit jeu pourrait au bout du compte mettre à mal un projet politique plus large sur lequel les deux partis se sont engagés. Car Georges Gilkinet n'est plus uniquement un député qui parle fort, c'est désormais le vice-Premier du gouvernement fédéral.