"Une ville comme Bruxelles est sûrement bien préparée aux manifestations planifiées mais il n'existe pas de plan pour les émeutes urbaines imprévues", a détaillé le ministre. Selon ce dernier, le rapport de l'Inspection générale pointe notamment une structure de commandement insuffisante, ne permettant pas d'avoir la vision globale nécessaire à la coordination des renforts. "Indépendamment de la question de savoir si la taille du peloton de la police de Bruxelles était suffisante, il faut prévoir une structure de commandement adaptée disposant d'un mécanisme adapté de mobilisation pour pouvoir utiliser rapidement la capacité des autres zones bruxelloises.

C'est ce manque qui a amené à une structure de commandement insuffisante qui n'était pas capable de coordonner et diriger les autres renforts (de la fédérale, des autres zones bruxelloises, d'Anvers) et de réagir adéquatement", a expliqué Jan Jambon. Le rapport met également en avant un "manque de capacités" et une mauvaise utilisation des forces disponibles ce soir-là. "Seuls le renfort de la police fédérale (hélicoptère, corps d'intervention, réserve fédérale, arroseuse) et les deux pelotons appartenant à la zone ont été pleinement utilisés. Les renforts des 4 autres zones bruxelloises n'ont pas été utilisés de manière optimale, voire même pas du tout" alors que 30 hommes étaient mobilisés du côté de la zone Midi où ils sont finalement restés cantonnés.

Les 3 autres zones de police avaient elles aussi une trentaine d'hommes prêts à intervenir mais ces derniers n'ont jamais été utilisés et ce même s'ils étaient regroupés dans le quartier depuis le début des pillages au boulevard Lemonnier, a ajouté le ministre. L'Inspection générale s'interroge encore sur la pertinence de l'appel à la police anversoise, "arrivée juste trop tard pour éviter les pillages", tandis que des hommes étaient sur place. "En général, la position d'information de la police doit être renforcée.

Elle doit avoir de meilleurs relais dans les quartiers" et screener les médias sociaux, a par ailleurs rapporté Jan Jambon. Le rapport de l'Inspection générale sera discuté mercredi prochain en commission de l'Intérieur. Il servira ensuite de point de départ au plan d'actions annoncé vendredi après le conseil des ministres, a-t-il enfin assuré.

Le chef de corps de la police bruxelloise déplore la lecture unilatérale du rapport

Michel Goovaerts, le chef de corps de la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles, a déploré, vendredi soir, "la lecture unilatérale", par le ministre de l'Intérieur, du rapport de l'Inspection générale de la police.

"Nous sommes étonnés et nous avons l'impression d'avoir reçu un autre rapport. Nous regrettons cette lecture unilatérale où seuls les points négatifs ont été soulignés", a-t-il indiqué au nom des autres chefs de corps bruxellois et du bourgmestre de la Ville, Philippe Close (PS).

"Nous avons un peloton qui est prêt à intervenir, 24h/24 et 7 jours sur 7, tant pour les manifestations que pour des débuts d'émeutes. Nous formons des gens expressément à cet effet et nous sommes la seule zone du pays à le faire. Mais le ministre n'y attache aucune importance", a poursuivi Michel Goovaerts selon qui, par ailleurs, c'est toujours un officier de la police administrative qui dirige cette unité.

Quant au manque de communication à propos des émeutes, il ne s'agit pas d'un problème propre à la zone de police de Bruxelles Capitale-Ixelles, aucune autre zone n'ayant tiré la sonnette d'alarme, a-t-il ajouté.

La police bruxelloise, accusée d'être intervenue trop tardivement, a fait l'objet de nombreux commentaires tant de la part du monde politique que des citoyens de la capitale. "C'est une évaluation opérationnelle que l'on fait en fonction des opportunités et des capacités dont l'on dispose. Le ministre va trop vite en affirmant qu'on peut intervenir en toutes circonstances", a expliqué à ce propos Michel Goovaerts.

Ce dernier est également revenu sur la mauvaise utilisation des renforts, pointée par le rapport de l'Inspection générale. S'il est vrai que ces renforts n'ont que peu été utilisés pendant les émeutes, ils ont ensuite patrouillé dans les rues de la capitale. Les policiers anversois, eux, "ont été envoyés par la police fédérale. C'est un réflexe de solidarité entre les zones de police, que les hommes viennent de Flandre, de Wallonie ou de Bruxelles. S'il y avait un problème à Anvers, nous nous y rendrions également", a encore assuré le chef de corps bruxellois.

Le fait que les policiers de la zone Midi ne soient pas intervenus s'explique pour sa part par les incidents qui se déroulaient sur leur propre territoire et par la difficulté à atteindre, de leur position, les magasins pillés et les voitures incendiées, a-t-il affirmé.

Enfin, les informations venant des réseaux sociaux ont effectivement été trop peu utilisées, a reconnu Michel Goovaerts. Mais la police bruxelloise n'en a pas les moyens alors que la police fédérale, elle, aurait un rôle à jouer.

"Une ville comme Bruxelles est sûrement bien préparée aux manifestations planifiées mais il n'existe pas de plan pour les émeutes urbaines imprévues", a détaillé le ministre. Selon ce dernier, le rapport de l'Inspection générale pointe notamment une structure de commandement insuffisante, ne permettant pas d'avoir la vision globale nécessaire à la coordination des renforts. "Indépendamment de la question de savoir si la taille du peloton de la police de Bruxelles était suffisante, il faut prévoir une structure de commandement adaptée disposant d'un mécanisme adapté de mobilisation pour pouvoir utiliser rapidement la capacité des autres zones bruxelloises. C'est ce manque qui a amené à une structure de commandement insuffisante qui n'était pas capable de coordonner et diriger les autres renforts (de la fédérale, des autres zones bruxelloises, d'Anvers) et de réagir adéquatement", a expliqué Jan Jambon. Le rapport met également en avant un "manque de capacités" et une mauvaise utilisation des forces disponibles ce soir-là. "Seuls le renfort de la police fédérale (hélicoptère, corps d'intervention, réserve fédérale, arroseuse) et les deux pelotons appartenant à la zone ont été pleinement utilisés. Les renforts des 4 autres zones bruxelloises n'ont pas été utilisés de manière optimale, voire même pas du tout" alors que 30 hommes étaient mobilisés du côté de la zone Midi où ils sont finalement restés cantonnés. Les 3 autres zones de police avaient elles aussi une trentaine d'hommes prêts à intervenir mais ces derniers n'ont jamais été utilisés et ce même s'ils étaient regroupés dans le quartier depuis le début des pillages au boulevard Lemonnier, a ajouté le ministre. L'Inspection générale s'interroge encore sur la pertinence de l'appel à la police anversoise, "arrivée juste trop tard pour éviter les pillages", tandis que des hommes étaient sur place. "En général, la position d'information de la police doit être renforcée. Elle doit avoir de meilleurs relais dans les quartiers" et screener les médias sociaux, a par ailleurs rapporté Jan Jambon. Le rapport de l'Inspection générale sera discuté mercredi prochain en commission de l'Intérieur. Il servira ensuite de point de départ au plan d'actions annoncé vendredi après le conseil des ministres, a-t-il enfin assuré.Le chef de corps de la police bruxelloise déplore la lecture unilatérale du rapportMichel Goovaerts, le chef de corps de la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles, a déploré, vendredi soir, "la lecture unilatérale", par le ministre de l'Intérieur, du rapport de l'Inspection générale de la police."Nous sommes étonnés et nous avons l'impression d'avoir reçu un autre rapport. Nous regrettons cette lecture unilatérale où seuls les points négatifs ont été soulignés", a-t-il indiqué au nom des autres chefs de corps bruxellois et du bourgmestre de la Ville, Philippe Close (PS). "Nous avons un peloton qui est prêt à intervenir, 24h/24 et 7 jours sur 7, tant pour les manifestations que pour des débuts d'émeutes. Nous formons des gens expressément à cet effet et nous sommes la seule zone du pays à le faire. Mais le ministre n'y attache aucune importance", a poursuivi Michel Goovaerts selon qui, par ailleurs, c'est toujours un officier de la police administrative qui dirige cette unité. Quant au manque de communication à propos des émeutes, il ne s'agit pas d'un problème propre à la zone de police de Bruxelles Capitale-Ixelles, aucune autre zone n'ayant tiré la sonnette d'alarme, a-t-il ajouté. La police bruxelloise, accusée d'être intervenue trop tardivement, a fait l'objet de nombreux commentaires tant de la part du monde politique que des citoyens de la capitale. "C'est une évaluation opérationnelle que l'on fait en fonction des opportunités et des capacités dont l'on dispose. Le ministre va trop vite en affirmant qu'on peut intervenir en toutes circonstances", a expliqué à ce propos Michel Goovaerts. Ce dernier est également revenu sur la mauvaise utilisation des renforts, pointée par le rapport de l'Inspection générale. S'il est vrai que ces renforts n'ont que peu été utilisés pendant les émeutes, ils ont ensuite patrouillé dans les rues de la capitale. Les policiers anversois, eux, "ont été envoyés par la police fédérale. C'est un réflexe de solidarité entre les zones de police, que les hommes viennent de Flandre, de Wallonie ou de Bruxelles. S'il y avait un problème à Anvers, nous nous y rendrions également", a encore assuré le chef de corps bruxellois. Le fait que les policiers de la zone Midi ne soient pas intervenus s'explique pour sa part par les incidents qui se déroulaient sur leur propre territoire et par la difficulté à atteindre, de leur position, les magasins pillés et les voitures incendiées, a-t-il affirmé. Enfin, les informations venant des réseaux sociaux ont effectivement été trop peu utilisées, a reconnu Michel Goovaerts. Mais la police bruxelloise n'en a pas les moyens alors que la police fédérale, elle, aurait un rôle à jouer.