"Nous avons tout fait pour reprendre nos sessions plénières à Strasbourg comme d'habitude. Cependant, la montée de la pandémie dans de nombreux États membres et la décision adoptée hier par les autorités françaises de classer l'ensemble du département du Bas-Rhin dans la zone rouge, nous obligent à reconsidérer le déplacement à Strasbourg", a indiqué l'Italien dans un communiqué.

"Le transfert de l'administration du Parlement européen exigerait que tout le personnel soit mis en quarantaine à son retour à Bruxelles", a-t-il justifié, se disant "très attristé par cette décision".

La tenue des sessions plénières du Parlement européen dans la capitale alsacienne est une obligation écrite dans les traités. "La volonté du Parlement européen est de revenir à Strasbourg et nous sommes convaincus que face à une diminution de la pandémie, cela sera possible", a ajouté M. Sassoli.

Ces derniers mois, la crise du coronavirus a empêché le Parlement de siéger à Strasbourg, favorisant de facto Bruxelles alors que le calendrier annuel prévoit 12 sessions plénières de 4 jours à Strasbourg.

Le siège strasbourgeois du Parlement - symbole de la réconciliation franco-allemande après la Seconde guerre mondiale - est depuis des dizaines d'années remis en question, non pour raisons sanitaires mais pratiques et budgétaires. Le travail des commissions parlementaires et des groupes politiques, ainsi que les "mini-sessions" plénières, se font à Bruxelles, où les députés européens passent le plus clair de leur temps.

La migration mensuelle de Bruxelles à Strasbourg pour les plénières implique une importante logistique, mobilisant quatre camions transportant 1.500 malles, un autre pour le matériel audiovisuel, 98 voitures, 30 minibus et deux trains Thalys affrétés spécialement.

Le transfert à Bruxelles du siège du Parlement, qui représenterait une économie d'une centaine de millions d'euros par an, exigerait toutefois l'unanimité des États membres de l'UE, ce qui supposerait une délicate négociation et l'accord improbable de la France.

"Nous avons tout fait pour reprendre nos sessions plénières à Strasbourg comme d'habitude. Cependant, la montée de la pandémie dans de nombreux États membres et la décision adoptée hier par les autorités françaises de classer l'ensemble du département du Bas-Rhin dans la zone rouge, nous obligent à reconsidérer le déplacement à Strasbourg", a indiqué l'Italien dans un communiqué. "Le transfert de l'administration du Parlement européen exigerait que tout le personnel soit mis en quarantaine à son retour à Bruxelles", a-t-il justifié, se disant "très attristé par cette décision". La tenue des sessions plénières du Parlement européen dans la capitale alsacienne est une obligation écrite dans les traités. "La volonté du Parlement européen est de revenir à Strasbourg et nous sommes convaincus que face à une diminution de la pandémie, cela sera possible", a ajouté M. Sassoli. Ces derniers mois, la crise du coronavirus a empêché le Parlement de siéger à Strasbourg, favorisant de facto Bruxelles alors que le calendrier annuel prévoit 12 sessions plénières de 4 jours à Strasbourg. Le siège strasbourgeois du Parlement - symbole de la réconciliation franco-allemande après la Seconde guerre mondiale - est depuis des dizaines d'années remis en question, non pour raisons sanitaires mais pratiques et budgétaires. Le travail des commissions parlementaires et des groupes politiques, ainsi que les "mini-sessions" plénières, se font à Bruxelles, où les députés européens passent le plus clair de leur temps. La migration mensuelle de Bruxelles à Strasbourg pour les plénières implique une importante logistique, mobilisant quatre camions transportant 1.500 malles, un autre pour le matériel audiovisuel, 98 voitures, 30 minibus et deux trains Thalys affrétés spécialement. Le transfert à Bruxelles du siège du Parlement, qui représenterait une économie d'une centaine de millions d'euros par an, exigerait toutefois l'unanimité des États membres de l'UE, ce qui supposerait une délicate négociation et l'accord improbable de la France.