Cette plate-forme veille à fournir quotidiennement un hébergement à des centaines de migrants, que ce soit chez des particuliers ou au centre "La Porte d'Ulysse". Lundi après-midi, elle n'a pas publié son traditionnel sondage permettant d'organiser la soirée entre les hébergeurs et les chauffeurs.

Ces dernières semaines ont été marquées par de vives tensions au Parc Maximilien, où se rassemblent les migrants, et au centre "La Porte d'Ulysse" installé à Haren, a-t-elle expliqué. La saturation des lieux d'accueil traditionnels des sans-abris a amené vers le Parc des dizaines de personnes cherchant une aide qu'elles ne trouvent plus ailleurs. Dimanche, une partie d'entre elles s'est rendue au centre de Haren pour exiger d'y entrer alors que les lieux étaient remplis. Le ton est monté. Des actes de vandalisme ont été commis et la police a dû être appelée en renfort. Dès qu'elle est arrivée, les fauteurs de trouble ont quitté les lieux.

Au Parc, la situation s'est également compliquée au fil des jours: bousculades dans les files de nourriture, irrespect à l'égard des équipes de bénévoles sur place et, au final des échauffourées et d'interminables discussions qui ruinent les efforts d'organisation.

"Le contexte de première ligne dans lequel nous opérons apporte avec lui une série de réalisés impossibles à gérer individuellement pour une organisation citoyenne s'étant inscrite dans une démarche solidaire en situation d'urgence", ont expliqué les animateurs de la plate-forme.

A 19h, l'équipe de la plate-forme se réunira au Parc afin d'informer les migrants des difficultés qu'ils rencontrent.

Les organisateurs de la plate-forme ont également pris contact avec les autorités compétentes -essentiellement la Ville de Bruxelles et la Région bruxelloise- et les organisations d'aide aux sans-abris afin de trouver des solutions.

Pour ce qui est du gouvernement fédéral, ils ne nourrissent guère d'espoir d'un changement d'attitude. "Quand il s'agit des migrants, ils disent qu'ils ne feront rien et quand il s'agit des sans-abris, ils renvoient vers la Région bruxelloise", s'est désolé l'une des chevilles ouvrières de la plate-forme, Mehdi Kassou.

Tant le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, que le secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, tous deux issus de la N-VA, ont régulièrement mis en cause le rôle joué par cette organisation citoyenne, soutenant que son action en revenait à créer une forme de "hub migratoire" vers la Grande-Bretagne.

La Ville de Bruxelles renforcera la sécurité autour de la plateforme citoyenne

La Ville de Bruxelles prend ses responsabilités, a assuré lundi soir le cabinet du bourgmestre, Philippe Close. La sécurité autour de la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés sera renforcée.

La sécurité privée au centre d'hébergement "La Porte d'Ulysse" sera renforcée. Une présence policière sera assurée au centre et au Parc Maximilien, en concertation avec la plateforme citoyenne.

Le bourgmestre continue par ailleurs à réclamer une "véritable politique d'accueil des migrants".

La plateforme citoyenne a annoncé lundi qu'elle suspendait son activité pour un jour ou deux à la suite d'incidents et d'échauffourées qui ont eu lieu ces dernières semaines. Cette organisation, qui assure l'hébergement de centaines de migrants chez des particuliers et dans le centre "La Porte d'Ulysse" à Haren, est confrontée aux cas de personnes sans-abri qui, devant la saturation de leurs lieux d'accueil traditionnels, réclament également d'être hébergées.

Lundi soir, au Parc Maximilien, les animateurs de la plateforme informaient les migrants de la situation et discutaient avec eux de solutions à trouver.

Cette plate-forme veille à fournir quotidiennement un hébergement à des centaines de migrants, que ce soit chez des particuliers ou au centre "La Porte d'Ulysse". Lundi après-midi, elle n'a pas publié son traditionnel sondage permettant d'organiser la soirée entre les hébergeurs et les chauffeurs.Ces dernières semaines ont été marquées par de vives tensions au Parc Maximilien, où se rassemblent les migrants, et au centre "La Porte d'Ulysse" installé à Haren, a-t-elle expliqué. La saturation des lieux d'accueil traditionnels des sans-abris a amené vers le Parc des dizaines de personnes cherchant une aide qu'elles ne trouvent plus ailleurs. Dimanche, une partie d'entre elles s'est rendue au centre de Haren pour exiger d'y entrer alors que les lieux étaient remplis. Le ton est monté. Des actes de vandalisme ont été commis et la police a dû être appelée en renfort. Dès qu'elle est arrivée, les fauteurs de trouble ont quitté les lieux.Au Parc, la situation s'est également compliquée au fil des jours: bousculades dans les files de nourriture, irrespect à l'égard des équipes de bénévoles sur place et, au final des échauffourées et d'interminables discussions qui ruinent les efforts d'organisation."Le contexte de première ligne dans lequel nous opérons apporte avec lui une série de réalisés impossibles à gérer individuellement pour une organisation citoyenne s'étant inscrite dans une démarche solidaire en situation d'urgence", ont expliqué les animateurs de la plate-forme.A 19h, l'équipe de la plate-forme se réunira au Parc afin d'informer les migrants des difficultés qu'ils rencontrent.Les organisateurs de la plate-forme ont également pris contact avec les autorités compétentes -essentiellement la Ville de Bruxelles et la Région bruxelloise- et les organisations d'aide aux sans-abris afin de trouver des solutions. Pour ce qui est du gouvernement fédéral, ils ne nourrissent guère d'espoir d'un changement d'attitude. "Quand il s'agit des migrants, ils disent qu'ils ne feront rien et quand il s'agit des sans-abris, ils renvoient vers la Région bruxelloise", s'est désolé l'une des chevilles ouvrières de la plate-forme, Mehdi Kassou.Tant le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, que le secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, tous deux issus de la N-VA, ont régulièrement mis en cause le rôle joué par cette organisation citoyenne, soutenant que son action en revenait à créer une forme de "hub migratoire" vers la Grande-Bretagne.La Ville de Bruxelles prend ses responsabilités, a assuré lundi soir le cabinet du bourgmestre, Philippe Close. La sécurité autour de la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés sera renforcée.La sécurité privée au centre d'hébergement "La Porte d'Ulysse" sera renforcée. Une présence policière sera assurée au centre et au Parc Maximilien, en concertation avec la plateforme citoyenne. Le bourgmestre continue par ailleurs à réclamer une "véritable politique d'accueil des migrants". La plateforme citoyenne a annoncé lundi qu'elle suspendait son activité pour un jour ou deux à la suite d'incidents et d'échauffourées qui ont eu lieu ces dernières semaines. Cette organisation, qui assure l'hébergement de centaines de migrants chez des particuliers et dans le centre "La Porte d'Ulysse" à Haren, est confrontée aux cas de personnes sans-abri qui, devant la saturation de leurs lieux d'accueil traditionnels, réclament également d'être hébergées. Lundi soir, au Parc Maximilien, les animateurs de la plateforme informaient les migrants de la situation et discutaient avec eux de solutions à trouver.