En raison de la crise du coronavirus, les vacances à l'étranger risquent d'être impossibles cet été. Vous devriez donc être nombreux à mettre le cap vers la côte belge, ne fut-ce que pour profiter quelques heures de l'iode et du sable. Attentions : ce n'est pas garanti que ce soit possible.

Pour éviter des plages engorgées et préserver la distanciation sociale, les autorités locales songent à de nouveaux contrôles. Bart Tommelein (Open VLD), bourgmestre d'Ostende et par ailleurs candidat à la présidence de son parti, imagine l'idée d'un 'strandpas' - un pass pour la plage. "Si tous les événements sont supprimés, il ne sera alors pas non plus possible de tous venir à la plage, justifie-t-il. Il faut laisser les gens aller à la page de façon structurée avec une réservation ou un contrôle."

Il s'agirait dès lors de donner la priorité à ceux qui "payent leurs impôts sur place". Par ordre, donc : les habitants d'Ostende, ceux qui y détiennent une résidence secondaire ou ceux qui y viennent à l'hôtel. L'idée suscite des critiques en Flandre. Le constitutionnaliste Hendrik Vuye, ancien député, qualifie Bart Tommelein de "nouveau Erich Honecker", en référence à l'ancien secrétaire général du parti communiste est-allemand. "Un vrai libéral, ironise-t-il. Arrêtons ces bêtises."

En Wallonie, on grince aussi des dents. "Ostende veut réserver ses plages à ses riverains, la Wallonie doit-elle réserver son eau potable aux seuls wallons ?, s'étrangle Christophe Collignon, bourgmestre PS de Huy. J'avais cru comprendre que la crise révélait plutôt un besoin de solidarité."

C'est vrai, au fond. Réservera-t-on la Lesse aux Dinantais, le Mardasson aux Bastognards ou Pari Daiza aux Brugelettois ? Franchement...

En raison de la crise du coronavirus, les vacances à l'étranger risquent d'être impossibles cet été. Vous devriez donc être nombreux à mettre le cap vers la côte belge, ne fut-ce que pour profiter quelques heures de l'iode et du sable. Attentions : ce n'est pas garanti que ce soit possible.Pour éviter des plages engorgées et préserver la distanciation sociale, les autorités locales songent à de nouveaux contrôles. Bart Tommelein (Open VLD), bourgmestre d'Ostende et par ailleurs candidat à la présidence de son parti, imagine l'idée d'un 'strandpas' - un pass pour la plage. "Si tous les événements sont supprimés, il ne sera alors pas non plus possible de tous venir à la plage, justifie-t-il. Il faut laisser les gens aller à la page de façon structurée avec une réservation ou un contrôle."Il s'agirait dès lors de donner la priorité à ceux qui "payent leurs impôts sur place". Par ordre, donc : les habitants d'Ostende, ceux qui y détiennent une résidence secondaire ou ceux qui y viennent à l'hôtel. L'idée suscite des critiques en Flandre. Le constitutionnaliste Hendrik Vuye, ancien député, qualifie Bart Tommelein de "nouveau Erich Honecker", en référence à l'ancien secrétaire général du parti communiste est-allemand. "Un vrai libéral, ironise-t-il. Arrêtons ces bêtises."En Wallonie, on grince aussi des dents. "Ostende veut réserver ses plages à ses riverains, la Wallonie doit-elle réserver son eau potable aux seuls wallons ?, s'étrangle Christophe Collignon, bourgmestre PS de Huy. J'avais cru comprendre que la crise révélait plutôt un besoin de solidarité."C'est vrai, au fond. Réservera-t-on la Lesse aux Dinantais, le Mardasson aux Bastognards ou Pari Daiza aux Brugelettois ? Franchement...