Dans cette interview réalisée avant que la N-VA ne soit de facto boutée hors de la majorité suédoise, Karel De Gucht considère que la campagne lancée par les nationalistes flamands contre le pacte de l'Onu sur les migrations est révélatrice de comment une partie de ce parti se positionne par rapport à l'immigration.

"Je ne dis pas que tous les membres du parti sont d'accord avec ça, et certainement pas leurs électeurs. Mais une telle opération de communication, qui est tout simplement raciste, ne peut être réalisée sans être soutenue en interne. Si quelqu'un devait proposer une campagne de ce genre au CD&V, au sp.a ou à l'Open Vld, ce serait immédiatement balayé d'un revers de main. (...) Ca montre qu'il y a un mouvement raciste qui apparaît de plus en plus au grand jour. Je pense, par exemple, que quelqu'un comme Theo Francken n'a aucun problème avec une telle campagne".

Pour autant, M. De Gucht ne veut pas instaurer un cordon sanitaire autour de la N-VA, comme le demande le PS. "Ce serait aller trop loin. La N-VA est toujours un parti démocratique. Mais les nationalistes basculent de plus en plus vers l'extrême-droite. Cette campagne n'en est qu'une expression. Lorsque Theo Francken déclare, sans vergogne, s'inspirer du Vlaams Belang en matière migratoire, que doit-on penser?".

Dans cette interview réalisée avant que la N-VA ne soit de facto boutée hors de la majorité suédoise, Karel De Gucht considère que la campagne lancée par les nationalistes flamands contre le pacte de l'Onu sur les migrations est révélatrice de comment une partie de ce parti se positionne par rapport à l'immigration. "Je ne dis pas que tous les membres du parti sont d'accord avec ça, et certainement pas leurs électeurs. Mais une telle opération de communication, qui est tout simplement raciste, ne peut être réalisée sans être soutenue en interne. Si quelqu'un devait proposer une campagne de ce genre au CD&V, au sp.a ou à l'Open Vld, ce serait immédiatement balayé d'un revers de main. (...) Ca montre qu'il y a un mouvement raciste qui apparaît de plus en plus au grand jour. Je pense, par exemple, que quelqu'un comme Theo Francken n'a aucun problème avec une telle campagne". Pour autant, M. De Gucht ne veut pas instaurer un cordon sanitaire autour de la N-VA, comme le demande le PS. "Ce serait aller trop loin. La N-VA est toujours un parti démocratique. Mais les nationalistes basculent de plus en plus vers l'extrême-droite. Cette campagne n'en est qu'une expression. Lorsque Theo Francken déclare, sans vergogne, s'inspirer du Vlaams Belang en matière migratoire, que doit-on penser?".