Les démons communautaires n'ont pas quitté la Belgique en dépit de la "grande union" dans la lutte contre le coronavirus. La N-VA a refusé d'apporter son soutien au gouvernement de plein exercice de Sophie Wilmès et, s'il a bien voté les pouvoirs spéciaux pour lutter contre l'épidémie, voilà à nouveau le parti nationaliste en résistance communautaire.

Les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne ont approuvé ce lundi 30 mars un budget de 37 milliards d'euros attribués aux régions européennes les moinsbien loties pour lutter contre l'épidémie, dans le cadre du fonds de cohésion. Tous les pays ont approuvé l'initiative. Sauf la Belgique, contrainte de s'abstenir... en raison du refus du gouvernement flamand. En vertu des règles du fédéralisme, notre pays ne peut approuver une décision de l'Union sans l'accord des Régions si cela touche des compétences qui les concernent.

La N-VA mène depuis plusieurs semaines une campagne acharnée contre cette décision européenne car elle dénonce une répartition inéquitable des fonds octroyés par l'Union européenne au profit de la Wallonie. Vendredi, déjà, trois députés européens N-VA avaient voté contre ce Fonds spécial coronavirus en compagne d'un Tchèque et d'un Estonien d'extrême droite.

"L'objectif n'était pas de s'opposer à ce fonds", s'est défendue la N-VA. "Mais nous voulions faire passer le message que la répartition n'est pas du tout logique." Un avis politique: la Belgique touchera 37 millions d'euros, dont en effet 25 millions pour la Wallonie et 6,5 millions pour la Flandre, mais cela est décidé selon des critères objectifs valables pour la politique de cohésion, basés sur le niveau social des régions concernées. La N-VA estime notamment que, ce faisant, on récompense les "mauvais élèves". Elle estime que ces moyens financiers devraient être versés en fonction du taux de contamination au coronavirus des régions concernées. "En Italie, la Lombardie a besoin de davantage de soutien que les autres régions", illustre Geert Bourgeois, députée européen N-VA.

L'abstention de la Belgique n'est pas une surprise: le 17 mars, lors des discussions techniques au sujet de ce Fonds, il était déjà clair que notre pays ne pourrait pas approuver la décision européenne en raison de l'opposition nationaliste.

Les démons communautaires n'ont pas quitté la Belgique en dépit de la "grande union" dans la lutte contre le coronavirus. La N-VA a refusé d'apporter son soutien au gouvernement de plein exercice de Sophie Wilmès et, s'il a bien voté les pouvoirs spéciaux pour lutter contre l'épidémie, voilà à nouveau le parti nationaliste en résistance communautaire.Les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne ont approuvé ce lundi 30 mars un budget de 37 milliards d'euros attribués aux régions européennes les moinsbien loties pour lutter contre l'épidémie, dans le cadre du fonds de cohésion. Tous les pays ont approuvé l'initiative. Sauf la Belgique, contrainte de s'abstenir... en raison du refus du gouvernement flamand. En vertu des règles du fédéralisme, notre pays ne peut approuver une décision de l'Union sans l'accord des Régions si cela touche des compétences qui les concernent.La N-VA mène depuis plusieurs semaines une campagne acharnée contre cette décision européenne car elle dénonce une répartition inéquitable des fonds octroyés par l'Union européenne au profit de la Wallonie. Vendredi, déjà, trois députés européens N-VA avaient voté contre ce Fonds spécial coronavirus en compagne d'un Tchèque et d'un Estonien d'extrême droite."L'objectif n'était pas de s'opposer à ce fonds", s'est défendue la N-VA. "Mais nous voulions faire passer le message que la répartition n'est pas du tout logique." Un avis politique: la Belgique touchera 37 millions d'euros, dont en effet 25 millions pour la Wallonie et 6,5 millions pour la Flandre, mais cela est décidé selon des critères objectifs valables pour la politique de cohésion, basés sur le niveau social des régions concernées. La N-VA estime notamment que, ce faisant, on récompense les "mauvais élèves". Elle estime que ces moyens financiers devraient être versés en fonction du taux de contamination au coronavirus des régions concernées. "En Italie, la Lombardie a besoin de davantage de soutien que les autres régions", illustre Geert Bourgeois, députée européen N-VA.L'abstention de la Belgique n'est pas une surprise: le 17 mars, lors des discussions techniques au sujet de ce Fonds, il était déjà clair que notre pays ne pourrait pas approuver la décision européenne en raison de l'opposition nationaliste.