La nouvelle secrétaire d'Etat fédérale Zuhal Demir s'est notamment demandé samedi si Unia faisait encore bien ce pour quoi il a été établi. Elle a entre autres estimé que le centre se rendait "ridicule" en n'ouvrant des procédures de recrutement que pour des femmes, alors que sa collègue de parti, la ministre flamande Liesbeth Homans, mettait pour sa part en cause l'objectivité et la neutralité de l'organisation, qui ne défendrait que les "personnes allochtones".

"Nous estimons qu'il est bon que des institutions existent à côté du monde politique et fournissent un contrepoids sur les questions qui font l'actualité", a commenté M. Kennes. "Mais, j'ai l'impression que cela ne fait pas partie de la tradition à la N-VA. S'il y a une majorité, ils estiment que tout le monde doit marcher dans la même direction", a-t-il ajouté.

Le député flamand pense que la "N-VA veut parfois plaire à un groupe électoral qui n'apprécie pas le discours anti-discrimination" et donc donner l'impression que la situation pourrait être meilleurs sans Unia.

Les écologistes flamands de Groen estiment quant à eux que les attaques de la N-VA à l'encontre d'Unia sont inappropriées. "La N-VA excelle dans l'hypocrisie cette semaine. Au cours des dernières années, ils n'ont pas fait une priorité de la lutte contre la discrimination", même si le parti est en charge de la matière au Fédéral comme en Flandre, soulignent le député flamand Imade Annouri et la parlementaire fédérale Evita Willart. Ceux-ci estiment par contre que les nationalistes sont systématiquement en première ligne lorsqu'il s'agit de tirer sur une institution qui vise à combattre la discrimination dans la société.

"La N-VA copie les recettes du Vlaams Belang"

"Je trouve qu'il s'agit clairement d'une campagne de dénigrement. Le seul parti qui recourait systématiquement à cela était le Vlaams Belang. Maintenant, la N-VA copie leurs recettes", a estimé dimanche la parlementaire flamande Yasmine Kherbache (sp.a), en réaction aux critiques émises par Liesbeth Homans et Zuhal Demir à l'encontre d'Unia, l'ancien centre fédéral pour l'égalité des chances.

Yasmine Kherbache parle d'une attaque hystérique sur Unia, qui repose de surcroît sur des informations erronées. "Zuhal Demir affirme notamment que Unia se focalise trop sur les discussions sur le Père Fouettard, mais elle confond l'institution avec le forum des minorités (Minderhedenforum)", indique la socialiste flamande. Cette dernière ajoute que ce n'est pas la première fois que le parti agit de la sorte et estime que la direction qu'il veut prendre est désormais claire.

"Les déclarations de Homans sont blessantes, mais Unia est aussi polarisant"

Les déclarations de la ministre flamande Liesbeth Homans (N-VA) concernant Unia sont "blessantes", estime dimanche le parlementaire flamand Bart Somers (Open Vld), qui ajoute toutefois que l'ancien centre fédéral pour l'égalité des chances fait aussi "des erreurs en étant trop polarisant".

La ministre régionale pour l'Egalité des chances et l'intégration Liesbeth Homans a affirmé dimanche que l'institution Unia n'était pas "neutre, ni objective". Elle a ajouté que l'ancien centre fédéral pour l'égalité des chances ne défendait que les personnes "allochtones". "Si une femme blonde avec des yeux bleus introduit une plainte pour avoir été traitée de prostituée nazie, les chances qu'elle soit entendue sont nulles. Alors que si une femme voilée dépose une plainte parce qu'elle est insultée, elle a 100% de chances d'être entendue", selon Mme Homans.

"C'est du Homans vintage", a réagi Bart Somers. "Elle polarise plutôt que de chercher de façon constructive des moyens de garantir l'égalité des chances pour tous. En tant que ministre de l'intégration, ça ne se fait pas", estime-t-il.

Unia doit toutefois aussi se remettre en question, selon le libéral flamand. "Ils minent la légitimité de leur propre institution", juge-t-il en faisant notamment référence à la réaction du centre à l'encontre de l'élu bruxellois Alain Courtois. Ce dernier avait déclaré avoir refusé de célébrer des mariages après que la future épouse n'eut pas voulu lui serrer la main. Unia avait estimé qu'il s'agissait d'ethnocentrisme dans le chef du mandataire. "Ils n'ont pas approché cette question en prenant en compte l'égalité homme-femme", pointe notamment M. Somers.

La nouvelle secrétaire d'Etat fédérale Zuhal Demir s'est notamment demandé samedi si Unia faisait encore bien ce pour quoi il a été établi. Elle a entre autres estimé que le centre se rendait "ridicule" en n'ouvrant des procédures de recrutement que pour des femmes, alors que sa collègue de parti, la ministre flamande Liesbeth Homans, mettait pour sa part en cause l'objectivité et la neutralité de l'organisation, qui ne défendrait que les "personnes allochtones". "Nous estimons qu'il est bon que des institutions existent à côté du monde politique et fournissent un contrepoids sur les questions qui font l'actualité", a commenté M. Kennes. "Mais, j'ai l'impression que cela ne fait pas partie de la tradition à la N-VA. S'il y a une majorité, ils estiment que tout le monde doit marcher dans la même direction", a-t-il ajouté. Le député flamand pense que la "N-VA veut parfois plaire à un groupe électoral qui n'apprécie pas le discours anti-discrimination" et donc donner l'impression que la situation pourrait être meilleurs sans Unia. Les écologistes flamands de Groen estiment quant à eux que les attaques de la N-VA à l'encontre d'Unia sont inappropriées. "La N-VA excelle dans l'hypocrisie cette semaine. Au cours des dernières années, ils n'ont pas fait une priorité de la lutte contre la discrimination", même si le parti est en charge de la matière au Fédéral comme en Flandre, soulignent le député flamand Imade Annouri et la parlementaire fédérale Evita Willart. Ceux-ci estiment par contre que les nationalistes sont systématiquement en première ligne lorsqu'il s'agit de tirer sur une institution qui vise à combattre la discrimination dans la société."La N-VA copie les recettes du Vlaams Belang" "Je trouve qu'il s'agit clairement d'une campagne de dénigrement. Le seul parti qui recourait systématiquement à cela était le Vlaams Belang. Maintenant, la N-VA copie leurs recettes", a estimé dimanche la parlementaire flamande Yasmine Kherbache (sp.a), en réaction aux critiques émises par Liesbeth Homans et Zuhal Demir à l'encontre d'Unia, l'ancien centre fédéral pour l'égalité des chances. Yasmine Kherbache parle d'une attaque hystérique sur Unia, qui repose de surcroît sur des informations erronées. "Zuhal Demir affirme notamment que Unia se focalise trop sur les discussions sur le Père Fouettard, mais elle confond l'institution avec le forum des minorités (Minderhedenforum)", indique la socialiste flamande. Cette dernière ajoute que ce n'est pas la première fois que le parti agit de la sorte et estime que la direction qu'il veut prendre est désormais claire."Les déclarations de Homans sont blessantes, mais Unia est aussi polarisant" Les déclarations de la ministre flamande Liesbeth Homans (N-VA) concernant Unia sont "blessantes", estime dimanche le parlementaire flamand Bart Somers (Open Vld), qui ajoute toutefois que l'ancien centre fédéral pour l'égalité des chances fait aussi "des erreurs en étant trop polarisant". La ministre régionale pour l'Egalité des chances et l'intégration Liesbeth Homans a affirmé dimanche que l'institution Unia n'était pas "neutre, ni objective". Elle a ajouté que l'ancien centre fédéral pour l'égalité des chances ne défendait que les personnes "allochtones". "Si une femme blonde avec des yeux bleus introduit une plainte pour avoir été traitée de prostituée nazie, les chances qu'elle soit entendue sont nulles. Alors que si une femme voilée dépose une plainte parce qu'elle est insultée, elle a 100% de chances d'être entendue", selon Mme Homans. "C'est du Homans vintage", a réagi Bart Somers. "Elle polarise plutôt que de chercher de façon constructive des moyens de garantir l'égalité des chances pour tous. En tant que ministre de l'intégration, ça ne se fait pas", estime-t-il. Unia doit toutefois aussi se remettre en question, selon le libéral flamand. "Ils minent la légitimité de leur propre institution", juge-t-il en faisant notamment référence à la réaction du centre à l'encontre de l'élu bruxellois Alain Courtois. Ce dernier avait déclaré avoir refusé de célébrer des mariages après que la future épouse n'eut pas voulu lui serrer la main. Unia avait estimé qu'il s'agissait d'ethnocentrisme dans le chef du mandataire. "Ils n'ont pas approché cette question en prenant en compte l'égalité homme-femme", pointe notamment M. Somers.