Ismaïl, le fils cadet de la plaignante, était parti avec un de ses amis, tous deux âgés de 16 ans et élèves à l'athénée Fernand Blum à Schaerbeek, le 4 avril 2013, à destination de la Turquie, en vue de passer la frontière vers la Syrie. Ils avaient fréquenté Jean-Louis Denis, condamné pour des faits de terrorisme, et son association "Resto du Tawhid".

Devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, au cours du procès de Jean-Louis Denis, la mère d'Ismaïl avait expliqué avoir tout fait pour empêcher celui-ci de partir en Syrie, où son fils aîné, Zacharia, âgé de 23 ans à l'époque, était lui aussi parti peu avant. Les parents avaient pu empêcher une première fois Zacharia de partir, en décembre 2012, mais ils n'avaient pas pu intervenir le 17 janvier 2013 pour l'en dissuader une seconde fois. Zacharia était resté en contact avec son petit frère et il tentait de l'inciter à le rejoindre. La mère le savait et, en février 2013, elle s'est rendue à la police de Vilvorde, où elle vivait.

Selon elle, l'inspecteur lui a répondu qu'il ne pouvait rien faire. Le 3 avril 2013, lorsqu'elle a été convoquée à la police pour compléter sa déclaration, elle a fait part une nouvelle fois à l'officier de ses vives inquiétudes. Le lendemain, le 4 avril, Ismaïl est effectivement parti avec son condisciple de l'athénée Fernand Blum. En janvier 2017, la mère a appris d'Ismaïl que Zacharia était mort dans une attaque de drone. A partir de juin de la même année, elle n'a plus eu de nouvelles non plus d'Ismaïl. "Il est très étonnant qu'un mineur non accompagné puisse embarquer seul à Zaventem vers une destination sensible comme Istanbul. Il y a clairement eu une faute au niveau des contrôles d'identité avant embarquement", avait déclaré Me Alexis Deswaef en avril dernier, lors de l'introduction de l'action.

Ce dernier estime que "le comportement fautif des policiers, des douaniers, des magistrats et des services consulaires a causé un dommage" à sa cliente et que ce dommage doit être réparé. L'avocat réclame une somme de 10.000 euros à titre de dommage moral et une somme de 50.000 euros pour le dommage matériel. Afin d'éclairer le tribunal, il a également demandé que les écoutes téléphoniques d'Ismaïl soient communiquées au dossier, car le jeune homme avait été mis sur écoute depuis le départ de son grand frère.

Ismaïl, le fils cadet de la plaignante, était parti avec un de ses amis, tous deux âgés de 16 ans et élèves à l'athénée Fernand Blum à Schaerbeek, le 4 avril 2013, à destination de la Turquie, en vue de passer la frontière vers la Syrie. Ils avaient fréquenté Jean-Louis Denis, condamné pour des faits de terrorisme, et son association "Resto du Tawhid". Devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, au cours du procès de Jean-Louis Denis, la mère d'Ismaïl avait expliqué avoir tout fait pour empêcher celui-ci de partir en Syrie, où son fils aîné, Zacharia, âgé de 23 ans à l'époque, était lui aussi parti peu avant. Les parents avaient pu empêcher une première fois Zacharia de partir, en décembre 2012, mais ils n'avaient pas pu intervenir le 17 janvier 2013 pour l'en dissuader une seconde fois. Zacharia était resté en contact avec son petit frère et il tentait de l'inciter à le rejoindre. La mère le savait et, en février 2013, elle s'est rendue à la police de Vilvorde, où elle vivait. Selon elle, l'inspecteur lui a répondu qu'il ne pouvait rien faire. Le 3 avril 2013, lorsqu'elle a été convoquée à la police pour compléter sa déclaration, elle a fait part une nouvelle fois à l'officier de ses vives inquiétudes. Le lendemain, le 4 avril, Ismaïl est effectivement parti avec son condisciple de l'athénée Fernand Blum. En janvier 2017, la mère a appris d'Ismaïl que Zacharia était mort dans une attaque de drone. A partir de juin de la même année, elle n'a plus eu de nouvelles non plus d'Ismaïl. "Il est très étonnant qu'un mineur non accompagné puisse embarquer seul à Zaventem vers une destination sensible comme Istanbul. Il y a clairement eu une faute au niveau des contrôles d'identité avant embarquement", avait déclaré Me Alexis Deswaef en avril dernier, lors de l'introduction de l'action. Ce dernier estime que "le comportement fautif des policiers, des douaniers, des magistrats et des services consulaires a causé un dommage" à sa cliente et que ce dommage doit être réparé. L'avocat réclame une somme de 10.000 euros à titre de dommage moral et une somme de 50.000 euros pour le dommage matériel. Afin d'éclairer le tribunal, il a également demandé que les écoutes téléphoniques d'Ismaïl soient communiquées au dossier, car le jeune homme avait été mis sur écoute depuis le départ de son grand frère.