Ecolo souhaite que l'on oblige l'apprentissage du néerlandais dans l'enseignement francophone. Actuellement, ce n'est pas le cas et seul un tiers environ des élèves francophones ont pris cette option, relève Het Laatste Nieuws. "L'apprentissage des trois langues nationales à l'école est indispensable pour l'unité et le futur de notre pays", précisent les écologistes.

La possibilité d'avancer en ce sens figure dans la déclaration gouvernementale de la Communauté française. Caroline Désir (PS), ministre de l'Enseignement, souhaite avant tout un débat à ce sujet mais cette Bruxelloise est elle-même très sensible à la question depuis toujours. Elle comme d'autres montrent de façon positive une Belgique francophone qui regarde la Flandre avec curiosité, sans la défier en permanence.

A vrai dire, l'idée d'imposer le néerlandais est plus qu'intéressante : indispensable. L'absence d'apprentissage obligatoirede la première lague nationale dans l'enseignement secondaire en Wallonie est jugée incompréhensible au nord du pays. Ce message écologistes est autrement plus constructif que cette exclusive réitérée à l'infini et jusqu'à l'épuisement contre la N-VA .

Ce discours envoie en outre un autre signal que le"neen" répété en boucle, celui d'une volonté de dialogue qui figure d'ailleurs dans l'ADN des verts. Ecolo et Groen travaillent ensemble au parlement, construisent des projets communs et ont même organisé une université d'été sur le dialogue Nord-Sud. La perception de ce discours est autrement plus positive au nord du pays. Rik Van Cauwelaert, éditorialiste et chroniqueur réputé, parle de "début de la sagesse". Bien sûr, comme toujours dans l'histoire de notre pays, ce genre de geste vient bien tard: l'année 1932 restera à jamais celle d'une occasion manquée, quand les francophones ont refusé le bilinguisme. Mais comme le vit l'adage: "mieux vaut tard que jamais".

La fermeté des écologistes francophones contre le parti de Bart De Wever s'explique, évidemment. D'une part, leurs projets sont globalement antinomiques (climat, migration etc) et les verts veulent renforcer la fracture entre universalistes et nationalistes qui s'impose partout en Europe. La N-VA leur renvoie d'ailleurs la monnaie de sa pièce en refusant de collaborer avec eux. D'autre part, les écologistes ferraillent électoralement avec le PS au sud du pays et ne peut pas donner l'impression d'être un traitre à la cause francophone.

La perspective d'une alliance entre écologistes et conservateurs/nationalistes n'a rien de réjouissant, a priori. Mais quand les circonstances l'imposent ou le permettent, elle ne doit pas forcément être exclue à tout prix: Groen ne travaille-t-il pas avec la N-VA ans certaines communes? et les verts autrichiens n'ont-ils pas pris le risque d'une majorité avec les conservateurs pour faire barrage à l'extrême droite (pour rappel: l'enjeu est le même en Flandre)? Dans la période délicate que traverse la Belgique, un main tendue - même pour la forme - vaut toujours mieux qu'un poing levé. Sauf si l'on considère que l'on doit entamer la lutte, mais alors il faut le dire.

Ecolo souhaite que l'on oblige l'apprentissage du néerlandais dans l'enseignement francophone. Actuellement, ce n'est pas le cas et seul un tiers environ des élèves francophones ont pris cette option, relève Het Laatste Nieuws. "L'apprentissage des trois langues nationales à l'école est indispensable pour l'unité et le futur de notre pays", précisent les écologistes.La possibilité d'avancer en ce sens figure dans la déclaration gouvernementale de la Communauté française. Caroline Désir (PS), ministre de l'Enseignement, souhaite avant tout un débat à ce sujet mais cette Bruxelloise est elle-même très sensible à la question depuis toujours. Elle comme d'autres montrent de façon positive une Belgique francophone qui regarde la Flandre avec curiosité, sans la défier en permanence.A vrai dire, l'idée d'imposer le néerlandais est plus qu'intéressante : indispensable. L'absence d'apprentissage obligatoirede la première lague nationale dans l'enseignement secondaire en Wallonie est jugée incompréhensible au nord du pays. Ce message écologistes est autrement plus constructif que cette exclusive réitérée à l'infini et jusqu'à l'épuisement contre la N-VA . Ce discours envoie en outre un autre signal que le"neen" répété en boucle, celui d'une volonté de dialogue qui figure d'ailleurs dans l'ADN des verts. Ecolo et Groen travaillent ensemble au parlement, construisent des projets communs et ont même organisé une université d'été sur le dialogue Nord-Sud. La perception de ce discours est autrement plus positive au nord du pays. Rik Van Cauwelaert, éditorialiste et chroniqueur réputé, parle de "début de la sagesse". Bien sûr, comme toujours dans l'histoire de notre pays, ce genre de geste vient bien tard: l'année 1932 restera à jamais celle d'une occasion manquée, quand les francophones ont refusé le bilinguisme. Mais comme le vit l'adage: "mieux vaut tard que jamais".La fermeté des écologistes francophones contre le parti de Bart De Wever s'explique, évidemment. D'une part, leurs projets sont globalement antinomiques (climat, migration etc) et les verts veulent renforcer la fracture entre universalistes et nationalistes qui s'impose partout en Europe. La N-VA leur renvoie d'ailleurs la monnaie de sa pièce en refusant de collaborer avec eux. D'autre part, les écologistes ferraillent électoralement avec le PS au sud du pays et ne peut pas donner l'impression d'être un traitre à la cause francophone.La perspective d'une alliance entre écologistes et conservateurs/nationalistes n'a rien de réjouissant, a priori. Mais quand les circonstances l'imposent ou le permettent, elle ne doit pas forcément être exclue à tout prix: Groen ne travaille-t-il pas avec la N-VA ans certaines communes? et les verts autrichiens n'ont-ils pas pris le risque d'une majorité avec les conservateurs pour faire barrage à l'extrême droite (pour rappel: l'enjeu est le même en Flandre)? Dans la période délicate que traverse la Belgique, un main tendue - même pour la forme - vaut toujours mieux qu'un poing levé. Sauf si l'on considère que l'on doit entamer la lutte, mais alors il faut le dire.