"Les seules personnes à qui cette loi accorde des droits supplémentaires, ce sont les criminels francophones, pas les victimes", affirme-t-elle mardi dans les colonnes de la Dernière Heure.

L'arrondissement judiciaire de Hal-Vilvorde est le seul du pays à ne pas disposer de tribunal. Les procès se déroulent toujours à Bruxelles. Pour la procédure, c'est la loi sur l'emploi des langues qui s'applique.

"La probabilité qu'un auteur d'un vol avec violence commis à Londerzeel soit placé sous mandat d'arrêt est faible s'il fait le choix de la langue française en raison de sa résidence à Bruxelles ou en Wallonie", explique l'ancienne porte-parole du parquet de Bruxelles. "Ce n'est pas un reproche aux juges d'instruction francophones parce qu'ils sont moins de 20 à gérer la criminalité bruxelloise. Quand celle du Rand se rajoute, ils doivent faire des choix", précise-t-elle.

"Il faut supprimer cette loi (sur l'emploi des langues, NDLR) et nous donner un tribunal qui a de l'affinité avec la réalité du territoire de Hal-Vilvorde. La victime recevra un interprète tout simplement, comme à Anvers ou Liège, et toutes les victimes seront traitées de la même manière partout en Belgique. Le jour où on arrêtera d'ajouter une sauce communautaire, il y aura des chances de voir le réalisme prendre le dessus", ajoute-t-elle.

"Les seules personnes à qui cette loi accorde des droits supplémentaires, ce sont les criminels francophones, pas les victimes", affirme-t-elle mardi dans les colonnes de la Dernière Heure.L'arrondissement judiciaire de Hal-Vilvorde est le seul du pays à ne pas disposer de tribunal. Les procès se déroulent toujours à Bruxelles. Pour la procédure, c'est la loi sur l'emploi des langues qui s'applique. "La probabilité qu'un auteur d'un vol avec violence commis à Londerzeel soit placé sous mandat d'arrêt est faible s'il fait le choix de la langue française en raison de sa résidence à Bruxelles ou en Wallonie", explique l'ancienne porte-parole du parquet de Bruxelles. "Ce n'est pas un reproche aux juges d'instruction francophones parce qu'ils sont moins de 20 à gérer la criminalité bruxelloise. Quand celle du Rand se rajoute, ils doivent faire des choix", précise-t-elle. "Il faut supprimer cette loi (sur l'emploi des langues, NDLR) et nous donner un tribunal qui a de l'affinité avec la réalité du territoire de Hal-Vilvorde. La victime recevra un interprète tout simplement, comme à Anvers ou Liège, et toutes les victimes seront traitées de la même manière partout en Belgique. Le jour où on arrêtera d'ajouter une sauce communautaire, il y aura des chances de voir le réalisme prendre le dessus", ajoute-t-elle.