Philippe Morandini interpelle les parlementaires sur le nombre insuffisant de magistrats et greffiers. Il se tourne vers le Parlement car le gouvernement est en affaires courantes et ce sont donc les parlementaires qui sont en mesure de voter, via les douzièmes provisoires, les crédits suffisants pour que les moyens humains définis par la loi soient effectivement attribués. Par exemple, un tiers des effectifs manquent à la cour d'appel de Mons. Quant au tribunal de première instance du Hainaut, seules 78 places y sont occupées sur 97 (soit 80 %). Résultat: l'arriéré judiciaire, qui avait été résorbé en Hainaut voici quatre ou cinq ans, va remonter en flèche pour atteindre un ou deux ans de retard. "Le gouvernement est tombé et tous les partis parlent de programme, des priorités du citoyen, mais quasi aucun ne parle de la Justice, de son manque crucial de moyens humains. Elle ne semble pas être une priorité alors que l'on parle de renouveau démocratique", regrette M. Morandini. Selon Sudpresse, les acteurs du monde de la Justice manifesteront leur mécontentement le 20 mars prochain. "Un peu partout dans le pays, ils protesteront contre le manque de moyens qui handicape ce service essentiel de notre démocratie", d'après Vincent Macq, procureur du roi de Namur et président de l'Union professionnelle de la magistrature, cité par le groupe de quotidiens.

Philippe Morandini interpelle les parlementaires sur le nombre insuffisant de magistrats et greffiers. Il se tourne vers le Parlement car le gouvernement est en affaires courantes et ce sont donc les parlementaires qui sont en mesure de voter, via les douzièmes provisoires, les crédits suffisants pour que les moyens humains définis par la loi soient effectivement attribués. Par exemple, un tiers des effectifs manquent à la cour d'appel de Mons. Quant au tribunal de première instance du Hainaut, seules 78 places y sont occupées sur 97 (soit 80 %). Résultat: l'arriéré judiciaire, qui avait été résorbé en Hainaut voici quatre ou cinq ans, va remonter en flèche pour atteindre un ou deux ans de retard. "Le gouvernement est tombé et tous les partis parlent de programme, des priorités du citoyen, mais quasi aucun ne parle de la Justice, de son manque crucial de moyens humains. Elle ne semble pas être une priorité alors que l'on parle de renouveau démocratique", regrette M. Morandini. Selon Sudpresse, les acteurs du monde de la Justice manifesteront leur mécontentement le 20 mars prochain. "Un peu partout dans le pays, ils protesteront contre le manque de moyens qui handicape ce service essentiel de notre démocratie", d'après Vincent Macq, procureur du roi de Namur et président de l'Union professionnelle de la magistrature, cité par le groupe de quotidiens.