La priorité numéro un du gouvernement Wilmès II - désormais minoritaire de plein exercice soutenu par une majorité à la Chambre avec, normalement jeudi, des pouvoirs spéciaux - consiste à lutter contre l'épidémie de coronavirus. Mais la "grande union" portée par la Première ministre Sophie Wilmès (MR) n'est déjà pas à l'abri de quelques fissures.

Le mot d'ordre est pourtant clair: pas question de fragiliser ce moment d'action urgente. La propagation de l'épidémie se poursuit à un rythme soutenu dans notre pays en dépit de quelques bonnes nouvelles, dont la diminution deux jours de suite du nombre d'hospitalisation. Tous les experts s'accordent pour le dire : il ne faut pas relâcher le confinement. Il est même probable que l'on devra encore resserrer la vis. Un Conseil national de sécurité se réunira vendredi pour évaluer les mesures.

Une prolongation de la durée du confinement risque d'être annoncée. Ce mardi, le gouvernement fédéral a déjà décidé d'ordonner la fermeture des salons de coiffure jusqu'au 5 avril pour répondre aux interpellations du secteur et aux incompréhensions de certains. Benoît Lutgen, bourgmestre CDH de Bastogne s'interrogeait notamment sur l'opportunité de les laisser ouverts alors que des Luxembourgeois - pays où ils étaient fermés - venaient se faire coiffer dans sa ville. La ministre de la Santé, Maggie De Block, a rapidement communiqué à ce sujet.

Pour autant, ce gouvernement minoritaire et soutenu par une majorité pour la cause n'est donc pas à l'abri de tensions. La gestion de la ministre Maggie De Block, précisément, fait l'objet de critiques plus ou moins larvées, qu'il s'agisse de son manque d'anticipation, de sa gestion de la pénurie de matériel (désormais confiée à son collègue de parti Philippe De Backer), quand on ne revient pas à sa gestion du dossier lors de la coalition suédoise précédente. Les révélations du Vif/L'Express, lundi soir, sur le stock de six millions de masques FFP2 détruit parce que périmé, mais non remplacé, ont rajouté une sérieuse dose de mécontentement.

Nos révélations ont fait grincer publiquement les dents d'Ahmed Laaouej, chef de groupe du PS à la Chambre. "Article de presse d'où il apparaît que la pénurie de masques vient des coupes dans le budget des soins de santé du Gouvernement Michel, a-t-il tweeté. Lourde responsabilité de tous ceux qui ont décidé ça !"

Dans Le Soir ce mardi matin, le co-chef de groupe Ecolo-Groen Georges Gilkinet se montre lui aussi critique : "La ministre a tardé à prendre en compte la gravité de la pandémie, et on ne peut ignorer les mesures d'économie et le numerus clausus qu'elle a imposés au secteur de la santé. Une logique qui a conduit, notamment, à la suppression des stocks stratégiques, ce qui a pour conséquence l'insuffisance des moyens de protection pour le personnel de première ligne." Le chef de file vert insiste aussi sur le mot d'ordre d'Ecolo, qui est aussi celui de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) : il faut tester, tester, tester. "Une fois l'épidémie passée, il faudra rendre des comptes", ajoute-t-il. On a déjà vu soutien plus appuyé à un gouvernement de plein exercice.

Le quotidien évoque aussi d'un certain agacement de la part de la Première ministre Sophie Wilmès (MR) à l'égard de sa ministre de la Santé. Mais motus : l'heure est à la "grande union" contre la maladie. Fut-elle de façade. Surtout, la Première ministre est consciente de la nécessité d'agir et de rester rassemblé à l'heure où la population belge traverse une épreuve sans précédent.

La priorité numéro un du gouvernement Wilmès II - désormais minoritaire de plein exercice soutenu par une majorité à la Chambre avec, normalement jeudi, des pouvoirs spéciaux - consiste à lutter contre l'épidémie de coronavirus. Mais la "grande union" portée par la Première ministre Sophie Wilmès (MR) n'est déjà pas à l'abri de quelques fissures.Le mot d'ordre est pourtant clair: pas question de fragiliser ce moment d'action urgente. La propagation de l'épidémie se poursuit à un rythme soutenu dans notre pays en dépit de quelques bonnes nouvelles, dont la diminution deux jours de suite du nombre d'hospitalisation. Tous les experts s'accordent pour le dire : il ne faut pas relâcher le confinement. Il est même probable que l'on devra encore resserrer la vis. Un Conseil national de sécurité se réunira vendredi pour évaluer les mesures. Une prolongation de la durée du confinement risque d'être annoncée. Ce mardi, le gouvernement fédéral a déjà décidé d'ordonner la fermeture des salons de coiffure jusqu'au 5 avril pour répondre aux interpellations du secteur et aux incompréhensions de certains. Benoît Lutgen, bourgmestre CDH de Bastogne s'interrogeait notamment sur l'opportunité de les laisser ouverts alors que des Luxembourgeois - pays où ils étaient fermés - venaient se faire coiffer dans sa ville. La ministre de la Santé, Maggie De Block, a rapidement communiqué à ce sujet.Pour autant, ce gouvernement minoritaire et soutenu par une majorité pour la cause n'est donc pas à l'abri de tensions. La gestion de la ministre Maggie De Block, précisément, fait l'objet de critiques plus ou moins larvées, qu'il s'agisse de son manque d'anticipation, de sa gestion de la pénurie de matériel (désormais confiée à son collègue de parti Philippe De Backer), quand on ne revient pas à sa gestion du dossier lors de la coalition suédoise précédente. Les révélations du Vif/L'Express, lundi soir, sur le stock de six millions de masques FFP2 détruit parce que périmé, mais non remplacé, ont rajouté une sérieuse dose de mécontentement.Nos révélations ont fait grincer publiquement les dents d'Ahmed Laaouej, chef de groupe du PS à la Chambre. "Article de presse d'où il apparaît que la pénurie de masques vient des coupes dans le budget des soins de santé du Gouvernement Michel, a-t-il tweeté. Lourde responsabilité de tous ceux qui ont décidé ça !"Dans Le Soir ce mardi matin, le co-chef de groupe Ecolo-Groen Georges Gilkinet se montre lui aussi critique : "La ministre a tardé à prendre en compte la gravité de la pandémie, et on ne peut ignorer les mesures d'économie et le numerus clausus qu'elle a imposés au secteur de la santé. Une logique qui a conduit, notamment, à la suppression des stocks stratégiques, ce qui a pour conséquence l'insuffisance des moyens de protection pour le personnel de première ligne." Le chef de file vert insiste aussi sur le mot d'ordre d'Ecolo, qui est aussi celui de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) : il faut tester, tester, tester. "Une fois l'épidémie passée, il faudra rendre des comptes", ajoute-t-il. On a déjà vu soutien plus appuyé à un gouvernement de plein exercice.Le quotidien évoque aussi d'un certain agacement de la part de la Première ministre Sophie Wilmès (MR) à l'égard de sa ministre de la Santé. Mais motus : l'heure est à la "grande union" contre la maladie. Fut-elle de façade. Surtout, la Première ministre est consciente de la nécessité d'agir et de rester rassemblé à l'heure où la population belge traverse une épreuve sans précédent.