La condamnée ne retourne pas en prison, en raison des jours de détention préventive déjà effectués. Elle est toutefois sous le coup d'une procédure d'extradition émanant du Luxembourg. Condamnée par la justice du Grand-Duché pour tentative d'escroquerie, elle doit encore purger neuf mois de prison dans ce pays.

Après avoir travaillé durant de nombreuses années pour feu la vicomtesse Amicie de Spoelberch, la prévenue s'était ensuite occupée des affaires des deux fils adoptifs de la vicomtesse. Dans le cadre de cette dernière mission, elle s'était emparée de 815.000 actions au porteur AB InBev en profitant de la confiance que lui accordaient les deux frères. Ces 815.000 actions ont disparu en 2004. La valeur des titres est estimée aujourd'hui à plusieurs dizaines de millions de francs (quelques dizaines de millions d'euros). Les recherches de ces certificats ont pendant longtemps été vaines. Soupçonnée de vol, l'avocate avait été jugée par la justice luxembourgeoise et acquittée par une instance d'appel en 2016. C'est à l'issue de ce procès que la trace des actions disparues réapparaît.

Des établissements bancaires en Suisse signalent à Berne des soupçons de blanchiment visant l'avocate. Cette dernière avait ouvert plusieurs comptes au nom d'une société enregistrée aux Iles Vierges Britanniques. L'enquête menée à Genève a permis de découvrir que les actions disparues ont transité par ces différents comptes bancaires. Le ministère public genevois reproche à la prévenue d'avoir créé plusieurs autres sociétés offshore et d'avoir effectué divers transferts et démarches pour camoufler l'origine de ces titres.

Elle avait en effet déposé ces titres sur divers comptes bancaires en Suisse. Puis les a blanchis, en utilisant des montages financiers d'une grande subtilité.

L'avocate travaillait depuis longtemps pour Amicie de Spoelberch. La vicomtesse est l'héritière de l'une des familles les plus fortunées de Belgique. Elle est notamment propriétaire d'AB InBev, le plus grand empire brassicole de la planète, qui compte de nombreuses marques de bières dans le monde entier. La vicomtesse a deux fils adoptifs, Alexis et Patrice Bailo de Spoelberch. Les frères, partie plaignante dans cette procédure, estimaient avoir été grugés par l'avocate.

L'accusée niait tout détournement. Elle affirme que ces actions lui ont été cédées à titre d'honoraires pour son travail.

La faute de la prévenue est très grave, a cependant relevé le tribunal. Elle s'en est prise au patrimoine d'une famille qui lui témoignait une confiance aveugle. Elle a profité de la vulnérabilité des deux fils adoptifs de la vicomtesse, qui venaient de perdre leur père et qui consommaient alcool et stupéfiants. Les deux frères se sont retrouvés soudain à la tête d'une fortune colossale et ignoraient tout des structures mises en place par l'avocate pour gérer ce patrimoine. Ils ont signé des blancs-seings à la chaîne. Selon les juges, la prévenue possède de grandes facultés manipulatrices. La justice a découvert que l'accusée détenait une fortune d'environ 88 millions d'euros, disséminée sur plus d'une vingtaine de comptes. Elle a condamné la prévenue à rendre aux deux frères les 327.000 actions AB InBev qui ont été retrouvées et à leur verser 34 millions d'euros, représentant la valeur des 488.000 titres manquants. Les quelque 30 millions d'euros encore confisqués finiront dans les caisses de l'Etat de Genève.

La condamnée ne retourne pas en prison, en raison des jours de détention préventive déjà effectués. Elle est toutefois sous le coup d'une procédure d'extradition émanant du Luxembourg. Condamnée par la justice du Grand-Duché pour tentative d'escroquerie, elle doit encore purger neuf mois de prison dans ce pays. Après avoir travaillé durant de nombreuses années pour feu la vicomtesse Amicie de Spoelberch, la prévenue s'était ensuite occupée des affaires des deux fils adoptifs de la vicomtesse. Dans le cadre de cette dernière mission, elle s'était emparée de 815.000 actions au porteur AB InBev en profitant de la confiance que lui accordaient les deux frères. Ces 815.000 actions ont disparu en 2004. La valeur des titres est estimée aujourd'hui à plusieurs dizaines de millions de francs (quelques dizaines de millions d'euros). Les recherches de ces certificats ont pendant longtemps été vaines. Soupçonnée de vol, l'avocate avait été jugée par la justice luxembourgeoise et acquittée par une instance d'appel en 2016. C'est à l'issue de ce procès que la trace des actions disparues réapparaît. Des établissements bancaires en Suisse signalent à Berne des soupçons de blanchiment visant l'avocate. Cette dernière avait ouvert plusieurs comptes au nom d'une société enregistrée aux Iles Vierges Britanniques. L'enquête menée à Genève a permis de découvrir que les actions disparues ont transité par ces différents comptes bancaires. Le ministère public genevois reproche à la prévenue d'avoir créé plusieurs autres sociétés offshore et d'avoir effectué divers transferts et démarches pour camoufler l'origine de ces titres.Elle avait en effet déposé ces titres sur divers comptes bancaires en Suisse. Puis les a blanchis, en utilisant des montages financiers d'une grande subtilité. L'avocate travaillait depuis longtemps pour Amicie de Spoelberch. La vicomtesse est l'héritière de l'une des familles les plus fortunées de Belgique. Elle est notamment propriétaire d'AB InBev, le plus grand empire brassicole de la planète, qui compte de nombreuses marques de bières dans le monde entier. La vicomtesse a deux fils adoptifs, Alexis et Patrice Bailo de Spoelberch. Les frères, partie plaignante dans cette procédure, estimaient avoir été grugés par l'avocate. L'accusée niait tout détournement. Elle affirme que ces actions lui ont été cédées à titre d'honoraires pour son travail. La faute de la prévenue est très grave, a cependant relevé le tribunal. Elle s'en est prise au patrimoine d'une famille qui lui témoignait une confiance aveugle. Elle a profité de la vulnérabilité des deux fils adoptifs de la vicomtesse, qui venaient de perdre leur père et qui consommaient alcool et stupéfiants. Les deux frères se sont retrouvés soudain à la tête d'une fortune colossale et ignoraient tout des structures mises en place par l'avocate pour gérer ce patrimoine. Ils ont signé des blancs-seings à la chaîne. Selon les juges, la prévenue possède de grandes facultés manipulatrices. La justice a découvert que l'accusée détenait une fortune d'environ 88 millions d'euros, disséminée sur plus d'une vingtaine de comptes. Elle a condamné la prévenue à rendre aux deux frères les 327.000 actions AB InBev qui ont été retrouvées et à leur verser 34 millions d'euros, représentant la valeur des 488.000 titres manquants. Les quelque 30 millions d'euros encore confisqués finiront dans les caisses de l'Etat de Genève.