Dans un rapport publié mardi sur son site internet, POGO se fonde sur un document du "Joint Program Office" (JPO, l'agence du Pentagone qui gère le programme F-35 au profit des différentes composantes de l'armée américaine et des autres pays clients - dont la Belgique, acquéreuse de 34 appareils).

Les 23 F-35 utilisés pour des tests opérationnels au départ de la base aérienne Edwards, en Californie (sud-ouest des Etats-Unis) affichaient un taux de "capacité totale de mission" ("fully mission capable") de 8,7% en juin dernier, ce qui représente une amélioration par rapport au mois de mai, quand la disponibilité opérationnelle n'était que de 4,7%, souligne l'ONG.

Cette flotte est composée de huit F-35A (la version à décollage et atterrissage classiques), six américains et deux néerlandais, de onze F-35B (à décollage et atterrissage verticaux), six américains et trois britanniques, et de six F-35C, la version destinée à opérer depuis des porte-avions, uniquement acquise par l'US Navy.

Depuis le début de la phase de tests opérationnels et d'évaluation (OT&E) en décembre 2018 et jusqu'à la mi-juillet, la pleine disponibilité des avions furtifs dit "de cinquième génération" a atteint 11%, selon le document du JPO cité par l'ONG.

Selon elle et d'autres rapports, émanant notamment du Government Accountability Office (GAO, équivalent américain de la Cour des Comptes), le programme du F-35 (aussi connu comme le Joint Strike Fighter, JSF) éprouve des difficultés à surmonter le dernier obstacle avant de pouvoir légalement passer à la production à plein régime. Ces rapports indiquent que "le système d'arme le plus coûteux de l'histoire est loin d'être prêt à faire face aux menaces actuelles ou futures", selon POGO.