Il modifiera par contre, à partir de 2021, et sans changer le volant des recettes en la matière, la fiscalité automobile en veillant à encourager l'acquisition de véhicules plus "propre" et à décourager celui de véhicules plus polluants. Le critère retenu sera celui du nouveau test européen de consommation et d'émission.

En tournant le dos au projet de taxe kilométrique intelligente, la Flandre rejoint la Wallonie dans son accord de gouvernement. Seule la Région bruxelloise le soutient encore explicitement dans le sien.

A la fin du mois d'août dernier, la ministre bruxelloise flamande de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen), avait émis le souhait d'une mise en place conjointe d'une taxe kilométrique intelligente sur l'ensemble du pays sur l'ensemble du pays.

Elle avait toutefois expliqué qu'en raison notamment de l'impact sanitaire de la pollution sur la population de la capitale - il est estimé que la mauvaise qualité de l'air est la cause de la mort prématurée de plus de 600 personnes par an - la Région-capitale ne pourrait attendre indéfiniment.

"Si cela prend encore dix ans pour que les autres régions soient convaincues, nous n'avons pas le luxe d'attendre à Bruxelles. Dans tous les cas, nous devons y aller", avait-elle précisé.