C'est sur le coup de 11h15 vendredi qu'une dizaine de manifestants de la FGTB parmi les 200 à 300 présents ont vandalisé le bâtiment du MR à Bouge. Ils ont notamment jeté de l'eau colorée sur la façade pour représenter le bain de sang social et placardé des affiches sur les vitres. Sur l'une d'elles, on pouvait lire "Bienvenue à la FEB, ici on décide, au MR on exécute".

Après un entretien avec David Clarinval, M. Bodson s'est montré plus remonté que jamais. "Nous avons pu faire part de nos revendications et M. Clarinval a promis de les exposer au Premier ministre mais nous savons qu'il faudra encore agir pour obtenir de réelles avancées", a-t-il déclaré. "Nous avons d'ailleurs été très étonnés de constater que M. Clarinval n'avait pas conscience de la situation des travailleurs à temps partiel ou de la façon dont la majorité des employeurs se conduisent en ne signant que des contrats de 20 ou 24 heures.

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" Lors de son discours devant les syndicalistes, le secrétaire général de la FGTB en Wallonie a également appelé à une nouvelle mobilisation en janvier. Une réunion rassemblant les leaders de la FGTB à l'échelle nationale est prévue en ce sens mercredi prochain en soirée et le syndicat avisera en fonction des négociations de mardi et mercredi après-midi.

"Si rien n'avance, si nous ne sommes pas écoutés, nous serons de retour la deuxième ou troisième semaine de janvier", a-t-il affirmé. "Le MR tente de se racheter une conduite et une virginité avec sa séparation de la N-VA mais nous n'oublierons pas ce qui s'est passé pendant quatre ans. Il faut absolument que ça change rapidement ou en tout cas aux prochaines élections."

La FGTB et les autres syndicats réclament une réelle marge de négociation pour une augmentation salariale en 2019 et 2020, un accord interprofessionnel prévoyant une réelle augmentation pour tous les travailleurs ainsi qu'une augmentation du salaire minimum à 14 euros/heure ou 2.300 euros/mois. Ils demandent également le retour de l'âge légal de la pension à 65 ans avec un minimum de 1.500 euros par mois. Enfin, ils appellent à des régimes de prépension et de fin de carrière accessibles avec le maintien des conditions actuelles et la prise en compte de la pénibilité du travail.