Une trentaine d'étudiants était présente. Assis sur des chaises au centre de la place, certains se sont levés pour livrer des témoignages de la précarité à laquelle ils sont confrontés. D'autres ont ensuite énoncé leurs revendications, adressées à la ministre de l'Enseignement supérieur francophone, Valérie Glatigny.

Parmi les priorités des étudiants pour lutter contre la précarité se trouvent la diminution des droits d'inscription, le remboursement du matériel de cours et l'élargissement du gel du minerval à l'ensemble du cursus. Le minerval, les droits d'inscription, le prix des supports de cours, ainsi que les frais de transports et de logement constituent des obstacles à l'accès à l'enseignement et à la lutte contre la précarité, déplore la fédération.

Difficultés pour payer leurs études

Selon une enquête effectuée par la FEF en novembre dernier auprès de 7.700 étudiants, la crise sanitaire a exacerbé les inégalités dans l'enseignement supérieur. Ainsi, 32% des étudiants affirment rencontrer des difficultés supplémentaires pour payer leurs études, et ce notamment à cause d'une perte totale ou partielle de leurs jobs étudiants pour 25% d'entre eux.

"Mais la précarité étudiante existait avant la crise sanitaire", souligne la présidente de la FEF, Chems Mabrouk. "Cela fait près de deux ans que la FEF réclame une réduction du coût des études. Il est temps maintenant que la ministre de l'Enseignement supérieur prenne des mesures pour lutter contre la précarité étudiante."

La Fédération Wallonie-Bruxelles dispose déjà de mécanismes permettant de démocratiser les études supérieures, a réagi le cabinet de la ministre Glatigny, citant le minerval réduit ou gratuit pour un certain nombre d'étudiants, les bourses d'études adaptées à la situation de l'étudiant, les subsides sociaux via les services sociaux des établissements et l'impression gratuite des supports de cours pour les étudiants boursiers.

Aides supplémentaires à l'étude

"Nous travaillons à des aides additionnelles pour les étudiants", a ajouté le porte-parole du cabinet, Olivier Schotte. "La Ministre Glatigny a demandé à l'Ares de réaliser une analyse circonstanciée de la précarité étudiante et de venir avec des propositions concrètes. L'objectif est de proposer des solutions qui conviennent à l'ensemble des étudiants et des établissements, afin que ces mesures aient un impact positif maximal sur le terrain", explique-t-il.

Mme Glatigny réitère en outre son appel à une "union sacrée" de tous les niveaux de pouvoir pour aider les étudiants, précise le porte-parole. Une réunion rassemblant l'ensemble des niveaux de pouvoir compétents pour des matières touchant de près ou de loin les frais liés aux études sera organisée le vendredi 26 février par la Ministre. Selon celle-ci, le but est de maximiser l'impact de l'aide apportée par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le cabinet rappelle par ailleurs que la Fédération Wallonie-Bruxelles a développé depuis le début de la crise sanitaire un plan pour soutenir les étudiants, mobilisant près de 13 millions d'euros d'aides directes supplémentaires.

Une trentaine d'étudiants était présente. Assis sur des chaises au centre de la place, certains se sont levés pour livrer des témoignages de la précarité à laquelle ils sont confrontés. D'autres ont ensuite énoncé leurs revendications, adressées à la ministre de l'Enseignement supérieur francophone, Valérie Glatigny. Parmi les priorités des étudiants pour lutter contre la précarité se trouvent la diminution des droits d'inscription, le remboursement du matériel de cours et l'élargissement du gel du minerval à l'ensemble du cursus. Le minerval, les droits d'inscription, le prix des supports de cours, ainsi que les frais de transports et de logement constituent des obstacles à l'accès à l'enseignement et à la lutte contre la précarité, déplore la fédération.Difficultés pour payer leurs études Selon une enquête effectuée par la FEF en novembre dernier auprès de 7.700 étudiants, la crise sanitaire a exacerbé les inégalités dans l'enseignement supérieur. Ainsi, 32% des étudiants affirment rencontrer des difficultés supplémentaires pour payer leurs études, et ce notamment à cause d'une perte totale ou partielle de leurs jobs étudiants pour 25% d'entre eux. "Mais la précarité étudiante existait avant la crise sanitaire", souligne la présidente de la FEF, Chems Mabrouk. "Cela fait près de deux ans que la FEF réclame une réduction du coût des études. Il est temps maintenant que la ministre de l'Enseignement supérieur prenne des mesures pour lutter contre la précarité étudiante." La Fédération Wallonie-Bruxelles dispose déjà de mécanismes permettant de démocratiser les études supérieures, a réagi le cabinet de la ministre Glatigny, citant le minerval réduit ou gratuit pour un certain nombre d'étudiants, les bourses d'études adaptées à la situation de l'étudiant, les subsides sociaux via les services sociaux des établissements et l'impression gratuite des supports de cours pour les étudiants boursiers.Aides supplémentaires à l'étude "Nous travaillons à des aides additionnelles pour les étudiants", a ajouté le porte-parole du cabinet, Olivier Schotte. "La Ministre Glatigny a demandé à l'Ares de réaliser une analyse circonstanciée de la précarité étudiante et de venir avec des propositions concrètes. L'objectif est de proposer des solutions qui conviennent à l'ensemble des étudiants et des établissements, afin que ces mesures aient un impact positif maximal sur le terrain", explique-t-il. Mme Glatigny réitère en outre son appel à une "union sacrée" de tous les niveaux de pouvoir pour aider les étudiants, précise le porte-parole. Une réunion rassemblant l'ensemble des niveaux de pouvoir compétents pour des matières touchant de près ou de loin les frais liés aux études sera organisée le vendredi 26 février par la Ministre. Selon celle-ci, le but est de maximiser l'impact de l'aide apportée par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le cabinet rappelle par ailleurs que la Fédération Wallonie-Bruxelles a développé depuis le début de la crise sanitaire un plan pour soutenir les étudiants, mobilisant près de 13 millions d'euros d'aides directes supplémentaires.