La crise du Covid et les dépenses qui l'accompagnent aggravent comme jamais le déficit structurel d'une institution "qui n'est pas maître de ses recettes".

Le déficit de l'institution passera cette année de 708 millions d'euros prévus avant la crise à quelque 1,8 milliard. Si l'institution francophone ne dispose d'aucun levier fiscal, sa source de financement, le Fédéral, lui permet de jouir de meilleures cotations que, par exemple, la Région wallonne sur les marchés financiers. Le gouvernement francophone va donc aller chercher 1,4 milliard d'euros sur les marchés d'ici la fin de l'année. "Tant qu'on a accès au marché pour rembourser le capital, pas de souci. Mais il faut maîtriser les intérêts. Suite à la crise, la charge de la dette devrait passer de 2 à 3% du budget, donc 300 millions. Cela reste soutenable", assure le ministre.

Il indique aussi ne pas avoir de "crainte par rapport à l'augmentation de l'endettement", évoquant des taux qui restent réduits. La dette totale de la Fédération passera tout de même de 76,0% du budget avant la crise à 96,4% après celle-ci, et à 130% à l'horizon 2024. "Mais je tiens à être rassurant, nous n'avons pas de problème de liquidité".

Dans ce 1,4 milliard, il y 150 millions à aller chercher au Conseil de l'Europe, au moins 500 millions dans le cadre d'un nouvel emprunt et 300 millions minimum via une nouvelle ligne de crédit à la Banque européenne d'investissement (BEI).

La crise du Covid et les dépenses qui l'accompagnent aggravent comme jamais le déficit structurel d'une institution "qui n'est pas maître de ses recettes". Le déficit de l'institution passera cette année de 708 millions d'euros prévus avant la crise à quelque 1,8 milliard. Si l'institution francophone ne dispose d'aucun levier fiscal, sa source de financement, le Fédéral, lui permet de jouir de meilleures cotations que, par exemple, la Région wallonne sur les marchés financiers. Le gouvernement francophone va donc aller chercher 1,4 milliard d'euros sur les marchés d'ici la fin de l'année. "Tant qu'on a accès au marché pour rembourser le capital, pas de souci. Mais il faut maîtriser les intérêts. Suite à la crise, la charge de la dette devrait passer de 2 à 3% du budget, donc 300 millions. Cela reste soutenable", assure le ministre. Il indique aussi ne pas avoir de "crainte par rapport à l'augmentation de l'endettement", évoquant des taux qui restent réduits. La dette totale de la Fédération passera tout de même de 76,0% du budget avant la crise à 96,4% après celle-ci, et à 130% à l'horizon 2024. "Mais je tiens à être rassurant, nous n'avons pas de problème de liquidité". Dans ce 1,4 milliard, il y 150 millions à aller chercher au Conseil de l'Europe, au moins 500 millions dans le cadre d'un nouvel emprunt et 300 millions minimum via une nouvelle ligne de crédit à la Banque européenne d'investissement (BEI).