Celui-ci a abondé dans le sens de l'inquiétude exprimée par un collectif de 16 académiciens réputés venus d'universités francophones, flamandes, mais aussi de la London School of Economics. Ceux-ci estiment qu'il est fort risqué d'augmenter la dégressivité des allocations de chômage décidée cet été, par le gouvernement Michel, dans le cadre du "jobs deal", programme gouvernemental de lutte contre les pénuries de main-d'oeuvre.

Ils notent qu'il n'est pas acquis scientifiquement que la réduction progressive des allocations favorise les démarches de recherche d'emploi.

Pour Didier Gosuin, cette carte blanche confirme les conclusions des précédentes études, dont celle menée par Bruxelles Formation sur la précarité des stagiaires bruxellois.

"Le principal problème du chômage réside dans le niveau de qualification des chercheurs d'emploi. Soixante six pour-cent des chercheurs d'emploi inscrits chez Actiris n'ont pas leur diplôme du secondaire. Le problème du chômage est donc essentiellement lié à une inadéquation entre les offres d'emploi et les qualifications des chercheurs d'emploi. La solution réside donc dans l'amélioration des compétences qui est le véritable tremplin vers l'emploi", a expliqué le ministre bruxellois.

Pour Didier Gosuin, si le gouvernement fédéral veut maintenir sa position d'accélérer la dégressivité des allocations de chômage, il faut alors assurer le gel total de la dégressivité pour tous ceux qui s'engagent dans un parcours de formation, ce qui n'est pas le cas actuellement.

"La dégressivité ne peut être une entrave à la formation mais doit être au contraire un incitant", a commenté le ministre DéFI.

Celui-ci a abondé dans le sens de l'inquiétude exprimée par un collectif de 16 académiciens réputés venus d'universités francophones, flamandes, mais aussi de la London School of Economics. Ceux-ci estiment qu'il est fort risqué d'augmenter la dégressivité des allocations de chômage décidée cet été, par le gouvernement Michel, dans le cadre du "jobs deal", programme gouvernemental de lutte contre les pénuries de main-d'oeuvre. Ils notent qu'il n'est pas acquis scientifiquement que la réduction progressive des allocations favorise les démarches de recherche d'emploi. Pour Didier Gosuin, cette carte blanche confirme les conclusions des précédentes études, dont celle menée par Bruxelles Formation sur la précarité des stagiaires bruxellois. "Le principal problème du chômage réside dans le niveau de qualification des chercheurs d'emploi. Soixante six pour-cent des chercheurs d'emploi inscrits chez Actiris n'ont pas leur diplôme du secondaire. Le problème du chômage est donc essentiellement lié à une inadéquation entre les offres d'emploi et les qualifications des chercheurs d'emploi. La solution réside donc dans l'amélioration des compétences qui est le véritable tremplin vers l'emploi", a expliqué le ministre bruxellois. Pour Didier Gosuin, si le gouvernement fédéral veut maintenir sa position d'accélérer la dégressivité des allocations de chômage, il faut alors assurer le gel total de la dégressivité pour tous ceux qui s'engagent dans un parcours de formation, ce qui n'est pas le cas actuellement. "La dégressivité ne peut être une entrave à la formation mais doit être au contraire un incitant", a commenté le ministre DéFI.