Quatre salariés et soixante volontaires du Service d'intervention psychosociale urgente (Sisu) se relaient de 08h00 à 20h00 au centre d'appel basé à Louvain, dans les mêmes locaux où la Croix-Rouge avait géré le numéro spécial 1771 après les attentats de Bruxelles.

"Les entretiens durent de 15 minutes à 1h30", expose Emmanuel Tonneau, coordinateur pour le Sisu. Le service note en outre un pic à chaque nouvelle décision du Conseil national de sécurité. "Plus le confinement se prolonge, plus l'inquiétude grandit dans la population", observe la Croix-Rouge.

Le jour où l'on a annoncé le décès de la jeune fille de 12 ans, nous avons reçu énormément d'appels

"L'écoute est la base de la psychologie de crise, surtout par téléphone", relève un intervenant du Sisu dans le journal de bord de la Croix-Rouge. "On ne peut pas s'appuyer sur un regard, proposer un sourire ou tenter un geste. Ici, il n'y a que la voix. (...) Dans notre monde saturé d'informations visuelles, on sous-estime souvent le son mais c'est un vecteur puissant. Au Sisu, la voix est notre outil pour comprendre à qui on s'adresse mais aussi pour déterminer l'environnement dans lequel on se trouve."

Et les intervenants sont divers: des prisonniers inquiets de la promiscuité en prison, des grands-parents tristes de ne plus voir leurs petits-enfants, des enfants qui voudraient jouer dehors avec leurs amis... "On essaie au maximum de diminuer leurs angoisses", souligne M. Tonneau. Les bénévoles du Sisu soutiennent également ambulanciers, secouristes, infirmiers et autres soignants par téléphone quand c'est nécessaire. Le service appuie par ailleurs aussi les secouristes de la Croix-Rouge dans les postes médicaux d'orientation devant les hôpitaux.

Quatre salariés et soixante volontaires du Service d'intervention psychosociale urgente (Sisu) se relaient de 08h00 à 20h00 au centre d'appel basé à Louvain, dans les mêmes locaux où la Croix-Rouge avait géré le numéro spécial 1771 après les attentats de Bruxelles."Les entretiens durent de 15 minutes à 1h30", expose Emmanuel Tonneau, coordinateur pour le Sisu. Le service note en outre un pic à chaque nouvelle décision du Conseil national de sécurité. "Plus le confinement se prolonge, plus l'inquiétude grandit dans la population", observe la Croix-Rouge."L'écoute est la base de la psychologie de crise, surtout par téléphone", relève un intervenant du Sisu dans le journal de bord de la Croix-Rouge. "On ne peut pas s'appuyer sur un regard, proposer un sourire ou tenter un geste. Ici, il n'y a que la voix. (...) Dans notre monde saturé d'informations visuelles, on sous-estime souvent le son mais c'est un vecteur puissant. Au Sisu, la voix est notre outil pour comprendre à qui on s'adresse mais aussi pour déterminer l'environnement dans lequel on se trouve." Et les intervenants sont divers: des prisonniers inquiets de la promiscuité en prison, des grands-parents tristes de ne plus voir leurs petits-enfants, des enfants qui voudraient jouer dehors avec leurs amis... "On essaie au maximum de diminuer leurs angoisses", souligne M. Tonneau. Les bénévoles du Sisu soutiennent également ambulanciers, secouristes, infirmiers et autres soignants par téléphone quand c'est nécessaire. Le service appuie par ailleurs aussi les secouristes de la Croix-Rouge dans les postes médicaux d'orientation devant les hôpitaux.