Un ministre flamand, Benjamin Dalle (CD&V), n'a pas hésité à le qualifier de "saboteur du système" ou de "meilleur allié des séparatistes". Au nord du pays, mais pas seulement, les critiques ont fusé contre Paul Magnette, président du PS, depuis ses multiples sorties médiatiques de vendredi qui ont précipité la fin de la mission de Koen Geens (CD&V).

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Depuis, le président du premier parti de Bruxelles et de Wallonie mène une contre-offensive pour illustrer sa volonté de "construire des ponts" et non créer des "fronts" comme l'avait suggéré Bart De Wever (N-VA) en Flandre. Mardi en fin d'après-midi, Paul Magnette a même diffusé une vidéo en néerlandais dans le texte, pour remettre l'église au milieu du village, avec un mot d'ordre d'ailleurs visuel : "restons zen".

Pédagogue, il rappelle dans un premier temps que le paysage politique issu des élections de mai 2019 est compliqué, éclaté, avec les sièges inutilisables du Vlaams Belang et du PTB. " Il est impossible de former une coalition de centre-gauche ou une coalition de centre-droit", dit-il. Le déficit de 12 milliards n'aide pas non plus et le PS rappelle qu'il veut un audit pour en trouver la cause. Une réforme de l'Etat ? Certains partis le demandent, dit Paul Magnette. Mais: "Ce n'est pas possible, la Constitution n'est pas ouverte à révision et il n'y a pas de majorité des deux tiers".

Que veut le PS ? "Un revirement" par rapport à la politique du gouvernement précédent. Cela signifie des mesures sociales et un plan ambitieux contre le financement. "Je crois en la Belgique, un beau pays avec des talents", plaide-t-il. Pour le reste ? Pas d'attaque personnelle. "Tout le monde doit rester zen."

Reste à voir si cette contre-offensive suffira à restaurer un climat largement dégradé. il est peu probable que ce message convaincra un Koen Geens ulcéré ou un MR irrité. Et le contenu même de son plaidoyer, avec son désir d'une politique fondamentalement différente de la Suédoise, n'est pas à proprement parler une main tendue aux partis qui en faisaient partie. Une pré-campagne électorale, en quelque sorte. Mais restons zen !

Un ministre flamand, Benjamin Dalle (CD&V), n'a pas hésité à le qualifier de "saboteur du système" ou de "meilleur allié des séparatistes". Au nord du pays, mais pas seulement, les critiques ont fusé contre Paul Magnette, président du PS, depuis ses multiples sorties médiatiques de vendredi qui ont précipité la fin de la mission de Koen Geens (CD&V).Depuis, le président du premier parti de Bruxelles et de Wallonie mène une contre-offensive pour illustrer sa volonté de "construire des ponts" et non créer des "fronts" comme l'avait suggéré Bart De Wever (N-VA) en Flandre. Mardi en fin d'après-midi, Paul Magnette a même diffusé une vidéo en néerlandais dans le texte, pour remettre l'église au milieu du village, avec un mot d'ordre d'ailleurs visuel : "restons zen".Pédagogue, il rappelle dans un premier temps que le paysage politique issu des élections de mai 2019 est compliqué, éclaté, avec les sièges inutilisables du Vlaams Belang et du PTB. " Il est impossible de former une coalition de centre-gauche ou une coalition de centre-droit", dit-il. Le déficit de 12 milliards n'aide pas non plus et le PS rappelle qu'il veut un audit pour en trouver la cause. Une réforme de l'Etat ? Certains partis le demandent, dit Paul Magnette. Mais: "Ce n'est pas possible, la Constitution n'est pas ouverte à révision et il n'y a pas de majorité des deux tiers".Que veut le PS ? "Un revirement" par rapport à la politique du gouvernement précédent. Cela signifie des mesures sociales et un plan ambitieux contre le financement. "Je crois en la Belgique, un beau pays avec des talents", plaide-t-il. Pour le reste ? Pas d'attaque personnelle. "Tout le monde doit rester zen."Reste à voir si cette contre-offensive suffira à restaurer un climat largement dégradé. il est peu probable que ce message convaincra un Koen Geens ulcéré ou un MR irrité. Et le contenu même de son plaidoyer, avec son désir d'une politique fondamentalement différente de la Suédoise, n'est pas à proprement parler une main tendue aux partis qui en faisaient partie. Une pré-campagne électorale, en quelque sorte. Mais restons zen !