"Dans les faits, si on veut que chaque travailleur puisse exercer son droit de faire grève, le piquet est bien plus indispensable qu'il y a 30 ans", poursuit le syndicat chrétien en pointant "la précarisation du contrat de travail, de la rémunération et du marché du travail".

"Dans un marché du travail plombé par le chômage, de plus en plus de travailleurs n'osent plus s'exposer en faisant grève sans en être empêchés", précise la CNE qui rappelle aussi qu'une part de la rémunération de nombreux travailleurs est devenue aléatoire "et donc soumise au bon vouloir de la hiérarchie".

Pour ces travailleurs, "participer à une grève sans piquet revient à voir sa rémunération rabotée", ajoute le syndicat. "Interdire le piquet de grève à l'entrée d'une entreprise revient à faire glisser la responsabilité de la grève du collectif vers chaque individu qui potentiellement sera soumis à la vengeance de sa hiérarchie, ce qui affaiblira considérablement le droit de grève dans les faits", conclut-il.

"Dans les faits, si on veut que chaque travailleur puisse exercer son droit de faire grève, le piquet est bien plus indispensable qu'il y a 30 ans", poursuit le syndicat chrétien en pointant "la précarisation du contrat de travail, de la rémunération et du marché du travail". "Dans un marché du travail plombé par le chômage, de plus en plus de travailleurs n'osent plus s'exposer en faisant grève sans en être empêchés", précise la CNE qui rappelle aussi qu'une part de la rémunération de nombreux travailleurs est devenue aléatoire "et donc soumise au bon vouloir de la hiérarchie". Pour ces travailleurs, "participer à une grève sans piquet revient à voir sa rémunération rabotée", ajoute le syndicat. "Interdire le piquet de grève à l'entrée d'une entreprise revient à faire glisser la responsabilité de la grève du collectif vers chaque individu qui potentiellement sera soumis à la vengeance de sa hiérarchie, ce qui affaiblira considérablement le droit de grève dans les faits", conclut-il.