La commission Défense de la Chambre a approuvé mercredi une résolution demandant au gouvernement de veiller à ce que l'armée belge n'utilise pas de robots tueurs dans le cadre de ses opérations. Elle souhaite également que la Belgique plaide dans les enceintes internationales en faveur d'une interdiction mondiale de l'utilisation de ces robots et de drones armés totalement automatisés.

Les écologistes sont à l'origine de cette initiative. Les députés Benoît Hellings et Wouter De Vriendt avaient déposé un texte sur la question. Mardi, la majorité a toutefois préféré déposer son propre texte qui a été adopté moyennant l'abstention des socialistes et un vote négatif d'Ecolo-Groen. Les systèmes d'armes totalement autonomes n'existent pas encore mais le développement de l'intelligence artificielle pourrait faire en sorte dans les années qui viennent que des armes puissent identifier elles-mêmes une cible et décider de la tuer, sans qu'une intervention humaine ne soit nécessaire. Une campagne internationale "stop killer robots" a été lancée en 2013 et, en 2016, le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Christof Heyns, a appelé à des moratoires nationaux sur la production, le transfert, l'acquisition et l'utilisation de cette technologie. La proposition des Verts allait dans ce sens et visait l'interdiction nationale totale du développement, de la production et de l'utilisation de cette technologie aussi bien par l'armée que par la police ou les services de renseignement. La résolution de la majorité va moins loin puisqu'elle s'attache à l'utilisation par la Défense de robots tueurs dans le cadre d'opérations militaires. Interpellé par M. Hellings, Hendrik Bogaert (CD&V, majorité) a toutefois assuré que le texte visait aussi la recherche et la production à des fins militaires. Ecolo a dénoncé un "mic-mac". "Il s'agit d'un écran de fumée", a accusé M. Hellings. Selon lui, la N-VA est gênée aux entournures par ce texte car le ministre de la Défense souhaite acquérir un drone "le plus armable, le plus cher et le plus américain" du marché. "C'est un texte extrêmement progressiste. L'armée belge ne déploiera jamais de robot tueur, c'est écrit noir sur blanc", a répliqué Richard Miller (MR).

La commission Défense de la Chambre a approuvé mercredi une résolution demandant au gouvernement de veiller à ce que l'armée belge n'utilise pas de robots tueurs dans le cadre de ses opérations. Elle souhaite également que la Belgique plaide dans les enceintes internationales en faveur d'une interdiction mondiale de l'utilisation de ces robots et de drones armés totalement automatisés.Les écologistes sont à l'origine de cette initiative. Les députés Benoît Hellings et Wouter De Vriendt avaient déposé un texte sur la question. Mardi, la majorité a toutefois préféré déposer son propre texte qui a été adopté moyennant l'abstention des socialistes et un vote négatif d'Ecolo-Groen. Les systèmes d'armes totalement autonomes n'existent pas encore mais le développement de l'intelligence artificielle pourrait faire en sorte dans les années qui viennent que des armes puissent identifier elles-mêmes une cible et décider de la tuer, sans qu'une intervention humaine ne soit nécessaire. Une campagne internationale "stop killer robots" a été lancée en 2013 et, en 2016, le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Christof Heyns, a appelé à des moratoires nationaux sur la production, le transfert, l'acquisition et l'utilisation de cette technologie. La proposition des Verts allait dans ce sens et visait l'interdiction nationale totale du développement, de la production et de l'utilisation de cette technologie aussi bien par l'armée que par la police ou les services de renseignement. La résolution de la majorité va moins loin puisqu'elle s'attache à l'utilisation par la Défense de robots tueurs dans le cadre d'opérations militaires. Interpellé par M. Hellings, Hendrik Bogaert (CD&V, majorité) a toutefois assuré que le texte visait aussi la recherche et la production à des fins militaires. Ecolo a dénoncé un "mic-mac". "Il s'agit d'un écran de fumée", a accusé M. Hellings. Selon lui, la N-VA est gênée aux entournures par ce texte car le ministre de la Défense souhaite acquérir un drone "le plus armable, le plus cher et le plus américain" du marché. "C'est un texte extrêmement progressiste. L'armée belge ne déploiera jamais de robot tueur, c'est écrit noir sur blanc", a répliqué Richard Miller (MR).