Mais où va-t-on? Bruxelles ne sera plus jamais Bruxelles. La capitale de l'Europe ploie sous les assauts d'idéologues enragés. Toutes ses traditions sont menacées, des plus ancestrales aux plus innocentes. A Bruxelles, maintenant, il paraît même que les filles refusent d'entrer dans des bars et des cafés, tout ça parce qu'on les y droguerait pour les violer. Et puis quoi encore? Bientôt on ne pourra même plus les baffer non plus?
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Mais où va-t-on? Bruxelles ne sera plus jamais Bruxelles. La capitale de l'Europe ploie sous les assauts d'idéologues enragés. Toutes ses traditions sont menacées, des plus ancestrales aux plus innocentes. A Bruxelles, maintenant, il paraît même que les filles refusent d'entrer dans des bars et des cafés, tout ça parce qu'on les y droguerait pour les violer. Et puis quoi encore? Bientôt on ne pourra même plus les baffer non plus? Mais quelle Bruxelles veulent ces gens? Une ville pure et vierge, privée de ces mille petits stratagèmes subtils de séduction, où on ne pourrait même plus droguer une fille qui serait à son goût? Alors que nos petits indépendants de l'Horeca bruxellois sont à bout, l'égoïsme de cette génération offensée est proprement criminel. Et je pèse mes mots. Enfin, moi, de toute façon, dans l'Horeca bruxellois, je ne vais plus, parce que je ne vais plus à Bruxelles du tout. Je n'y vais plus parce que Bruxelles n'est plus Bruxelles, franchement. On ne s'y sent plus chez soi. D'ailleurs ce n'est pas chez moi, chez moi on sait se garer. Pas comme dans ce piétonnier ignoble que ces tyrans totalitaires ont imposé en plein centre-ville il y a quelques années. Il paraît que depuis que les voitures ne traversent plus le boulevard Anspach, c'est devenu l'enfer là-bas: des enfants qui marchent, des vélos qui roulent, des gens qui se parlent et même parfois des personnes pauvres et ivres qui font beaucoup plus peur à la classe moyenne dans un piétonnier que sur un trottoir. Une ville morte, quoi. Enfin, moi, de toute façon, ce piétonnier je m'en fous, je n'ai plus mis une roue dans ce coin depuis qu'ils ont refusé d'appeler marché de Noël les Plaisirs d'hiver qu'ils ont lancés en 2002 et qui contiennent un marché de Noël, tout ça parce que personne n'avait demandé que ça ne s'appelle pas marché de Noël, mais j'avais lu sur les réseaux sociaux que c'était à cause des musulmans qu'on ne voulait pas choquer. Ils avaient même une fois, comme on disait à Bruxelles avant, mis sur la Grand-Place un sapin en lumière verte plutôt qu'un sapin bruxellois de chez nous, j'avais lu ça aussi sur les réseaux sociaux, apparemment les musulmans voulaient que le sapin soit en lumière verte plutôt qu'en bois, mais maintenant les tyrans totalitaires ont eu peur des réactions, et ils replantent un sapin. Il vient de l'Ardenne, c'est quand même un peu plus de chez nous, mais on sait qu'ils n'en pensent pas moins. Ils ne sont revenus à notre sapin bruxellois traditionnel que parce que des citoyens, courageusement, avaient osé se dresser contre cette Bruxelles injuste, bien-pensante et aseptisée que les empêcheurs de droguer des filles et les planteurs de sapins non bruxellois veulent nous imposer à Bruxelles. Les résistants, c'est ce qui manque le plus à Bruxelles, avec les sapins en bois et les places pour se garer. D'ailleurs l'entraîneur de l'Union saint-gilloise l'a dit l'autre jour, qu'il n'y avait pas assez de places pour les voitures autour de son stade, et il a raison, moi j'aime bien l'Union, en plus. Une équipe dont le propriétaire est un milliardaire anglais qui a fait fortune dans le poker et les paris sportifs, dont les joueurs s'entraînent à Lierre et dont l'entraîneur réclame plus de parking en ville, la voilà l'identité éternelle de Bruxelles qui sera toujours la Bruxelles que j'aime!