Pax Christi Flandre décerne chaque année le titre "d'Ambassadeur de la paix" à deux personnalités ou organisations pour leurs "efforts soutenus pour la paix, la solidarité et le respect des droits de l'Homme". Pour sa 20e édition, le prix est remis cette année à Médecins Sans Frontières d'une part et à Brigitte Herremans, spécialiste du Moyen-Orient, d'autre part. Les lauréats étaient connus depuis le 24 octobre, mais la cérémonie devait se dérouler jeudi soir à la Caserne Dossin.

Le conseil d'administration du lieu de mémoire a cependant changé d'avis à la dernière minute jeudi après-midi. "Une lauréate, Brigitte Herremans, est clairement ambiguë à l'égard d'une partie de la communauté juive", a fait savoir le centre culturel. "Le processus décisionnel a malheureusement pris beaucoup de temps."

L'organisation faîtière juive CCOJB a salué cette décision jeudi soir. Selon elle, Brigitte Herremans aurait "suggéré que les juifs exagèrent l'antisémitisme et ce pour détourner l'attention des méfaits d'Israël". Le CCOJB a également qualifié d'"extrêmement choquante" la remise de ce prix à la Caserne Dossin.

La section flamande de Pax Christi maintient le choix de ses lauréats malgré ce retournement de situation. "Nous n'avons absolument rien à voir avec l'antisémitisme", a indiqué la directrice Annemarie Gielen. "La sélection des lauréats a été faite en toute transparence et est connue depuis 48 jours. Nous avons reçu aujourd'hui une communication signalant qu'il y avait un problème avec un des lauréats, sans plus de précision. Et que l'accord avec nous devait être rompu. La Caserne Dossin elle-même, est, entre parenthèses, "ambassadeur de la paix" depuis 2017."

Brigitte Herremans était conseillère politique pour le Moyen-Orient chez Pax Christi Flandre et chez Broederlijk Delen entre 2002 et 2017. Elle est active aujourd'hui pour le centre des droits humains de l'université de Gand. Pax Christi affirme lui avoir octroyé le prix car elle livre une analyse équilibrée de la situation se jouant au Moyen-Orient. "Sa position critique à l'égard de la politique en cours en Israël est nourrie de son grand amour pour la région", avait alors justifié l'association lors de l'annonce des lauréats. Mme Herremans a été interdite d'accès à Israël pour une période de dix ans en 2016.

Belga

Pax Christi Flandre décerne chaque année le titre "d'Ambassadeur de la paix" à deux personnalités ou organisations pour leurs "efforts soutenus pour la paix, la solidarité et le respect des droits de l'Homme". Pour sa 20e édition, le prix est remis cette année à Médecins Sans Frontières d'une part et à Brigitte Herremans, spécialiste du Moyen-Orient, d'autre part. Les lauréats étaient connus depuis le 24 octobre, mais la cérémonie devait se dérouler jeudi soir à la Caserne Dossin. Le conseil d'administration du lieu de mémoire a cependant changé d'avis à la dernière minute jeudi après-midi. "Une lauréate, Brigitte Herremans, est clairement ambiguë à l'égard d'une partie de la communauté juive", a fait savoir le centre culturel. "Le processus décisionnel a malheureusement pris beaucoup de temps." L'organisation faîtière juive CCOJB a salué cette décision jeudi soir. Selon elle, Brigitte Herremans aurait "suggéré que les juifs exagèrent l'antisémitisme et ce pour détourner l'attention des méfaits d'Israël". Le CCOJB a également qualifié d'"extrêmement choquante" la remise de ce prix à la Caserne Dossin. La section flamande de Pax Christi maintient le choix de ses lauréats malgré ce retournement de situation. "Nous n'avons absolument rien à voir avec l'antisémitisme", a indiqué la directrice Annemarie Gielen. "La sélection des lauréats a été faite en toute transparence et est connue depuis 48 jours. Nous avons reçu aujourd'hui une communication signalant qu'il y avait un problème avec un des lauréats, sans plus de précision. Et que l'accord avec nous devait être rompu. La Caserne Dossin elle-même, est, entre parenthèses, "ambassadeur de la paix" depuis 2017." Brigitte Herremans était conseillère politique pour le Moyen-Orient chez Pax Christi Flandre et chez Broederlijk Delen entre 2002 et 2017. Elle est active aujourd'hui pour le centre des droits humains de l'université de Gand. Pax Christi affirme lui avoir octroyé le prix car elle livre une analyse équilibrée de la situation se jouant au Moyen-Orient. "Sa position critique à l'égard de la politique en cours en Israël est nourrie de son grand amour pour la région", avait alors justifié l'association lors de l'annonce des lauréats. Mme Herremans a été interdite d'accès à Israël pour une période de dix ans en 2016.Belga