Les pays de l'Otan ont convenu mercredi de procéder à un retrait ordonné de leurs troupes en Afghanistan - près de 10.000 hommes et femmes -, après la décision du président américain Joe Biden de "mettre fin à la plus longue guerre de l'Amérique" et de rapatrier ses derniers soldats d'ici le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, qui avait provoqué l'intervention des Etats-Unis.

Cette décision a été discutée par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des trente pays alliés réunis par vidéo-conférence, sous la houlette du chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, et du "patron" du Pentagone, Lloyd Austin, qui étaient pour leur part physiquement présents au siège bruxellois de l'Alliance.

"Cela faisait suite à l'engagement pris le mois dernier par M. Blinken de consulter étroitement les alliés" des Etats-Unis sur les décisions de politique étrangère de l'administration Biden, a commenté la ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès.

"Nous sommes arrivés ensemble (en Afghanistan), nous avons ajusté (le niveau des forces militaires) ensemble et nous partirons ensemble", a indiqué la cheffe de la diplomatie belge à l'agence Belga, rappelant que toutes ces décisions avaient été prises collectivement.

Elle a assuré que le retrait des troupes engagées dans la mission Resolute Support (RSM) de l'Otan ne signifiait pas un abandon de l'Afghanistan. Il faudra "continuer à investir dans la sécurité et le contre-terrorisme et au profit de la population afghane, et en particulier des femmes et des enfants", a souligné Mme Wilmès.

Selon elle, la Belgique reste convaincue qu'un accord politique intra-afghan - entre le gouvernement de Kaboul et l'insurrection talibane - est la meilleure garantie de stabilité dans l'optique d'une reconstruction progressive du pays.

À ce titre, la conférence de paix sur l'Afghanistan prévue pour le 24 avril à Istanbul (Turquie) représente la prochaine grande échéance pour une sortie politique négociée du conflit qui sévit dans le pays. Elle aura pour objectif d'amener les talibans et le gouvernement afghan à s'accorder sur la feuille de route à suivre.

Les opérations de redéploiement devraient prendre "de trois à quatre mois"

"L'annonce de notre retrait militaire à quelques jours de cette conférence pourrait avoir pour conséquence de diminuer la pression sur les épaules des talibans, dès lors potentiellement moins enclins à chercher à dégager un accord", a poursuivi Mme Wilmès dans un communiqué.

"Il est donc indispensable de suivre le processus de paix d'encore plus près. Nous ne voulons pas mettre en péril les acquis obtenus au cours des deux dernières décennies. Des progrès ont été par exemple engrangés au niveau des droits et des libertés de la population afghane. Nous sommes et resterons solidaires du peuple afghan. Mais nos relations dépendront de l'engagement des autorités à s'inscrire dans les mêmes valeurs et fondamentaux que notre pays", a encore souligné la cheffe de la diplomatie belge.

La mission de formation de conseil et d'assistance aux forces de sécurité afghanes, baptisée RSM, compte quelque 9.600 militaires de 36 pays, dont une septantaine de Belges déployés dans le nord du pays, sous commandement allemand.

La ministre belge de la Défense, Ludivine Dedonder, devra pour sa part se concerter avec son homologue allemande, Annegret Kramp-Karrenbauer, pour que le retrait du contingent belge se déroule dans de bonnes conditions.

Selon Mme Dedonder, les opérations de redéploiement devraient prendre "de trois à quatre mois", ce qui permet un retrait "dans le délai convenu" mercredi entre alliés.

Elle a précisé qu'une rencontre avec Mme Kramp-Karrenbauer était d'ores et déjà prévue lundi prochain. L'Allemagne compte aussi se concerter avec les autres pays engagés à ses côtés - comme la Belgique, les Pays-Bas, et des pays scandinaves - au sein du commandement régional baptisé "Training, Advice and Assist Commands" (TAAC) de la mission RSM.

Mme Dedonder a expliqué avoir récemment obtenu l'accord du conseil des ministres pour prolonger, à titre conservatoire, la mission du contingent belge jusqu'à la fin de l'année, assorti d'un budget de neuf millions d'euros. Ce montant pourra être utilisé pour financer le redéploiement, a-t-elle dit à Belga.

Elle a rappelé que la Belgique s'était montrée un partenaire toujours fiable au sein de la coalition en s'engageant avec ses partenaires de l'Otan au sein de l'Isaf (la force internationale d'assistance à la sécurité, qui a précédé RSM d'août 2003 à décembre 2014) depuis 2003. "Tout au long de l'intervention de la coalition en Afghanistan, la Défense belge aura assumé sa part de responsabilités", a souligné la ministre dans le même communiqué.

Les pays de l'Otan ont convenu mercredi de procéder à un retrait ordonné de leurs troupes en Afghanistan - près de 10.000 hommes et femmes -, après la décision du président américain Joe Biden de "mettre fin à la plus longue guerre de l'Amérique" et de rapatrier ses derniers soldats d'ici le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, qui avait provoqué l'intervention des Etats-Unis.Cette décision a été discutée par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des trente pays alliés réunis par vidéo-conférence, sous la houlette du chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, et du "patron" du Pentagone, Lloyd Austin, qui étaient pour leur part physiquement présents au siège bruxellois de l'Alliance. "Cela faisait suite à l'engagement pris le mois dernier par M. Blinken de consulter étroitement les alliés" des Etats-Unis sur les décisions de politique étrangère de l'administration Biden, a commenté la ministre belge des Affaires étrangères, Sophie Wilmès. "Nous sommes arrivés ensemble (en Afghanistan), nous avons ajusté (le niveau des forces militaires) ensemble et nous partirons ensemble", a indiqué la cheffe de la diplomatie belge à l'agence Belga, rappelant que toutes ces décisions avaient été prises collectivement. Elle a assuré que le retrait des troupes engagées dans la mission Resolute Support (RSM) de l'Otan ne signifiait pas un abandon de l'Afghanistan. Il faudra "continuer à investir dans la sécurité et le contre-terrorisme et au profit de la population afghane, et en particulier des femmes et des enfants", a souligné Mme Wilmès. Selon elle, la Belgique reste convaincue qu'un accord politique intra-afghan - entre le gouvernement de Kaboul et l'insurrection talibane - est la meilleure garantie de stabilité dans l'optique d'une reconstruction progressive du pays. À ce titre, la conférence de paix sur l'Afghanistan prévue pour le 24 avril à Istanbul (Turquie) représente la prochaine grande échéance pour une sortie politique négociée du conflit qui sévit dans le pays. Elle aura pour objectif d'amener les talibans et le gouvernement afghan à s'accorder sur la feuille de route à suivre. "L'annonce de notre retrait militaire à quelques jours de cette conférence pourrait avoir pour conséquence de diminuer la pression sur les épaules des talibans, dès lors potentiellement moins enclins à chercher à dégager un accord", a poursuivi Mme Wilmès dans un communiqué. "Il est donc indispensable de suivre le processus de paix d'encore plus près. Nous ne voulons pas mettre en péril les acquis obtenus au cours des deux dernières décennies. Des progrès ont été par exemple engrangés au niveau des droits et des libertés de la population afghane. Nous sommes et resterons solidaires du peuple afghan. Mais nos relations dépendront de l'engagement des autorités à s'inscrire dans les mêmes valeurs et fondamentaux que notre pays", a encore souligné la cheffe de la diplomatie belge. La mission de formation de conseil et d'assistance aux forces de sécurité afghanes, baptisée RSM, compte quelque 9.600 militaires de 36 pays, dont une septantaine de Belges déployés dans le nord du pays, sous commandement allemand. La ministre belge de la Défense, Ludivine Dedonder, devra pour sa part se concerter avec son homologue allemande, Annegret Kramp-Karrenbauer, pour que le retrait du contingent belge se déroule dans de bonnes conditions. Selon Mme Dedonder, les opérations de redéploiement devraient prendre "de trois à quatre mois", ce qui permet un retrait "dans le délai convenu" mercredi entre alliés. Elle a précisé qu'une rencontre avec Mme Kramp-Karrenbauer était d'ores et déjà prévue lundi prochain. L'Allemagne compte aussi se concerter avec les autres pays engagés à ses côtés - comme la Belgique, les Pays-Bas, et des pays scandinaves - au sein du commandement régional baptisé "Training, Advice and Assist Commands" (TAAC) de la mission RSM. Mme Dedonder a expliqué avoir récemment obtenu l'accord du conseil des ministres pour prolonger, à titre conservatoire, la mission du contingent belge jusqu'à la fin de l'année, assorti d'un budget de neuf millions d'euros. Ce montant pourra être utilisé pour financer le redéploiement, a-t-elle dit à Belga. Elle a rappelé que la Belgique s'était montrée un partenaire toujours fiable au sein de la coalition en s'engageant avec ses partenaires de l'Otan au sein de l'Isaf (la force internationale d'assistance à la sécurité, qui a précédé RSM d'août 2003 à décembre 2014) depuis 2003. "Tout au long de l'intervention de la coalition en Afghanistan, la Défense belge aura assumé sa part de responsabilités", a souligné la ministre dans le même communiqué.