Derrière le trio de tête, le "Freedom of Tought Report" classe la France, le Japon ainsi que les Etats insulaires de Nauru et Sao Tomé-et-Principe. L'Afghanistan, l'Iran et l'Arabie Saoudite se retrouvent par contre en bas du classement.

Pour la Belgique, cette première place "signifie que les non-croyants ne sont pas systématiquement discriminés et qu'il existe une protection en cas de discrimination", commente dans un communiqué DeMens.nu, la coupole belge des organisations laïques.

Les auteurs du rapport écrivent qu'il n'existe aucune restriction fondamentale à la liberté d'expression ou à la défense des valeurs humanistes en Belgique. Le pays ne compte par ailleurs pas de tribunaux religieux et les groupes laïcs sont libres, ajoute l'organisation. Elle souligne également que l'État belge est laïc, avec une séparation des pouvoirs religieux et politiques, "sans discrimination contre une croyance ou une conviction".

Le rapport s'inquiète néanmoins de la présence d'un islam radical dans certaines parties de la Belgique et en particulier du rôle joué par des imams salafistes d'Arabie saoudite. Il note encore que le débat public est de plus en plus hostile aux idées "progressistes".

Au niveau mondial, le rapport constate que le monde est divisé au sujet des lois relatives au blasphème et à l'apostasie. De telles législations ont été abolies dans 8 pays au cours des cinq dernières années, mais 69 autres Etats les maintiennent et parfois les renforcent.