"Le principe qu'il faut d'abord avoir contribué avant de faire valoir des droits sociaux est fondamental pour la stabilité de notre sécurité sociale", commente M. Peeters (CD&V) dans un communiqué. La législation actuelle prévoit un délai de trois mois de travail en Belgique pour qu'un demandeur d'emploi étranger puisse bénéficier d'allocations de chômage belges.

Dans sa volonté d'améliorer la coordination des régimes de sécurité sociale des différents États membres, la commissaire européenne aux Affaires sociales, la belge Marianne Thyssen (CD&V elle aussi), avait préconisé de généraliser ce délai des trois mois. Mais en juin dernier, la présidence bulgare du Conseil de l'UE a dégagé une majorité parmi les Etats membres pour réduire le délai à un mois.

Saisi du dossier, la commission du Parlement européen en charge de cette matière a encore réduit ce délai mardi, le portant à un jour. Le texte doit toutefois encore passer en plénière du Parlement européen, où les groupes parlementaires pourraient encore le faire évoluer. Côté belge, la N-VA a été la première ce mardi à dénoncer le délai d'un jour. Elle en a profité pour réclamer une limitation des allocations de chômage dans le temps.

Partisan d'un maintien du délai à trois mois, l'eurodéputé Tom Vandekendelaere (PPE, CD&V), membre de la commission parlementaire, n'en a pas moins pris ses distances avec la N-VA. Son parti s'oppose à une limitation des allocations de chômage dans le temps, mais accepte une dégressivité accrue. "L'objectif poursuivi en faisant entrer des personnes dans le système du chômage après une si courte période n'est pas en soi de leur payer une allocation, mais bien de les engager dans un parcours de retour à l'emploi", fait-il valoir. M. Vandekendelaere se dit toutefois confiant dans le fait que cette disposition tombera lors de l'adoption par le Parlement de sa position de négociation avec le Conseil. Il souligne aussi d'autres avantages de la directive en débat, notamment pour contrôler si des contributions sociales sont bien payées dans le pays d'origine du travailleur détaché.

"Le principe qu'il faut d'abord avoir contribué avant de faire valoir des droits sociaux est fondamental pour la stabilité de notre sécurité sociale", commente M. Peeters (CD&V) dans un communiqué. La législation actuelle prévoit un délai de trois mois de travail en Belgique pour qu'un demandeur d'emploi étranger puisse bénéficier d'allocations de chômage belges. Dans sa volonté d'améliorer la coordination des régimes de sécurité sociale des différents États membres, la commissaire européenne aux Affaires sociales, la belge Marianne Thyssen (CD&V elle aussi), avait préconisé de généraliser ce délai des trois mois. Mais en juin dernier, la présidence bulgare du Conseil de l'UE a dégagé une majorité parmi les Etats membres pour réduire le délai à un mois. Saisi du dossier, la commission du Parlement européen en charge de cette matière a encore réduit ce délai mardi, le portant à un jour. Le texte doit toutefois encore passer en plénière du Parlement européen, où les groupes parlementaires pourraient encore le faire évoluer. Côté belge, la N-VA a été la première ce mardi à dénoncer le délai d'un jour. Elle en a profité pour réclamer une limitation des allocations de chômage dans le temps. Partisan d'un maintien du délai à trois mois, l'eurodéputé Tom Vandekendelaere (PPE, CD&V), membre de la commission parlementaire, n'en a pas moins pris ses distances avec la N-VA. Son parti s'oppose à une limitation des allocations de chômage dans le temps, mais accepte une dégressivité accrue. "L'objectif poursuivi en faisant entrer des personnes dans le système du chômage après une si courte période n'est pas en soi de leur payer une allocation, mais bien de les engager dans un parcours de retour à l'emploi", fait-il valoir. M. Vandekendelaere se dit toutefois confiant dans le fait que cette disposition tombera lors de l'adoption par le Parlement de sa position de négociation avec le Conseil. Il souligne aussi d'autres avantages de la directive en débat, notamment pour contrôler si des contributions sociales sont bien payées dans le pays d'origine du travailleur détaché.