Actuellement, la Belgique n'est pas armée pour une fermeture des centrales en 2025, estime-t-il. "Nous avons gaspillé trop de temps (...) Je ne suis pas un défenseur de l'énergie nucléaire, mais les centrales existantes sont pour le moment la source la moins chère d'énergie. J'en vois d'autres plaider pour des centrales au gaz comme phase de transition, mais le gaz est une énergie fossile et donc polluant." Si les centrales nucléaires restent en service plus longtemps, il faudra faire payer l'exploitant davantage, et cet argent devra être investi dans des sources alternatives d'énergie, poursuit-il.

Le climatologue de l'UCLouvain se dit également "frustré" de l'accord de gouvernement flamand, qu'il juge trop peu ambitieux, notamment sur les réductions d'émissions. "Je ne comprends pas le gouvernement. Les conséquences du réchauffement climatique seront bien plus dramatiques pour la Flandre que pour la Wallonie et pourtant on fait très peu."

Il confirme également être à nouveau intéressé par la présidence du GIEC, probablement en 2022. "Je trouve que le président actuel (le Sud-coréen Hoesung Lee) ne fait pas du bon travail. Je pense que je peux faire mieux."