"Dans ces camps il y a les terroristes de demain et nous ne pouvons l'admettre", a-t-il déclaré devant les députés, lors de la séance hebdomadaire de questions au gouvernement.

Pour "notre sécurité" et "leur bien-être", "ces enfants, on doit tout faire pour les faire sortir", a ajouté le dirigeant libéral flamand.

Il a évoqué une limite d'âge fixée à 12 ans pour ces rapatriements, un seuil "souvent retenu par les services de protection de la jeunesse".

Une trentaine d'enfants sont concernés, selon lui.

M. De Croo a aussi promis d'"analyser au cas par cas" la situation des femmes adultes de nationalité belge retenues dans ces camps.

Elle sont 13 au total, a-t-il précisé : neuf déjà condamnées par la justice belge, et quatre visées par un mandat d'arrêt international.

"C'est clair que la situation des mères est elle aussi très préoccupante", a dit le Premier ministre. "Dans les camps, les conditions se détériorent, (...) on est en train de perdre le contrôle".

La Premier ministre était interrogé par Koen Metsu (N-VA) et Georges Dallemagne (cdH) à ce sujet. "Le camp de Al-Hol est devenu la nouvelle capitale de l'Etat Islamique", a lancé le député humaniste. "C'est un chaudron extrêmement dangereux, tant pour la population locale que pour notre propre sécurité."

Début février, une experte de l'ONU avait alerté sur les "conditions horribles" et les "traitements inhumains" subis dans ces deux camps par "plus de 64.000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants".

Jusqu'à présent, les rapatriements de ressortissants belges depuis la Syrie en guerre n'ont eu lieu qu'au compte-gouttes.

Le précédent gouvernement défendait depuis 2017 le principe de "faciliter" le rapatriement des enfants de moins de 10 ans dont la filiation belge a été prouvée.

Mais cela avait été très peu mis en pratique, les autorités belges mettant en avant l'absence de relais consulaires en zone irako-syrienne pour justifier leur impuissance. Ce qui n'est pas le cas en Turquie, d'où avaient été rapatriés en juillet 2020 trois veuves d'anciens combattants du groupe Etat islamique (EI) et six de leurs enfants.

La Belgique compte parmi les pays européens ayant vu partir le plus grand nombre de combattants étrangers après le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011. A partir de 2012, plus de 400 Belges sont partis y combattre dans les rangs des organisations jihadistes.

Les femmes belges dans le camp de réfugiés d'Al-Hol introuvables ?

Une équipe belge de médecins et psychologues devait normalement se rendre la semaine passée dans le camp de déplacés d'Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, afin de prélever des échantillons ADN sur certains enfants pour déterminer s'ils sont belges et, ainsi, organiser leur rapatriement. Mais le départ n'a pas eu lieu car le chaos règne dans ce camp sous administration autonome kurde, qui a récemment décidé de permettre à des milliers de personnes, dont des étrangers et des proches de combattants de l'État islamique (EI), de quitter le camp, bondé, rapporte mardi le quotidien De Morgen.

Les experts belges devaient prélever des échantillons sur Nora Verhoeven et ses enfants présumés. Mais cette dernière, qui est partie pour la Syrie en 2013 et a été condamnée deux ans plus tard durant le procès de la mouvance Sharia4Belgium, est introuvable.

La localisation d'autres femmes belges et de leurs enfants reste également floue. Six d'entres elles et 12 mineurs se trouveraient encore dans le camp d'Al-Hol, sans certitude toutefois. "La situation dans le camp est tout à fait hors de contrôle", selon le psychologue de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) Gerrit Loots, qui doit emmener la mission belge en question. "Le groupe terroriste État islamique (EI) détient désormais Al-Hol et a déjà établi sa propre loi. Cette année, des dizaines de personnes sont déjà mortes dans le camp."

Les échantillons ADN sont indispensables pour démontrer que les enfants sont bien des ressortissants belges, ce qui leur permettrait d'être ramenés en Belgique sous ordre judiciaire. M. Loots plaide dans De Morgen pour que ces enfants et leurs mères belges soient rapatriés au plus vite. "Désormais ces enfants sont à la merci de l'EI".

"Dans ces camps il y a les terroristes de demain et nous ne pouvons l'admettre", a-t-il déclaré devant les députés, lors de la séance hebdomadaire de questions au gouvernement.Pour "notre sécurité" et "leur bien-être", "ces enfants, on doit tout faire pour les faire sortir", a ajouté le dirigeant libéral flamand.Il a évoqué une limite d'âge fixée à 12 ans pour ces rapatriements, un seuil "souvent retenu par les services de protection de la jeunesse".Une trentaine d'enfants sont concernés, selon lui.M. De Croo a aussi promis d'"analyser au cas par cas" la situation des femmes adultes de nationalité belge retenues dans ces camps.Elle sont 13 au total, a-t-il précisé : neuf déjà condamnées par la justice belge, et quatre visées par un mandat d'arrêt international."C'est clair que la situation des mères est elle aussi très préoccupante", a dit le Premier ministre. "Dans les camps, les conditions se détériorent, (...) on est en train de perdre le contrôle".La Premier ministre était interrogé par Koen Metsu (N-VA) et Georges Dallemagne (cdH) à ce sujet. "Le camp de Al-Hol est devenu la nouvelle capitale de l'Etat Islamique", a lancé le député humaniste. "C'est un chaudron extrêmement dangereux, tant pour la population locale que pour notre propre sécurité."Début février, une experte de l'ONU avait alerté sur les "conditions horribles" et les "traitements inhumains" subis dans ces deux camps par "plus de 64.000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants".Jusqu'à présent, les rapatriements de ressortissants belges depuis la Syrie en guerre n'ont eu lieu qu'au compte-gouttes.Le précédent gouvernement défendait depuis 2017 le principe de "faciliter" le rapatriement des enfants de moins de 10 ans dont la filiation belge a été prouvée.Mais cela avait été très peu mis en pratique, les autorités belges mettant en avant l'absence de relais consulaires en zone irako-syrienne pour justifier leur impuissance. Ce qui n'est pas le cas en Turquie, d'où avaient été rapatriés en juillet 2020 trois veuves d'anciens combattants du groupe Etat islamique (EI) et six de leurs enfants.La Belgique compte parmi les pays européens ayant vu partir le plus grand nombre de combattants étrangers après le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011. A partir de 2012, plus de 400 Belges sont partis y combattre dans les rangs des organisations jihadistes. Une équipe belge de médecins et psychologues devait normalement se rendre la semaine passée dans le camp de déplacés d'Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, afin de prélever des échantillons ADN sur certains enfants pour déterminer s'ils sont belges et, ainsi, organiser leur rapatriement. Mais le départ n'a pas eu lieu car le chaos règne dans ce camp sous administration autonome kurde, qui a récemment décidé de permettre à des milliers de personnes, dont des étrangers et des proches de combattants de l'État islamique (EI), de quitter le camp, bondé, rapporte mardi le quotidien De Morgen.Les experts belges devaient prélever des échantillons sur Nora Verhoeven et ses enfants présumés. Mais cette dernière, qui est partie pour la Syrie en 2013 et a été condamnée deux ans plus tard durant le procès de la mouvance Sharia4Belgium, est introuvable. La localisation d'autres femmes belges et de leurs enfants reste également floue. Six d'entres elles et 12 mineurs se trouveraient encore dans le camp d'Al-Hol, sans certitude toutefois. "La situation dans le camp est tout à fait hors de contrôle", selon le psychologue de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) Gerrit Loots, qui doit emmener la mission belge en question. "Le groupe terroriste État islamique (EI) détient désormais Al-Hol et a déjà établi sa propre loi. Cette année, des dizaines de personnes sont déjà mortes dans le camp." Les échantillons ADN sont indispensables pour démontrer que les enfants sont bien des ressortissants belges, ce qui leur permettrait d'être ramenés en Belgique sous ordre judiciaire. M. Loots plaide dans De Morgen pour que ces enfants et leurs mères belges soient rapatriés au plus vite. "Désormais ces enfants sont à la merci de l'EI".