"Tout le monde devra se retrousser les manches. Nous mettons la barre haut pour tout le monde mais nous ferons en sorte que chacun puisse suivre", a expliqué M. Jambon.

Cette ambition se traduira par un relèvement du taux d'emploi régional à 80% et la mise au travail de 120.000 personnes. Le futur gouvernement mise sur un accompagnement renforcé et plus strict ainsi que des dispositifs incitatifs comme l'octroi d'un "job bonus" pour les bas salaires qui pourra s'élever à 600 euros nets par an. Si, après deux ans, un chômeur n'a toujours pas trouvé d'emploi, il devra accomplir des travaux d'intérêt communautaire.

Les élections du 26 mai se sont traduites par une forte progression de l'extrême-droite au nord du pays.

"Certaines personnes ont des difficultés aujourd'hui même si elles ont un travail et il y a un sentiment que la charge n'est pas suffisamment partagée. Le ticket d'entrée sera plus cher mais quand on l'aura, on bénéficiera de toute les chances pour faire partie de la société", a souligné M. Jambon.

Des mesures seront prises pour durcir l'accès à certaines politiques sociales pour les nouveaux-venus en Flandre, en particulier les allocations familiales auxquelles ne pourront pas prétendre les demandeurs d'asile, l'accès à un logement social et à la caisse sociale flamande. Les prix dont doivent s'acquitter les nouveaux venus pour les cours de néerlandais et d'intégration seront augmentés. L'issue du parcours d'intégration sera sanctionnée par la signature d'une déclaration de participation à la Flandre.

La Flandre introduira une réforme importante en matière électorale puisque l'obligation de vote disparaîtra pour le scrutin communal et provincial.

L'accord prévoit encore d'augmenter la surface boisée et les réserves naturelles mais aussi de poursuivre l'élargissement des rings de Bruxelles et Anvers.