Pour Alexia Bertrand (MR) le gouvernement bruxellois propose "un plan de relance qui n'en est pas face à la crise dans la Région du pays qui est la plus touchée par la crise.

"C'est plutôt un catalogue fourre-tout des mesures de votre accord de majorité, voire en fait, une reprise des mesures promises depuis plus de 15 ans déjà. Vous avez raison d'évoquer les problèmes de logement, de pauvreté, de sans-abrisme, de santé mentale et d'alimentation. Ce n'est pas de la relance que de maintenir, à travers les huit mesures que vous présentez, les activités essentielles et habituelles des hôpitaux, tout en gardant une capacité de réponse au Covid. Ce sont les missions de base de votre gouvernement non remplies depuis 15 ans", a-t-elle dit.

La cheffe de file du MR a par ailleurs jugé que la dette actuellement assumée permet surtout de financer les mêmes politique sociales sans le soutien d'une véritable impulsion économique.

La cheffe de groupe N-VA Cieltje Van Achter a félicité ironiquement le ministre-président Vervoort pour avoir pu enfin définir un cadre budgétaire pluriannuel, quinze mois après la mise en place de son gouvernement. Mais elle lui a reproché de ne pas en avoir donné les contours chiffrés (dépenses, recettes) ni le contenu des économies annoncées par le ministre des Finances.

Gilles Verstraeten (N-VA) s'est dit surpris du qualificatif "palliatif" utilisé par le ministre-président pour évoquer l'aide alimentaire. Pour lui, le risque de basculer dans la pauvreté réside surtout chez ceux qui n'ont pas de travail.

Comme Clémentine Barzin (MR), il estime qu'il manque à Bruxelles une véritable stratégie assortie des moyens nécessaires en matière de (capacités de) formation.

Pour le PTB, le gouvernement n'a pas su gérer la crise sanitaire. Il n'est pas non plus à la hauteur pour résoudre la grave crise sociale.

"On a entendu des chiffres concrets pour des prêts aux entreprises. Mais il n'y a pas les budgets nécessaires pour faire face à l'urgence dans les maisons de repos aujourd'hui. Une aide soignante me disait qu'elles n'étaient que deux la nuit pour s'occuper de 82 résidents. Il faut plus de personnel maintenant, pas fin 2021."

En matière de logement, elle a reproché au gouvernement de ne pas formuler d'objectif concret en terme de création de logements sociaux alors que le loyer est devenu un grand facteur d'appauvrissement pour les ménages et de refuser d'avancer sur un encadrement des loyers.

Pour le cdH qui n'avait pas encore pu s'exprimer à mi-journée samedi, Céline Fremault considère que face à la situation sanitaire gravissime dans laquelle Bruxelles est plongée, la déclaration ne va pas à l'essentiel, faute notamment de s'articuler autour de la gestion sanitaire de la crise avec des lignes et des délais clairs. Jusqu'à présent, le gouvernement Vervoort a manqué par ailleurs de proactivité, par exemple, en matière d'emploi.

Pour Alexia Bertrand (MR) le gouvernement bruxellois propose "un plan de relance qui n'en est pas face à la crise dans la Région du pays qui est la plus touchée par la crise. "C'est plutôt un catalogue fourre-tout des mesures de votre accord de majorité, voire en fait, une reprise des mesures promises depuis plus de 15 ans déjà. Vous avez raison d'évoquer les problèmes de logement, de pauvreté, de sans-abrisme, de santé mentale et d'alimentation. Ce n'est pas de la relance que de maintenir, à travers les huit mesures que vous présentez, les activités essentielles et habituelles des hôpitaux, tout en gardant une capacité de réponse au Covid. Ce sont les missions de base de votre gouvernement non remplies depuis 15 ans", a-t-elle dit. La cheffe de file du MR a par ailleurs jugé que la dette actuellement assumée permet surtout de financer les mêmes politique sociales sans le soutien d'une véritable impulsion économique. La cheffe de groupe N-VA Cieltje Van Achter a félicité ironiquement le ministre-président Vervoort pour avoir pu enfin définir un cadre budgétaire pluriannuel, quinze mois après la mise en place de son gouvernement. Mais elle lui a reproché de ne pas en avoir donné les contours chiffrés (dépenses, recettes) ni le contenu des économies annoncées par le ministre des Finances. Gilles Verstraeten (N-VA) s'est dit surpris du qualificatif "palliatif" utilisé par le ministre-président pour évoquer l'aide alimentaire. Pour lui, le risque de basculer dans la pauvreté réside surtout chez ceux qui n'ont pas de travail. Comme Clémentine Barzin (MR), il estime qu'il manque à Bruxelles une véritable stratégie assortie des moyens nécessaires en matière de (capacités de) formation. Pour le PTB, le gouvernement n'a pas su gérer la crise sanitaire. Il n'est pas non plus à la hauteur pour résoudre la grave crise sociale. "On a entendu des chiffres concrets pour des prêts aux entreprises. Mais il n'y a pas les budgets nécessaires pour faire face à l'urgence dans les maisons de repos aujourd'hui. Une aide soignante me disait qu'elles n'étaient que deux la nuit pour s'occuper de 82 résidents. Il faut plus de personnel maintenant, pas fin 2021." En matière de logement, elle a reproché au gouvernement de ne pas formuler d'objectif concret en terme de création de logements sociaux alors que le loyer est devenu un grand facteur d'appauvrissement pour les ménages et de refuser d'avancer sur un encadrement des loyers. Pour le cdH qui n'avait pas encore pu s'exprimer à mi-journée samedi, Céline Fremault considère que face à la situation sanitaire gravissime dans laquelle Bruxelles est plongée, la déclaration ne va pas à l'essentiel, faute notamment de s'articuler autour de la gestion sanitaire de la crise avec des lignes et des délais clairs. Jusqu'à présent, le gouvernement Vervoort a manqué par ailleurs de proactivité, par exemple, en matière d'emploi.