MM. Verbeeren et Kassou déplorent une débauche de moyens répressifs pour quelques centaines de migrants en transit. "L'immigration n'est pas le problème majeur de la Belgique", souligne M. Verbeeren.

"On en parle comme d'un énorme problème de société alors qu'il s'agit de quelques centaines de personnes", estime aussi M. Kassou, qui souligne que les chiffres sont stables. "Pour 600 personnes on a rasé les arbres autour des aires d'autoroute, on en a fermé certaines, on a mis des patrouilles dans les gares, mobilisé des centaines de policiers et le résultat est qu'il y a toujours 600 personnes", résume M. Verbeeren.

"Un prospectus sur le retour volontaire n'a pas de sens"

Tous deux pointent les failles du système d'information actuel envers les migrants. "Faire un prospectus sur le retour volontaire n'est pas la meilleure manière d'expliquer aux gens où ils sont, comment ça se passe.(...) Un papier distribué à la gare du Nord, ça n'a pas de sens", observe M. Verbeeren. Fort de leur expertise, les associations recommandent d'établir un centre d'accueil et d'orientation, éventuellement coorganisé avec les institutions, comme le CGRA ou Fedasil.

Le concept est calqué sur les centres créés par le gouvernement français après le démantèlement de la "jungle" de Calais où les personnes évacuées disposaient de quelques semaines pour s'informer, réfléchir à leur projet migratoire et éventuellement demander l'asile ou opter pour un retour volontaire, une réunification familiale... "Si on était soutenus et qu'on essayait d'aller tous dans la même direction on pourrait essayer d'obtenir de meilleurs résultats et sortir de cette impasse", suggère encore M. Kessou.

MM. Verbeeren et Kassou déplorent une débauche de moyens répressifs pour quelques centaines de migrants en transit. "L'immigration n'est pas le problème majeur de la Belgique", souligne M. Verbeeren. "On en parle comme d'un énorme problème de société alors qu'il s'agit de quelques centaines de personnes", estime aussi M. Kassou, qui souligne que les chiffres sont stables. "Pour 600 personnes on a rasé les arbres autour des aires d'autoroute, on en a fermé certaines, on a mis des patrouilles dans les gares, mobilisé des centaines de policiers et le résultat est qu'il y a toujours 600 personnes", résume M. Verbeeren. Tous deux pointent les failles du système d'information actuel envers les migrants. "Faire un prospectus sur le retour volontaire n'est pas la meilleure manière d'expliquer aux gens où ils sont, comment ça se passe.(...) Un papier distribué à la gare du Nord, ça n'a pas de sens", observe M. Verbeeren. Fort de leur expertise, les associations recommandent d'établir un centre d'accueil et d'orientation, éventuellement coorganisé avec les institutions, comme le CGRA ou Fedasil. Le concept est calqué sur les centres créés par le gouvernement français après le démantèlement de la "jungle" de Calais où les personnes évacuées disposaient de quelques semaines pour s'informer, réfléchir à leur projet migratoire et éventuellement demander l'asile ou opter pour un retour volontaire, une réunification familiale... "Si on était soutenus et qu'on essayait d'aller tous dans la même direction on pourrait essayer d'obtenir de meilleurs résultats et sortir de cette impasse", suggère encore M. Kessou.