Avant le 31 décembre 2009, tous les états membres de l'Union européenne doivent rendre un plan énergétique et climatique final. Ces plans doivent faire en sorte que l'UE atteigne ses objectifs climatiques. Il s'agit notamment de la nécessité d'avoir une part minimale d'énergie renouvelable et de l'ambition de faire baisser les émissions d'effet de serre d'au moins 35% d'effets d'ici 2030.
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Avant le 31 décembre 2009, tous les états membres de l'Union européenne doivent rendre un plan énergétique et climatique final. Ces plans doivent faire en sorte que l'UE atteigne ses objectifs climatiques. Il s'agit notamment de la nécessité d'avoir une part minimale d'énergie renouvelable et de l'ambition de faire baisser les émissions d'effet de serre d'au moins 35% d'effets d'ici 2030. Exactement un an avant la date limite, soit le 31 décembre 2018, la Commission attendait une version provisoire. La Belgique a respecté cette date, même si la rédaction du rapport intermédiaire n'a pas été chose aisée. Les discussions ont principalement porté sur la répartition des charges entre les régions. Finalement, le Comité de concertation a approuvé le projet de texte deux semaines avant la date limite. Mi-juin, c'est la douche froide. La Commission européenne fustige le plan belge. "Des efforts substantiels et une volonté politique considérable sont nécessaires pour réaliser un plan national mieux intégré", conclut-elle.À plusieurs niveaux, le plan ne répond pas aux attentes. Par exemple, sur la réduction des gaz à effet de serre, qui ne devraient diminuer que de 13%. "La Commission recommande à la Belgique de relever sensiblement le niveau d'ambition pour 2030, à au moins 25 %." Ou de la part des énergies renouvelables, qui devrait être d'un quart. La Commission considère que l'ambition belge de 18,3 % est 'nettement inférieure à l'objectif'".Bref, il y a encore beaucoup de pain sur la planche. Le gouvernement a jusqu'au 31 décembre pour répondre à toutes les exigences de l'Europe."Tout au plus quelques jours"La question est de savoir si les différents gouvernements de ce pays seront en mesure de faire le travail à temps. Les formations en Flandre et en Wallonie progressent difficilement. Au niveau fédéral, il n'y a même pas un début de coalition en vue.En tout état de cause, la Belgique ne doit pas compter sur la clémence de la Commission européenne. Officiellement, cette dernière ne souhaite pas répondre. Cependant, une source de haut niveau au sein de la Commission informe Knack qu'une formation lente d'un gouvernement n'est pas une excuse pour obtenir un délai. La Belgique ne peut compter que sur "quelques jours supplémentaires" tout au plus. En fait, ce délai s'applique à tous les gouvernements européens, puisque le 31 décembre tombe au milieu des vacances de Noël, lorsque plusieurs services publics sont en sous-effectifs.On ignore quelles sanctions (financières) menacent notre pays. Mais en tout état de cause, la Belgique, qui fournit le président du Conseil européen en la personne de Charles Michel (MR), ferait piètre figure sur la scène internationale. D'autant plus qu'Ursula von der Leyen, présidente fraîchement élue de la Commission, souhaite aboutir à un "green deal" européen, qui ferait de l'Europe le premier continent climatiquement neutre.Boris JohnsonAfin de respecter l'échéance, les négociateurs font de leur mieux pour inclure le plan énergie et climat dans les négociations gouvernementales. Cette dynamique serait encore plus efficace si les coalitions à différents niveaux étaient majoritairement composées des mêmes partis, bien que les cinq dernières années aient montré que ce n'est pas une garantie.La nécessité d'un véritable plan climat est l'un des éléments qui pourraient faire pression sur les négociations gouvernementales. En outre, il y a la demande européenne d'un budget belge pour 2020. La Commission l'attend pour le 15 octobre. La date limite pour un candidat belge au poste de commissaire européen est encore plus proche puisqu'il doit être désigné pour le 26 août - bien qu'il ne s'agisse pas d'une obligation légale.Le Brexit joue également un rôle important. À présent que Boris Johnson a pris la barre au Royaume-Uni, un Brexit sans accord le 31 octobre semble beaucoup plus probable. Un gouvernement sans pleins pouvoirs risque d'avoir du mal à pouvoir faire face.