Entre le 22 et le 28 février, il y a eu en moyenne 149,7 admissions à l'hôpital par jour, soit une augmentation de 25% par rapport à la période de référence précédente. Si, sur la seule journée de vendredi, il y avait eu 204 hospitalisations, un chiffre au plus haut depuis la fin décembre, cet indicateur s'était arrêté à "seulement" 152 samedi, dans la lignée de la moyenne quotidienne enregistrée en début de semaine et qui avoisinait alors les 150 admissions par jour. Un total certes en baisse, sans doute à cause du week-end, mais cependant en forte hausse par rapport à celui ...

Entre le 22 et le 28 février, il y a eu en moyenne 149,7 admissions à l'hôpital par jour, soit une augmentation de 25% par rapport à la période de référence précédente. Si, sur la seule journée de vendredi, il y avait eu 204 hospitalisations, un chiffre au plus haut depuis la fin décembre, cet indicateur s'était arrêté à "seulement" 152 samedi, dans la lignée de la moyenne quotidienne enregistrée en début de semaine et qui avoisinait alors les 150 admissions par jour. Un total certes en baisse, sans doute à cause du week-end, mais cependant en forte hausse par rapport à celui comptabilisé le samedi qui précède (111). Le même phénomène s'est produit dimanche, avec 127 hospitalisations, comparées aux 88 recensées le dimanche 21 février. Reste à présent à voir si le cap des 200 hospitalisations franchi vendredi le sera à nouveau dans les prochains jours de la semaine. Au total, 1.898 personnes sont hospitalisées en raison du Covid-19, dont 408 patients traités en soins intensifs. C'est une augmentation de 3% selon les chiffres de l'Institut de santé publique sciensano mis à jour lundi matin. Il s'agit là d'une moyenne sur 14 jours. La hausse des patients aux soins intensifs est, depuis quelques jours, encore plus marquée. En effet, le 24 février ce chiffre était de 362 patients pour 408 aujourd'hui. On est donc face à une hausse de près de 13% (12,70%) en cinq jours. Les chiffres ne sont donc pas bons, même si l'augmentation du nombre d'infections semble se ralentir. En effet, si elles continuent d'augmenter, l'augmentation reste tout de même de 15%, elles le font de manière moins exponentielle. A titre d'exemple, en octobre soit au début de la deuxième vague, l'augmentation atteignait les 110 %. Si on observe uniquement le taux de positivité, il y a par contre une lueur d'espoir. Le taux de positivité, soit la proportion de tests positifs par rapport à l'ensemble des dépistages effectués a en effet atteint lui 6,8%, comme la veille.Mais ce qui inquiète davantage les spécialistes ce sont les chiffres des soins intensifs. Dans le passé, on a toujours constaté dans un premier temps une augmentation du nombre d'infections. Celles-ci étaient ensuite suivies d'une augmentation des admissions à l'hôpital, puis du nombre de personnes en soins intensifs. Ici on constate une hausse importante des chiffres des soins intensifs sans que l'on ait observé au préalable une hausse similaire du nombre d'infections et d'admissions. Cette hausse pourrait, selon le statisticien Bart Mesuere interviewé par De Morgen, être dû à des épidémies dans les hôpitaux, qui fait que des personnes déjà affaiblies ont été infectées et se sont donc retrouvées en soins intensifs. "Mais il se pourrait aussi, et cela ne peut certainement pas être exclu, que de nouvelles variantes provoquent en moyenne un tableau clinique légèrement plus sévère. Seul l'avenir nous le dira" conclut encore le statisticien.