Tant pis si cela n'est ni très élégant, ni très consistant : où son assistante aurait-elle obtenu l'invitation au souper privé de sa cheffe, si ce n'est... de sa cheffe ? Pour le libéral, utiliser une adresse officielle et les services de son secrétariat pour convier entre autres le personnel de la ville à des festivités qui n'ont rien de professionnelles est une...

Tant pis si cela n'est ni très élégant, ni très consistant : où son assistante aurait-elle obtenu l'invitation au souper privé de sa cheffe, si ce n'est... de sa cheffe ? Pour le libéral, utiliser une adresse officielle et les services de son secrétariat pour convier entre autres le personnel de la ville à des festivités qui n'ont rien de professionnelles est une confusion des genres illégale. "Ce que je dénonce, c'est l'utilisation de moyens publics à des fins personnelles", développait-il dans Sudpresse, précisant vouloir saisir la ministre régionale des Pouvoirs locaux, Valérie Du Bue (MR), pour rappeler à qui semble en avoir besoin les règles en la matière. "Ce qui a été fait s'appelle de la prise d'intérêt et c'est punissable pénalement, ajoute-t-il sur Facebook. Ce n'est pas moi qui ait (sic) créé cette incrimination pénale. Je demande juste son application."Y compris à lui-même ? Le 26 février 2016, celui qui était encore échevin empêché conviait le conseil communal montois à un "drink-lunch" pour ses 30 ans... via l'adresse "@ville.mons.be" de sa secrétaire. Celle-ci précisant même qu'une enveloppe était à disposition "au secrétariat de l'échevinat", pour ceux qui voudraient contribuer au cadeau. Encore une assistante trop entreprenante ? Nullement, répond l'intéressé. Pour qui les deux situations ne se ressemblent aucunement. Sa petite fiesta n'avait "rien de promotionnel", contrairement au souper de Mélanie Ouali qui "est une activité privée qui va générer des bénéfices pour le privé". Non, lui a plutôt organisé un "team building" à destination des "agents de son service" (mais aussi au conseil communal et bien qu'il était alors "empêché"), qui se déroulait sur le temps de midi et où les invités n'ont "pas eu à payer un euro". Sauf pour ceux qui ont contribué à l'enveloppe, évidemment.