Les forces armées belges sont en période de "reconditionnement" avec la réduction des engagements en opérations à l'étranger, a affirmé le chef de la Défense (Chod) lors d'une rencontre avec quelques journalistes à l'état-major général, installé à Evere.

Avec le retour des militaires belges déployés en Afghanistan - d'abord au sein de la mission Resolute Support (RSM) de l'Otan au printemps, puis lors de l'opération d'évacuation Red Kite à Kaboul fin août -, en Jordanie (une centaine d'hommes pour mettre en oeuvre quatre avions de combat F-16 engagés contre le groupe djihadiste Daech) et d'une bonne partie du contingent de Casques bleus déployés depuis novembre 2018 au Mali, la présence militaire belge dans des missions à l'étranger est tombée à un minimum historique: 340 hommes et femmes.

Moins d'opportunités à l'étranger

A domicile, la Défense continue néanmoins à fournir une assistance dans la lutte contre le Covid-19, aux victimes des inondations meurtrières de la mi-juillet et une trentaine de militaires au maximum pour la sécurisation de trois sites nucléaires en Flandre (Doel, Geel et Mol) au profit de la Direction de la Sécurisation (DAB) de la police fédérale, aux effectifs insuffisants.

"Il y a moins d'opportunités" d'engagements militaires à l'étranger qui se présentent actuellement, "ce sont des choix politiques", a souligné l'amiral Hofman, qui a toutefois préparé un menu d'opérations - sans doute encore au Sahel et dans les pays baltes - à destination de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS). A charge pour elle de faire des arbitrages et de présenter un plan d'opérations 2022 au gouvernement fédéral, vers la fin du mois prochain.

Période de transition utile

Le Chod a toutefois souligné que cette phase de reconditionnement allait être utile pour former davantage le personnel, '"entretenir le matériel" et "renforcer nos structures".

"Moins de déploiements opérationnels, cela m'arrange en cette période de transition", a dit l'amiral, en faisant aussi référence aux nouveaux matériels commandés par le précédent gouvernement et qui arrivera dans les prochaines années, nécessitant aussi des formations spécifiques.

"Nous ne sommes plus aussi robustes" que par le passé, alors que les exigences de l'Otan ne font que croître (comme une composante Terre comptant une seconde brigade et 45 avions de combat au lieu des 34 F-35 commandés- pour répondre à "un large éventail de crises", a-t-il indiqué.

Selon le Chod, la Défense conserve cependant un attrait pour les jeunes, avec 1.850 nouvelles recrues incorporées en 2020 et 2.300 déjà en 2021. "Cela prouve que nos objectifs (de recrutement) sont réalistes et réalisables", a-t-il fait valoir.

Revaloriser le métier et améliorer la qualité de vie

Il a aussi plaidé en faveur de la mise en oeuvre effective du plan global pour le personnel proposé au printemps par Mme Dedonder et baptisé "POP" pour "People are priority" (Les gens sont la priorité), afin notamment de revaloriser les salaires et les indemnités. "Mais c'est plus large que les salaires", a souligné le chef de la Défense, en expliquant qu'il s'agissait aussi d'améliorer la qualité de vie et les infrastructures, avec la construction prévue de deux "quartiers du futur" à Charleroi et dans un site qui reste à déterminer en Flandre orientale.

L'amiral Hofman a toutefois admis que le conclave budgétaire comportait "un risque", celui de voir la Défense jouer à nouveau le rôle de variable d'ajustement, alors que les sept partis de la coalition Vivaldi ont convenu de porter les dépenses de défense belges à 1,24% du Produit intérieur brut (PIB) en 2024, contre une estimation de 1,12% pour l'année 2020, selon l'Otan.

Mais le cabinet de la ministre connaît bien les enjeux, selon le Chod, qui a assuré avoir fait passer des messages à Mme Dedonder "qui les défend".

Les forces armées belges sont en période de "reconditionnement" avec la réduction des engagements en opérations à l'étranger, a affirmé le chef de la Défense (Chod) lors d'une rencontre avec quelques journalistes à l'état-major général, installé à Evere. Avec le retour des militaires belges déployés en Afghanistan - d'abord au sein de la mission Resolute Support (RSM) de l'Otan au printemps, puis lors de l'opération d'évacuation Red Kite à Kaboul fin août -, en Jordanie (une centaine d'hommes pour mettre en oeuvre quatre avions de combat F-16 engagés contre le groupe djihadiste Daech) et d'une bonne partie du contingent de Casques bleus déployés depuis novembre 2018 au Mali, la présence militaire belge dans des missions à l'étranger est tombée à un minimum historique: 340 hommes et femmes. A domicile, la Défense continue néanmoins à fournir une assistance dans la lutte contre le Covid-19, aux victimes des inondations meurtrières de la mi-juillet et une trentaine de militaires au maximum pour la sécurisation de trois sites nucléaires en Flandre (Doel, Geel et Mol) au profit de la Direction de la Sécurisation (DAB) de la police fédérale, aux effectifs insuffisants. "Il y a moins d'opportunités" d'engagements militaires à l'étranger qui se présentent actuellement, "ce sont des choix politiques", a souligné l'amiral Hofman, qui a toutefois préparé un menu d'opérations - sans doute encore au Sahel et dans les pays baltes - à destination de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS). A charge pour elle de faire des arbitrages et de présenter un plan d'opérations 2022 au gouvernement fédéral, vers la fin du mois prochain. Le Chod a toutefois souligné que cette phase de reconditionnement allait être utile pour former davantage le personnel, '"entretenir le matériel" et "renforcer nos structures"."Moins de déploiements opérationnels, cela m'arrange en cette période de transition", a dit l'amiral, en faisant aussi référence aux nouveaux matériels commandés par le précédent gouvernement et qui arrivera dans les prochaines années, nécessitant aussi des formations spécifiques. "Nous ne sommes plus aussi robustes" que par le passé, alors que les exigences de l'Otan ne font que croître (comme une composante Terre comptant une seconde brigade et 45 avions de combat au lieu des 34 F-35 commandés- pour répondre à "un large éventail de crises", a-t-il indiqué. Selon le Chod, la Défense conserve cependant un attrait pour les jeunes, avec 1.850 nouvelles recrues incorporées en 2020 et 2.300 déjà en 2021. "Cela prouve que nos objectifs (de recrutement) sont réalistes et réalisables", a-t-il fait valoir. Il a aussi plaidé en faveur de la mise en oeuvre effective du plan global pour le personnel proposé au printemps par Mme Dedonder et baptisé "POP" pour "People are priority" (Les gens sont la priorité), afin notamment de revaloriser les salaires et les indemnités. "Mais c'est plus large que les salaires", a souligné le chef de la Défense, en expliquant qu'il s'agissait aussi d'améliorer la qualité de vie et les infrastructures, avec la construction prévue de deux "quartiers du futur" à Charleroi et dans un site qui reste à déterminer en Flandre orientale. L'amiral Hofman a toutefois admis que le conclave budgétaire comportait "un risque", celui de voir la Défense jouer à nouveau le rôle de variable d'ajustement, alors que les sept partis de la coalition Vivaldi ont convenu de porter les dépenses de défense belges à 1,24% du Produit intérieur brut (PIB) en 2024, contre une estimation de 1,12% pour l'année 2020, selon l'Otan.Mais le cabinet de la ministre connaît bien les enjeux, selon le Chod, qui a assuré avoir fait passer des messages à Mme Dedonder "qui les défend".