Ces mesures de rétention portent principalement sur les conditions de travail, l'environnement de travail et les moyens pour le réaliser, a indiqué l'état-major de la Défense à l'agence Belga, en réaction à un cri d'alarme lancé par le président de la CGPM, Yves Huwaert, dans les colonnes du journal dominical 'De Zondag'.

Le montant de plusieurs primes et indemnités a ainsi été augmenté et leur champ d'application élargi, comme la prime de bilinguisme ou de connaissance de l'anglais, une autre pour celui qui effectue le travail d'un autre d'une catégorie supérieure, une indemnité individuelle pour l'utilisation des techniques numériques et une autre pour ceux qui se rendent à vélo vers des "bureaux satellites" (au lieu de se rendre en voiture à la caserne).

D'autres initiatives, comme l'instauration de chèques-repas, sont en préparation, a précisé un porte-parole militaire à l'agence Belga.

L'état-major de la Défense a également préparé d'autres mesures pour rendre la carrière militaire plus attractive - notamment en comparaison avec la police fédérale -, qui seront soumises au prochain gouvernement fédéral, a-t-on ajouté de même source.

Une armée fantôme?

Selon le président de l'ACMP-CGPM, Yves Huwaert, l'armée a enregistré en 2019, 343 départs de militaires âgés de 30 à 40 ans, contre quelques dizaines seulement au cours des années précédentes. "Un nouveau et triste phénomène", a souligné M. Huwaert. Selon lui, les soldats expérimentés abandonnent pour diverses raisons: mauvaises conditions de travail, manque de travail utile, manque de leadership, etc.

Chaque année, le ministère de la défense recrute 2.000 soldats. C'est également nécessaire, car l'armée ressemble de plus en plus à "une armée de vieux", selon M. Huwaert. Mais "il faut des militaires confirmés pour accueillir et guider la jeune garde", ajoute-t-il.

"Si le 22 mars 2016 (attentats de Zaventem et Maelbeek) se répète, nous ne serons pas prêts. La défense n'est plus en mesure d'envoyer environ 1.800 soldats dans les rues sept jours par semaine", pointe M. Huwaert.

Selon lui, l'armée belge est "en bonne voie pour devenir une armée fantômes".

Ces mesures de rétention portent principalement sur les conditions de travail, l'environnement de travail et les moyens pour le réaliser, a indiqué l'état-major de la Défense à l'agence Belga, en réaction à un cri d'alarme lancé par le président de la CGPM, Yves Huwaert, dans les colonnes du journal dominical 'De Zondag'. Le montant de plusieurs primes et indemnités a ainsi été augmenté et leur champ d'application élargi, comme la prime de bilinguisme ou de connaissance de l'anglais, une autre pour celui qui effectue le travail d'un autre d'une catégorie supérieure, une indemnité individuelle pour l'utilisation des techniques numériques et une autre pour ceux qui se rendent à vélo vers des "bureaux satellites" (au lieu de se rendre en voiture à la caserne). D'autres initiatives, comme l'instauration de chèques-repas, sont en préparation, a précisé un porte-parole militaire à l'agence Belga. L'état-major de la Défense a également préparé d'autres mesures pour rendre la carrière militaire plus attractive - notamment en comparaison avec la police fédérale -, qui seront soumises au prochain gouvernement fédéral, a-t-on ajouté de même source. Une armée fantôme?Selon le président de l'ACMP-CGPM, Yves Huwaert, l'armée a enregistré en 2019, 343 départs de militaires âgés de 30 à 40 ans, contre quelques dizaines seulement au cours des années précédentes. "Un nouveau et triste phénomène", a souligné M. Huwaert. Selon lui, les soldats expérimentés abandonnent pour diverses raisons: mauvaises conditions de travail, manque de travail utile, manque de leadership, etc. Chaque année, le ministère de la défense recrute 2.000 soldats. C'est également nécessaire, car l'armée ressemble de plus en plus à "une armée de vieux", selon M. Huwaert. Mais "il faut des militaires confirmés pour accueillir et guider la jeune garde", ajoute-t-il. "Si le 22 mars 2016 (attentats de Zaventem et Maelbeek) se répète, nous ne serons pas prêts. La défense n'est plus en mesure d'envoyer environ 1.800 soldats dans les rues sept jours par semaine", pointe M. Huwaert. Selon lui, l'armée belge est "en bonne voie pour devenir une armée fantômes".