Le commandement militaire américain en Europe (Eucom), actuellement basé à Stuttgart, déménagera à Mons, où se trouve le commandement de l'Otan, ce qui épargnera au général américain qui dirige traditionnellement les deux commandements des allers-retours entre les deux pays. Le commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom), qui se trouve aussi à Stuttgart, pourrait aussi déménager, mais aucune décision n'a encore été prise, a précisé le chef du Pentagone.

Les Etats-Unis ont décidé de retirer 11.900 militaires hors d'Allemagne, pour en repositionner une partie en Belgique et en Italie. Washington envisage aussi de repositionner des forces en Pologne et dans les États baltes, si un accord est trouvé avec ces pays sur leur statut, a précisé le ministre américain de la Défense au cours d'une conférence de presse à Washington.

Les Etats-Unis ont encore des F-16 basés à Spangdhalem, dans le Land de Rhénanie-Palatinat. Le 52e escadron comprend une vingtaine d'appareils, tandis qu'environ 4.000 soldats américains sont stationnés à la base européenne. En ajoutant les membres de la famille, près de 11.000 personnes vivent sur la base, qui emploie en outre 800 Allemands. Les F-16 devraient déménager vers l'Espagne à un moment qui n'est pas encore déterminé, a déclaré le général Tod Walters.

M. Esper a assuré que l'objectif était stratégique, notamment à titre de dissuasion envers la Russie, mais quelques minutes à peine après la conférence de presse du chef du Pentagone, Donald Trump a expliqué que ce retrait était dû au refus de l'Allemagne de "payer plus". "On en a marre d'être des pigeons", a déclaré depuis la Maison Blanche le président américain à la presse. "Nous réduisons nos forces parce qu'ils ne paient pas. C'est très simple."

Des quelque 34.500 militaires actuellement déployés en Allemagne, quelque 6.400 seront rapatriés aux Etats-Unis tandis que les 5.600 autres seront repositionnés dans d'autres pays de l'Otan, a indiqué M. Esper. Environ 2.000 soldats seront ainsi répartis entre l'Italie et la Belgique.

Les 2.500 militaires de l'US Air Force postés sur la base de Mildenhall, au Royaume-Uni, et qui devaient se repositionner en Allemagne, resteront au Royaume-Uni.

M. Esper a indiqué que les premiers mouvements pourraient intervenir dans "quelques semaines" mais M. Trump a laissé entendre que le plan pourrait être revu. "S'ils commençaient à payer leurs factures, je réfléchirais."

Une preuve de la "crédibilité" de la Belgique

Le ministre de la Défense et des Affaires étrangères, Philippe Goffin, s'est réjoui mercredi de l'intention annoncée par les Etats-Unis de déplacer une partie de leur présence militaire en Europe vers la région montoise, y voyant une preuve de la "crédibilité" de la Belgique sur la scène internationale.

"Cette annonce doit encore être suivie de négociations", notamment avec le Congrès américain qui devra débloquer les fonds pour le déménagement, a indiqué M. Goffin à l'agence Belga.

M. Goffin a indiqué avoir été informé de ces projets lors d'un entretien téléphonique vendredi dernier avec son homologue américain.

Il a parlé d'un "schéma positif" pour la Belgique, tout en se montrant relativement prudent en soulignant que ce plan "doit encore faire l'objet de discussions", notamment avec le Congrès. Certains parlementaires américains ont en effet exprimé leur opposition aux projets de repositionnement de troupes annoncés par le président Donald Trump.

Le commandement militaire américain en Europe (Eucom), actuellement basé à Stuttgart, déménagera à Mons, où se trouve le commandement de l'Otan, ce qui épargnera au général américain qui dirige traditionnellement les deux commandements des allers-retours entre les deux pays. Le commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom), qui se trouve aussi à Stuttgart, pourrait aussi déménager, mais aucune décision n'a encore été prise, a précisé le chef du Pentagone.Les Etats-Unis ont décidé de retirer 11.900 militaires hors d'Allemagne, pour en repositionner une partie en Belgique et en Italie. Washington envisage aussi de repositionner des forces en Pologne et dans les États baltes, si un accord est trouvé avec ces pays sur leur statut, a précisé le ministre américain de la Défense au cours d'une conférence de presse à Washington. Les Etats-Unis ont encore des F-16 basés à Spangdhalem, dans le Land de Rhénanie-Palatinat. Le 52e escadron comprend une vingtaine d'appareils, tandis qu'environ 4.000 soldats américains sont stationnés à la base européenne. En ajoutant les membres de la famille, près de 11.000 personnes vivent sur la base, qui emploie en outre 800 Allemands. Les F-16 devraient déménager vers l'Espagne à un moment qui n'est pas encore déterminé, a déclaré le général Tod Walters. M. Esper a assuré que l'objectif était stratégique, notamment à titre de dissuasion envers la Russie, mais quelques minutes à peine après la conférence de presse du chef du Pentagone, Donald Trump a expliqué que ce retrait était dû au refus de l'Allemagne de "payer plus". "On en a marre d'être des pigeons", a déclaré depuis la Maison Blanche le président américain à la presse. "Nous réduisons nos forces parce qu'ils ne paient pas. C'est très simple." Des quelque 34.500 militaires actuellement déployés en Allemagne, quelque 6.400 seront rapatriés aux Etats-Unis tandis que les 5.600 autres seront repositionnés dans d'autres pays de l'Otan, a indiqué M. Esper. Environ 2.000 soldats seront ainsi répartis entre l'Italie et la Belgique. Les 2.500 militaires de l'US Air Force postés sur la base de Mildenhall, au Royaume-Uni, et qui devaient se repositionner en Allemagne, resteront au Royaume-Uni. M. Esper a indiqué que les premiers mouvements pourraient intervenir dans "quelques semaines" mais M. Trump a laissé entendre que le plan pourrait être revu. "S'ils commençaient à payer leurs factures, je réfléchirais."